XXXV DOUCEURS En direction du bourg.Rondes, enrobées d’un papier rose, les sucettes tentaient Victor, mais comme son dentiste lui avait déconseillé les sucreries, les tripoter sagement suffisait à le mettre en joie. Il salivait, les sachant dans sa poche. Rêvassant à ces douceurs, il sautillait avec légèreté, oubliant qu’il était accompagné. Alors que les premières maisons du village se profilaient à l’horizon, Paul lui tapa sur l’épaule. — Désormais, je suis ton cousin. Stoppant net sa déambulation, Victor interrogea son compagnon avec grand naturel : — De quel côté ? Tu n’es ni un Pouilly ni un Kervella. — Si tu veux que je quitte cette île, mieux vaut que tu m’obéisses sans trop poser de questions. Où réside ton Eugénie ? Victor grogna : — Dans le bourg. Ici pas de nom de rue ni

