II Euripide Fleurent était, d’ailleurs, deux fois excusable de faire des vers au lieu de piocher le codex qui n’est pas, que je sache, plus amusant que les romans de M. Cherbuliez. Outre qu’il était, en général, amoureux de poésie, il était amoureux, dans l’espèce, d’une demoiselle qui, bien que moins guindée dans une renommée immaculée que Jeanne d’Arc, le faisait néanmoins beaucoup souffrir. Céleste Piton – ainsi s’appelait cette inhumaine – était une brune agréable dont le pauvre garçon s’était absolument féru. Elle en profitait pour le martyriser à plaisir : car c’est une générosité particulière aux femmes que d’infliger à qui les aime vraiment les plus cruels supplices, quitte à combler de faveurs les gens qui se moquent absolument d’elles. Je n’ai jamais compris la mystérieuse splen

