- Je sais que tu te caches pour me regarder dans la douche. Mais que ça soit le dernière fois et que ça te serve de leçon sinon j’irais dire à ton père.
- Ahah Et puis après ? Sale idiote, c’est ta parole contre la mienne. Personne ne te croira.
- OK pas de soucis, je ne vais pas trop discuter.
- En tout cas tu es bonne ( puis il fit une grimace qui m’a glacé le sang )
Ce enfant est malade… il avait 18 ans à l’époque.
Cet enfant est malade… il avait 18 ans à l’époque.
Il était assez bien bâti et paraissait avoir 20 ans au moins.
J’ai alors fait de mon mieux pour l’éviter… je fermais toujours ma chambre à clé pour dormir, et aussi la porte de la douche, j’ai cherché des chiffons pour boucher le trou qui donnait sur la douche.
Côté étude je m’accrochais, car c’est ma seule issue pour quitter cette famille de dingue… je n’aurais jamais imaginé ma vie comme ça, mais comme on le dit, nul ne peut prédire l’avenir, elle est pleine de surprises agréables et horribles.
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À l’école il y’avait ce jeune là dans ma classe qui me draguait. Il était assez beau garçon et intelligent… je lui demandais des explications de temps à temps sur les matières que je ne comprenais pas. Et il se faisait un plaisir de me les expliquer. Je consacrais alors mes temps libres à étudier avec lui.
Cette proximité a fini par créer une innocente étincelle entre nous.
Quand on est ensemble, personne n’a envie de partir. Je lui racontais ma vie et mon calvaire et lui il me comprenait, me reconfortait, il partageait même son argent de poche avec moi.
C’était les amours du collège.
Puis un jour, nous étions ensembles et on s’est mis à s’embrasser ,j’avais des papillons dans le ventre, on s’aimait vraiment.
Mais à un moment je sentais que ses caresses devenaient plus pressentes et il se penchait sur moi au point où j’étais presque couchée.
Je lui ai alors lancé…
- Qu’est ce que tu fais ?
- Je t’aime et c’est normal je pense que j’ai envie de toi.
- Euh non non non !! Ah Charles comment tu peux penser ça ? Nous sommes jeunes, très jeunes !
- Uhm Louise pas la peine de t’emporter. Je te comprends.
- Moi j’aimerais rester vierge jusqu’au mariage, à défaut au moins jusqu’à mes 18ans.
- Tu veux dire dans un an ?
- Oui au minimum
- OK je saurais attendre.
- Merci Charles, je t’aime !
- Je t’aime Louise. Bon on en était où pour les exercices ?
Et nous avons recommencé à travailler …le soir il m’a raccompagné cette fois jusque devant ma porte.
Dieudonné était là et nous observait… on était à 2 mois du BEPC
Quand je rentrais il m’a lorgné et il a lorgné Charles qui ne se laissait pas non plus intimidé.
Le lendemain tonton et Tanti devaient voyager et revenir dans deux jours. C’était pas long et on avait tout prévu concernant la nourriture… je vais pouvoir avoir un peu de répit.
Mais mon cauchemar va arriver cette nuit.
J’avais fini de préparer et nous avions mangé Dieudonné et moi.
Nous avions regardé la télé et j’ai décidé de rentrer me reposer. Le lendemain était dimanche.
Je faisais de la lecture, quand j’ai entendu taper à ma porte. Je ne voulais pas ouvrir et J’aurais mieux fait de ne pas ouvrir.
- Qu’est ce que tu veux ?
- Tu as laisser la porte de la cuisine ouverte
- S'il te plait ferme là pour moi.
- Non je ne peux pas. C’est ton boulot vas le faire.
- OK !
Dès que j’ai ouvert la porte il m'attendait. Il s’est Jeté sur moi, et il a commencé à me taper.
J’étais déstabiliser et je suis tomber sur mon lit. Il est alors monté sur moi
- Qu’est ce que tu fais ? Lâche moi imbécile.
Il me giffla si fort que j’ai failli perdre connaissance
- Fermes là idiote, puisque tu te donne à toute ta classe jusqu’à certains te raccompagnent, je vais prendre ma part aussi.
- Lâches moi, au secours ! ! À l’aide !!
- Tu peux crier comme tu veux personne ne t’entendra.
Il se mis à m’embrasser partout. C’était dégoûtant… je criais je pleurais je voulais juste mourir.
Puis il a déchiré mon caleçon j’ai encore les marques dû au frottement du tissus contre ma peau.
Il maintenait mes mains d’une seule main et il touchait ma poitrine. Je fermais les yeux et je priais pour que ça soit un cauchemard.
Puis je sentais sa nudité contre la mienne et une douleur immense qui m’envahit … j’ai poussé un grand cri. Puis j’ai arrêté de me débattre… c’était fait, il m’avait tué, à l’instant je ne vivais plus, je serais plus la même… c’est fini tous mes rêves envolés.
Moi qui imaginais le jour de mon mariage, mon mari fier d’avoir une épouse qui a su l’attendre . Ce rêve vient de s’éteindre à jamais. Que vais-je dire à Charles ?
Si je l’avais su je lui aurais offert ma virginité au moins lui il m’aimait.
À cet instant, il lâcha mes bras et se mit à gémir. Ses grognements m'énervait au plus haut point. J’ai alors tourné la tête et j’ai vu le pot en porcelaine sur la petite table à côté de mon lit. Je l’ai pris et je l’ai assommé… je m’en fou s’il était mort. Je suis sortie à la cuisine et j’ai pris un couteau. Je voulais juste le tuer. Mais à la dernière minute je me suis ravisée.
J’ai alors pris un sac mettre mes cahiers et livres, quelques habits. Puis les 2000f que j’avais en ma possession. Je suis sortie de la maison il était minuit pratiquement. Je ne savais où aller mais je ne voulais pas rester dans cette maison maudite. J’y reviendrais jamais.
Pour la première fois je suis vraiment à la rue.
Je suis allée me réfugier sous un lampadaire… et les passant me regardais bizarrement, puisque sur me visage il y avait une bataille horrible entre les larmes et la morve. J’avais mal au bas ventre…
C’est ainsi que après des heures assise là à pleurer. Un groupe de jeunes filles passait en riant aux éclats. Une d’elle s’est approchée pour me demander si ça va.
Je n’avais plus de voix, je pleurais juste.
Les autres lui ont dit de me laisser et de venir elles vont partir.
Mais elle m’a prise avec elle. J’entendais les autres lui dire
- Tu es folle, tu ne l’a connais pas et tu veux l’ajouter à tes charges ?
- Elle ne va pas bien. Je vais quand même pas la laisser à la portée de tous ces voyous.
- OK comme tu veux.
Moi je pleurais juste en silence. Arrivé, elle m’a fait me laver, elle m’a donné à manger et un endroit où dormir.
Je refusais de parler toujours elle n’a pas insisté. Le lendemain dimanche,
- Tu t’appelles comment ? Et tu viens d’où ?
- Louise ,le quartier ***
- Pourquoi tu as quitté chez toi ?
- …
- Réponds moi pourque je puisse t’aider.
- Je n’ai pas envie d’en parler. Aides moi à contacter mon père.
- Il est où ?
- Dans la ville de **
- OK donne son numéro.
- Ok
Elle appelle mais ça ne passe pas. C’est dimanche il éteint son phone pour mieux en profiter avec sa nouvelle femme sûrement.
Mon frère n’avait pas de téléphone à l’époque.
- Indiques moi chez toi ici je vais te ramener et comprendre la situation…
- Non stp, je t’en supplie… voici j’ai 2000f pour le moment prends les et laisse moi rester ici aujourd’hui demain je chercherais un autre endroit.
- Non tu peux rester. Mais tu vas devoir m’expliquer rapidement ce qui t’arrive. Car je ne veux pas avoir de problèmes avec qui que ce soit.
- OK je t’expliquerai ….
Le lundi matin, j’avais de fortes douleurs au bas ventre, je ne pouvais pas aller à l’école .jai dû expliquer à Leila que j’ai été violée par le fils de la maison où j’étais .
- Quoi ? ? C’est pas possible et c’est maintenant tu me le dis.
- Comment ça ?
- Dès le premier jour tu devais aller à l’hôpital car il y’a beaucoup de risques.
- Oww…
- Ne pleures pas , leves toi et allons à l’hôpital .
- OK
Au même moment à la radio on annonce ma disparition et demande aux gens de me ramener s’ils me trouvent.
- Je ne veux pas retourner là-bas stp.
- OK ne t’inquiète pas je ne compte pas te ramener.
- Merci que Dieu te bénisse !
- Que Dieu te vienne en aide pour que tu n’ais rien
- Que Dieu te vienne en aide pour que tu n’ais rien.
C’est ainsi que nous sommes allés à l’hôpital Leila et moi.
On a expliqué le problème, Leila s’est présenté comme ma grande sœur. .. On a expliqué qu’on ne connaissait pas le violeur etc…
Les dames semblaient paniqué et inquiètent à mon sujet.
Elles m’ont posé de tas de questions notamment le jour de mes derniers règles, puis le jour où l’acte à eu lieu. On m’a donné des produits, fait des prélèvements de sang. Puis elles m’ont mise en observation.
Leila s’est absentée, puis une dame est venue pour me parler. C’est une sorte de psychologue . Je n’ai pas voulu lui parler beaucoup. Donc toutes ses tentatives ont été vaine. Elle est repartie sans rien obtenir de moi.
Puis le soir, on a demandé à Leila d’être présente pour me soutenir lors de l’annonce de mes résultats car il faut s’attendre à tout…
Mon cœur battait j’avais peur de ce qui allait ressortir…
Oups j’y reviendrais…
En attendant revenons au présent…
Ça fait un bon moment déjà que Joel et moi on se fréquente…sortie au Restaurant, en boite, sorties détentes hors de Ouaga. Mais pas une fois il n’a essayé de coucher avec moi.
J’avoue que ça m’intrigue , est-il impuissant ? Je ne lui donne pas envie ?
Ce gar il m’intrigue sérieusement…
J’ai alors décidé ce week-end de l’allumer pour voir s’il va résister. Nous ne sortons pas ensemble officiellement comme copin copine, et c’est tant mieux s’il n’y pense pas, moi les relations sérieuses ce n’est pas pour moi. Nous passons de bons moments platoniques ensemble et ça me plaît bien mais j’ai besoin de plus, il m’attire grave…
Il est passé me chercher pour qu’on aille à Obama beach. J’ai préparé mon coup, petit short gris, plus un haut robe léger qui laisse entrevoir le soutif sexy de mon maillot de bain. Mes cheveux naturellement attachés avec petit bandeau dévoilant ainsi mes magnifiques boucles touffues. Des boucles d’oreilles créoles et une paire de sandales que j’ai ramené de Tunis. Plus mon sac de plage contenant mes lunettes de soleil, ma crème solaire, ma serviette et autre.
J’étais prête pour une journée de folie avec un homme que je ne saurais qualifier car on est pas amis (les amis s’embrasse pas sur la bouche, ne se regardent pas avec envie), nous ne sommes pas sexfriend car rien de ça n’est arrivé, nous ne sommes pas en couple car il n’a rien dit et moi aussi je n’ai pas posé de question. Bref je ne sais pas ce que nous sommes. Mais j’aime c’est la première fois que ça m’arrive .
- Waouh tu es magnifique ma princesse !
- Hii merci mon cheri ! Belle chemise uhm tu as du goût !
- Flattes moi bien.
- Mais c’est vrai
- OK merci belle, on y va ?
- Ouais je suis prête !
- C’est parti ! !
Il a mis la musique a fond on chantait, on rigolait, on faisait des snaps, bien sûr j’ai pris le soin de bloquer certaines personne sur mon statut avant de poster à l’occurrence Mermov Ruff qui était d’ailleurs mon seul bailleur de fonds actuellement… mes copines me demandaient si je me Suis enfin casée. Car je suis trop souriante et le gar semble très heureux avec moi.
Elles étaient déçues quand je leur ai dit que non on ménait juste une « sorte » d’amitié .
Bon elles n’ont qu’à me laisser tranquille si le gar ne décide rien est ce que je peux forcer ? D’ailleurs même moi je ne suis pas prête à entamer une relation sérieuse car ça sous entend fermer Mermov Ruff et en même temps mon robinet. C’est vrai que mon salon marche, j’ai même financé les études de mon petit frère après sa sortie de prison il y a quelques années(je vous explique plutard) il finit d’ailleurs cette année et j’espère qu’il va rapidement trouver du travail. Je vais l’aider de toute façon.
Alors nous sommes arrivés, vraiment très beau endroit… c’est tellement agréable d’être avec lui, il sait faire sourire les gens, il sait mettre à l’aise . Chaque jour qui passe plus j’apprends à le connaître et plus je me sens proche de lui. Je me suis lâchée, j’ai bien bu le vin, on a déliré.
Le soir nous avons repris la route, pour arriver chez moi autour de 20 h00. Tous mes sens étaient en alertes. Je sentais ma libido monter…
Il savait que j’étais saoule il en riait même. J’ai alors grimpé sur lui a califourchon et j’ai commencé à l’embrasser … il a été surpris au début puis il s’est laissé prendre au jeu
- Louise ! ? Louise ! !! Attends
- Attends quoi ?
- Tu es saoule ,tu ne sais pas ce que tu fais.
- Si si, j’ai envie de toi !
- j’en suis honoré mais je ne ferais pas l’amour avec toi dans cet état… demain tu risque de m’en vouloir à juste raison.
- Je ne te plais pas assez ?
- Si si tu me plais trop au contraire, je veux juste faire les choses pour la première fois dans les règles de l’art et c’est pas dans une voiture avec toi qui est saoul que j’y arriverais. Et rectifie je ne veux pas coucher avec toi, je veux te f***********r. Et crois moi j’en ai envie mais là c’est juste pas possible.
- Uhmm. .. Tu veux me blaguer !
- Ne t’inquiètes pas tu vas apprécier
- OK si tu le dis.
- Viens je te raccompagne comme tu peine à marcher.
- Ahah je ne suis pas si saoule que j'en ai l'air, c’est juste que suis assez excitée par cette journée !
- Ahah vient là !
Il m’amena chez moi, depuis ses 3 mois qu’on se connaît c’est la première fois qu’il accepte rentrer chez moi.
- Waouh bel appartement ! !
- Merci mon chou ! Tu n’as jamais voulu rentrer je sais pas pourquoi !
- Bof j’étais pas pressé… trop.
- Ok
Il s’est assis pour attendre que je finisse ma douche. Puis il s’est levé pour partir.
- Bon je vais te laisser te reposer.
- Ow non pourquoi ? Reste c’est samedi ! !
- Tu es sûre ?
- Oui…
- Ok
- Super ! Regarde dans l’armoire de la télé il y’a un carton, choisi un film et on regarde.
- Uhmm j’ai hâte de voir quel film tu as…
- Ahah il y’a en toute sorte… tu as faim ?
- Oui un peu
- OK je vais à la cuisine nous préparer un truc rapide.
Il y avait des frites précuites dans mon congélateur et du poulet. J’ai aussi toujours une réserve de jus naturel, de bière, de tisane. J’ai fait vite un repas et nous avons suivis devant un film comédie Africain. On commentait, on riait etc…
C’était vraiment super. À la fin du film nous nous sommes couchés sur la moquette et on se regardait.
- Qui es tu vraiment Louise ?
Mon cœur a fait un bon dans ma poitrine.
- Comment ça ?
- Tu vis seule, tu ne veux pas vraiment me parler de toi, même quand je te supplie depuis 3 mois.
- Uhmm
- Tu ne m’a jamais parler de ta famille où elle est etc…
- Uhmmm Joel Stp.
- Quoi ?
- Je ne veux pas parler de ça, ne gâches pas cette belle journée.
- Mais je veux savoir qui je fréquente… en réalité tu me plais beaucoup.
- Ow Joel
- Louise
- Oui ?
- Je veux de toi
- Ah ouais ?
- Depuis le jour où je t’ai vu.
- Oh mon Dieu…
- Permets moi d’apprendre à te connaître vraiment. Raconte moi ton passé, tes perspectives pour le futur.
- Uhmm je ne sais quoi dire
- Non ne pleures pas, désolée je ne veux pas te faire du mal. Désolé
- Non c’est pas toi !
- C’est quoi alors.
- Non rien
- Réfléchis je veux faire de toi ma copine officiellement. Te présenter à ma famille et mes amis.
- OK je réfléchirais.
- Viens dans mes bras princesse !
Il sent tellement bon ce gars. Il est si bon que j’ai peur qu’il fuit en apprenant qui je suis vraiment.
Il est rentré à minuit passé…
Je l’ai raccompagné et de retour dans mon salon je visualisais encore la scène j’en revenais pas.
J’appelle une de mes copines, Ilham…
- Allô chérie !
- Oui ma puce comment tu vas ?
- Uhmm je suis troublée. Le gar m’a demandé de sortir officiellement avec lui.
- Quoi le gar du snap de ce matin ?
- Ouii ! !
- Ah excellente nouvelle ! ! !
- Nonn ! !
- Pourquoi ?
- Ma peur là ! !
- Heyii faut te ressaisir et essayer qu’à même… crois moi tous ne sont pas pareils. Et il est temps que tu trouves quelqu’un de sérieux pour te caser. Tu ne peux pas continuer à ruminer le passé. Tu risques de passer à côté de ton bonheur.
- Je vois.
Au même moment on sonne à ma porte.
- Je te rappelle il y’a quelqu’un qui sonne.
- OK à toute ma belle.
(la personne sonne sans s’arrêter)
- J’arrive yorrrrh, qui sonne comme ça à minuit chez les gens ?
J’ouvre et je vois Mermov Ruff…
- s****e ! ! Je t’ai enfin prise la main dans le sac.