Coupure d'électricité et un rendez-vous raté
Je fais ce que je veux de ma vie je n'ai de compte à rendre à personne ni même à ma famille et encore moins à cette fichue société dont les lois, les us et coutumes sont merdiques et chiants à en crever. Je suis responsable de ce que je fais, je suis mes propres règles me branlant de ce que pourrait penser où raconter les gens derrière mon dos car c'est ma vie et non la leur.
Mon seau d'eau en plastique posé dans le couloir de la maison. Ouais un seau en plastique car malgré les installations sanitaires disponibles dans la maison mon pays de merde entouré d'eau n'est pas capable de fournir de l'eau à tous ses citoyens et si par le plus grand des hasards nous bénéficiant de cet honneur c'est de l'eau coloré et portant une odeur de rouille qui sortira de nos robinet alors qu'à l'école les maîtresses nous ont souvent dit que l'eau était incolore inodore et sans saveur mais hélas cela ne s'appliquait pas peut être à mon pays.
Le pagne attaché à ma poitrine en guise de serviette j'attends que mon frère sorte de la douche, mais l'attente sembla durer plus longtemps que prévu. Jetant un coup d'œil à mon portable plus de vingt huit minutes s'était écoulées.
- Mais qu'est-ce qu'il lave réellement qui lui prend autant de temps commençais-je à m'impatienter.
- Francis niama *imbécile* sort de cette douche tu ne vas pas y passer la nuit où bien oko koma pémbé té *tu ne seras pas un blanc* en te frottant excessivement la peau lui criais-je depuis l'extérieur.
- Nako silisa bientôt * je vais bientôt finir* m'avait-il répondu.
Les mains posées sur les hanches, trépignant des pieds je finis par toquer à la porte.
- Zala calme zala calme *patiente, patiente* eu le culot de me dire cet imbécile.
Clac clac clic finit par résonner la cérure de la porte.
- Ta yé moyindo lokola ndoki *regardez le comme il est noir comme un sorcier* l'insultais-je en le sortant manu militari de la douche.
- Yo moko *toi-même* répliqua-t-il entant déjà hors de ma porté.
Je m'empressais de faire entrer mon seau d'eau n'ayant pas le temps à perdre de le poursuivre et lui donner une bonne raclé. Et pire il fallait que je me dépêche mes faroteurs où les mokonzis comme je les appelle n'allaient pas m'attendre, mais la toilette était plus que nécessaire il en valait de l'état bien entretenu de ma chatte.
Une fois lavé je retrouvais ma chambre pour me sécher. Comme à chaque fois je fis mon rituel qui consistait à me mettre de l'huile d'olive sur tout le corps insistant avec application sur mes cuisses et ma chatte. Je terminais mon petit rituel en m'éssuyant et me vêtir d'une robe rouge bordeaux puis me mettre en route pour mon travail...