Charles : « ça faisait quelques jours que je voulais dormir comme ça. J’ai pu récupérer un peu d’énergie »
Adonis : « depuis la disparition de papa, ça n’arrête pas »
Charles : « ça c’est vrai. J’ai fait un rêve qui m’aide à m’apaiser lorsque je me sens opprimé »
Adonis : « ah bon ? Raconte-moi »
Charles : « ah… rien que tu ne connaisses pas. Des souvenirs d’enfance, lorsqu’on jouait toi et moi. C’était vraiment le bon temps »
Adonis : « ah oui ! Un très beau souvenir je trouve »
Après quelques secondes, Adonis lève la tête et regarde son petit frère.
Adonis : « non ! Ça ne peut pas être ça ! Comment serait-ce possible ? »
Charles : « quoi ? »
A ce moment, Annabelle entre dans la maison.
Annabelle : « tiens, tu es réveillée, finalement »
Charles : « j’avais vraiment besoin d’une bonne sieste »
Annabelle : « je vois cela. J’espère que tu vas mieux maintenant »
Charles : « ça, oui. Je vais carrément mieux »
Annabelle (à Adonis) : « toi aussi, tu devrais te reposer un peu. Tu n’arrêtes pas de chercher à comprendre ce logiciel. Si ça se trouve, ce logiciel n’est peut-être pas si important que ça »
Adonis : « si vous le dites, j’ai encore quelques doutes »
Annabelle : « des doutes ? Comment ça ? »
Adonis : « trois fois rien. Si j’ai du nouveau sur Dream, je vous le ferai savoir tout de suite. Une chose est sûre, ce n’est pas facile de comprendre comment fonctionne ce truc »
Annabelle : « il vaut mieux être prudent et surtout ne rien dire à la vilaine femme qui nous a amenés ici »
Charles éclate de rire.
Adonis : « vous croyez ? »
Annabelle : « je ne peux pas prendre le risque de lui faire confiance tant que je ne sais
pas pourquoi elle nous aide »
Adonis : « et nous aussi, nous devons faire attention »
Annabelle : « c’est cela »
Charles : « ça marche. Il faut qu’on fasse attention à elle »
Annabelle : « je dois y aller. Je reviendrai par ici »
Adonis : « mais…vous venez à peine d’arriver »
Annabelle : « oui, mais je dois retourner au poste. Si mes collègues ne voient pas de la
journée, ils finiront par s’inquiéter et commenceront à me chercher. Et s’ils me trouvent, ils vous trouveront aussi et cela attirera certainement l’attention des personnes qui sont à vos
trousses »
Charles : « je ne suis pas sûr d’avoir tout compris, mais je pense qu’il vaut mieux qu’on ne s’inquiète pas pour vous là où vous travaillez »
Adonis : « bien… alors, nous vous attendrons ici »
Annabelle ouvre la porte, puis sort de la maison et s’en va. Charles observe Adonis, il remarque que son frère cache quelque chose. Il s’approche de lui pour s’enquérir de la situation.
Charles : « hey ! »
Adonis (sursaute) : « euh… oui, que veux-tu, Charles ? »
Charles : « il y a quelque chose que tu ne me dis pas, Adonis »
Adonis : « qu’est-ce qui te fait dire cela ? »
Charles : « je te connais. Lorsqu’Annabelle est entrée tout à l’heure, tu as brusquement
changé de sujet, toi et moi parlions d’autre chose avant qu’elle n’arrive. Je veux que tu me dises ce que c’est »
Adonis : « pour être franc, je ne te cache rien. C’est juste que je comprends à peine ce que je viens de voir moi-même »
Charles : « montre-moi »
Adonis (ouvre l’ordinateur portable) : « regarde le logiciel, je l’ai ouvert pendant que tu
dormais lorsqu’il a fini de s’installer. J’ai aperçu des électrodes dans le lecteur DVD et je les ai
connectés sur l’ordinateur et les ai mis sur mes tempes »
Charles (captivé par ce que dit son frère) : « et ensuite ? Que s’est-il passé ? »
Adonis : « sur le moment, rien. Mais, j’ai frappé le clavier parce que je n’arrivais à rien et cela m’avait mis en colère. C’est là que je l’ai vu »
Charles : « que tu as vu quoi ? »
Adonis : « je ne sais pas si c’était juste une coïncidence ou si c’était juste la vérité, mais j’ai vu ton rêve à l’écran »
Charles : « non, arrête, c’est impossible »
Adonis : « comme je te l’ai dit, je ne comprends pas encore moi-même »
Charles (observe la page d’accueil du logiciel) : « attends une minute, tu vois ? Il y a une page de sauvegarde. L’as-tu consulté ? »
Adonis : « non, je n’ai pas eu le temps de voir ce truc, Annabelle est entrée »
Charles (clique sur la page de sauvegarde) : « ce n’est pas bien grave, je vais l’ouvrir. Avec un peu de chance, on va voir si tes doutes seront dissipés »
Charles ouvre la page de sauvegarde. Elle présente un seul fichier portant la date du jour et mentionne que le fichier a été créé et sauvegardé automatiquement il y a quelques minutes. Charles clique sur le fichier pour l’ouvrir, le fichier s’ouvre sous les yeux pleins de curiosité et d’attentes des deux frères. Le fichier présente donc une vidéo montrant des souvenirs d’enfance où l’on voit Adonis et Charles, lorsqu’ils étaient encore plus jeunes, en train de s’amuser, de jouer ensemble. Charles est totalement abasourdi, c’est exactement identique au rêve qu’il a fait lorsqu’il dormait. Tout est présenté exactement comme s’il rêvait encore.
Adonis : « tu vois ? Je te l’avais dit, c’est à ne rien comprendre. Mais pourtant, c’est bien là »
Charles (stupéfait) : « c’est… c’est incroyable ! Comment mon rêve s’est-il retrouvé là-dedans ? »
Adonis : « tu comprends ma réaction, maintenant »
Charles : « hors de question de montrer cela à quelqu’un »
Adonis : « tu comprends vraiment après des siècles… tant qu’on ne comprend pas ce qui se passe, hors de question de montrer ce truc à quelqu’un. Et cet ordinateur, je ne le lâcherai pas d’une seule semelle »
Charles : « d’accord »
Quelques minutes plus tard, Annabelle retourne au poste de police. Elle entre et se fait
immédiatement aborder par Frenkie.
Frenkie (en colère) : « non, mais je peux savoir où vous étiez passée ? J’ai bien cru qu’il vous était arrivé quelque chose »
Annabelle : « désolée, mille pardons, monsieur. Mais la situation était telle que ces
enfants ont bien failli se faire tuer »
Frenkie : « quoi ! Et où sont-ils maintenant ? »
Annabelle : « quelque part, en sécurité, pour l’instant »
Frenkie : « vous irez là-bas de temps en temps à ce que je vois. Mais pourquoi sont-ils
recherchés ainsi ? »
Annabelle : « à cause d’un logiciel découvert par leur père et qui ne peut être déverrouillé que par ses fils »
Frenkie : « ce n’est pas seulement le logiciel à ce que je vois… »
Annabelle : « c’est encore flou comme histoire, mais j’obtiendrai le fin mot de cette histoire tôt ou tard, ça, je peux vous l’assurer »
Frenkie (lui remet une chemise contenant un dossier) : « en attendant, voici une nouvelle
affaire. Un serial killer fait des siennes à la rue 25. Il tue des petits enfants lorsque ceux-ci se
trouvent à l’extérieur de chez eux. On a reçu plusieurs alertes, mais lorsque des agents arrivaient, il était déjà trop tard. Cinq fillettes ont été retrouvées dans cette rue en une semaine. C’est énorme ! »
Annabelle : « ah ! Quand même ! »
Frenkie : « alors, nous avons deux suspects dans la zone ; Zulu, un attardé mental résidant à la rue 25 depuis quelques jours, et Hilda, une femme libérée pour bonne conduite. »
Annabelle : « pourquoi l’avait-on coffrée ? »
Frenkie : « elle avait surpris son petit ami en train de se faire une autre fille et elle lui a fait un tracé avec une lame, le pauvre n’oubliera jamais cela »
Annabelle : « avec une lame ! Il faut dire qu’il l’avait un peu cherché aussi »
Frenkie : « j’espère que vous n’en arriverez jamais là »
Annabelle : « je l’espère aussi »
Annabelle sort du poste de police et se rend aussitôt à la rue 25. Une voiture de police est mise à sa disposition pour son déplacement. Elle se met donc en route, ce qu’elle ignore c’est qu’elle est suivie par une voiture de couleur noire. A l’intérieur de ce véhicule se trouve 3 hommes armés, les mêmes hommes qui sont arrivés au domicile des Bartholomew. Ils ont réussi à retrouver la trace d’Annabelle, une tâche plutôt facile car elle travaille comme agent de police. Annabelle continue de rouler en voiture jusqu’à la route numéro 25. Elle descend de voiture lorsqu’elle aperçoit une voiture de couleur noire qui gare un peu plus loin derrière elle. Sur le coup, cela n’attire pas son attention, il y a beaucoup de voitures en circulation, cela n’est peut-
être une coïncidence.
Elle consulte son PDA (personal digital assistant) et repère l’immeuble dans lequel résident les deux suspects. Elle se dirige donc vers l’appartement d’Hilda, mais contre toute
attente, c’est justement Hilda qui sort de l’immeuble. Annabelle va à sa rencontre et l’interpelle alors qu’elle est encore à quelques mètres d’elle.
Annabelle (montrant sa plaque) : « bonjour madame, êtes-vous Hilda ? »
Hilda tourne son regard vers Annabelle et aperçoit sa plaque. Elle prend aussitôt ses jambes à son cou, Annabelle se lance immédiatement à sa poursuite. La mystérieuse voiture noire reste garée non loin de l’immeuble. Annabelle et Hilda traversent les ruelles à toute vitesse, l’une poursuivant l’autre. Hilda finit par arriver dans un c*l de sac, un mur se dresse devant elle. Toute seule elle n’arriverait certainement pas à l’escalader, mais elle regarde autour d’elle et voit un bac à ordures équipé de roues. Elle se dirige vers ce bac et le déplace jusqu’à le coller contre le mur. A ce moment, Annabelle arrive à toute vitesse, Hilda prend appui sur le
bac à ordures et se jette sur l’agent de police. Annabelle, prise de vitesse, saisit Hilda en plein
vol et effectue une technique de projection tout en se laissant tomber sur le dos. Hilda est
violemment renvoyée contre le mur. Elle a juste le temps de se lever lorsqu’Annabelle dégaine
son arme et la pointe sur elle.
Annabelle (en colère) : « vous allez vous calmer »
Hilda lève ses mains tout en fixant Annabelle du regard.
Hilda : « quoique vous ayez contre moi, sachez que je n’ai rien fait depuis qu’on m’a libérée »
Annabelle : « rien à foutre, j’ai déjà largement de quoi te mettre au trou après ton petit amusement de tout à l’heure »
Hilda : « écoutez… »
Annabelle (menotte Hilda) : « je t’offrirai mes oreilles une fois que nous serons au poste. En attendant, tu as le droit et le devoir de garder le silence, sinon je t’assomme »
Annabelle ramène Hilda à sa voiture. Hilda entre à l’arrière, puis Annabelle prend place et démarre son véhicule. Dans le véhicule, Hilda fait tout pour attirer l’attention de l’agent de police ; chant, cris, sifflotements…
Annabelle : « ce n’est pas bientôt fini, ton cirque ? »
Hilda : « qu’est-ce que vous me reprochez à la fin ? Je n’ai eu aucun écart de comportement depuis que je suis en conditionnelle »
Annabelle : « tiens donc ! Rectification, tu n’avais eu aucun écart de comportement
jusqu’ici »
Hilda : « ha… mais vous êtes d’un susceptible ! J’ai pris mes jambes à cou pour une bonne raison »
Annabelle : « très intéressant… »
Hilda : « je savais qu’on allait m’accuser d’avoir tué ces filles. Mais je suis innocente »
Annabelle : « beaucoup de gens sont des innocents, prétendus »
Hilda regarde le rétroviseur qui se trouve à l’intérieur de la voiture, près du conducteur. Ensuite, elle lance un coup d’œil derrière.
Hilda : « euh…madame, je ne sais pas pourquoi, mais c’est clair que vous êtes suivie »
Annabelle : « pourquoi cela ? »
Hilda : « cette voiture noire s’efforce carrément de rester derrière votre véhicule »
C’est à ce moment qu’Annabelle se souvient qu’une voiture de couleur noire garait juste quelques secondes après elle il y a quelques minutes. Elle accélère légèrement et guette de temps en temps à travers ses rétroviseurs.
Hilda (inquiète) : « vous avez un problème, on dirait »
Annabelle : « le meilleur service que tu pourrais me rendre à défaut de la fermer, c’est de me donner régulièrement la position de cette voiture qui en a après moi »
Hilda : « je n’ai rien à voir dans vos problèmes, moi »
Annabelle : « tu veux que je m’arrête pour leur demande si mes poursuivants en ont quelque chose à faire ? »
Hilda : « c’est bon… je vais vous aider »