Les trois hommes, baptisons-les A, B et C, entrent dans la maison. A remarque que le sol de la cuisine est mouillé, il va voir qui s’y trouve tandis que B et C montent à l’étage supérieur. A arrive la cuisine, il constate que le robinet coule, il va le refermer. Cependant, il n’a pas remarqué que l’évier plein d’eau cache le câble d’alimentation
préalablement endommagée du réfrigérateur. Il referme le robinet, mais il pose sa main sur la table de cuisine toute en métal et pleine d’eau. Il se fait immédiatement électrocuter. Le bruit provoqué par son électrocution fait que C redescende à toute vitesse et se dirige vers la cuisine. B commence à fouiller les chambres une par une. C retourne à la cuisine. A ce moment, la bouteille de gaz a déjà libéré une quantité très importante dans la cuisine. C entre et regarde le corps de A, la porte se referme. C tente de l’ouvrir de force mais la porte est fermée de l’extérieur, Annabelle allume un briquet et le fait glisser sous la porte. En à peine, quelques secondes, la cuisine explose. B, qui avait déjà fouillé les deux premières chambres, se préparait à entrer dans la chambre où se trouvent Adonis et Charles lorsque l’explosion retentit.
Il change d’avis et redescend aussitôt, mais se fait tirer dessus par Annabelle. Il évite de se faire
tuer in extremis, et descend en vidant son chargeur dans tout le salon, obligeant Annabelle à se
mettre à couvert en utilisant les meubles. Alors que B recharge, Annabelle sort de son abri et
pointe son arme sur lui.
Annabelle : « tu jettes ton arme et tu mets tes mains en l’air »
B fait exactement ce qu’Annabelle lui ordonne. Soudain, il fonce à toute vitesse sur elle,
Annabelle tire, mais hélas ! Son chargeur est, lui aussi vide. B empoigne Annabelle et la projette
contre le mur, mais elle rebondit et effectue un salto arrière. Ensuite, elle esquive un coup de
poing de B et lui donne un coup de pied dans l’entrejambe. B retombe sur ses genoux, alors elle l’assomme à l’aide d’un thermos dont elle se sert pour lui fracasser la tête. Elle remonte à l’étage du dessus pour chercher Adonis et Charles. Pendant ce temps, B se relève péniblement et se dirige lentement vers les escaliers, mais il se fait poignarder dans le dos par la mystérieuse inconnue. Annabelle appelle les garçons, ils sortent de leur cachette.
Annabelle : « Adonis, le déchiffrement est à quel pourcentage ? »
Adonis (ouvre l’ordinateur et vérifie) : « 96% »
Charles (observe le bras droit d’Annabelle) : « vous êtes blessée ! »
Annabelle : « ne t’inquiète pas, ce n’est rien. Il faut vite sortir d’ici avant que d’autres gars n’arrivent. Allons-y »
C’est ainsi qu’Annabelle et les deux frères descendent jusqu’au salon. Soudain, Annabelle arrête les deux garçons et les met derrière elle.
Charles : « il y a un problème ? »
Annabelle : « ce type n’est pas mort ici. Il n’aurait pas pu arriver jusqu’aux marches »
Adonis : « c’est bizarre »
Annabelle : « vous deux, restez ici. Ne bougez pas »
Annabelle arrive jusqu’à la porte d’entrée. Elle fait le tour du salon, et revient là où elle a laissé Adonis et Charles. Elle les fait sortir de la maison. Ils arrivent au niveau de sa voiture et entrent. Annabelle démarre sa voiture, mais en vain.
Adonis (regarde son ordinateur portable) : « le déchiffrement est terminé »
Annabelle : « bien. Maintenant, il faut qu’on se mette à l’abri. Sortons de la voiture »
A quelques mètres de là, deux voitures ont garé et une dizaine d’hommes armés en sortent. Annabelle ne sait pas comment faire, elle n’a pas de voiture, la maison n’est pas sûre et elle n’a pas d’armes, seule contre ces hommes. Comment faire ? Elle aperçoit à proximité de la maison un signal lumineux. Elle s’avance, toujours suivie par les deux frères. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle se rend compte qu’il s’agit de la jeune contre qui elle s’est battue plus tôt dans la journée !
??? : « Vous règlerez vos comptes avec moi une fois que vous serez à l’abri. Allons-y, suivez-moi »
Après quelques minutes d’hésitation et devant la dizaine d’hommes qui approchaient,
Annabelle et les deux frères décident de suivre à contre cœur la jeune inconnue. Elle les fait
entrer dans une camionnette, puis va à la cabine et démarre. La camionnette roule pendant
quelques minutes, environ une demi-heure. Pendant ce temps, la petite armée d’hommes investit la maison et la fouille de fond en comble. Ne trouvant personne, ni ce qu’ils sont venus chercher, ils placent du C4 aux quatre coins de la maison et font exploser le bâtiment. Puis, ils
s’en vont. La camionnette s’arrête à quelques mètres d’une plage. Une petite maison s’y trouve.
La jeune inconnue les fait sortir du véhicule. A peine sortie, Annabelle se jette sur elle. La jeune inconnue réussit à se dégager et à éloigner Annabelle. Cette dernière revient à la charge, mais elle est stoppée par une arme pointée sur sa tête. Adonis et Charles prennent peur.
??? : « N’ayez pas peur, vous deux. Tant que votre amie se tiendra tranquille, je ne me sentirai pas obligée d’utiliser ça »
Annabelle : « je vous ai vue à leur domicile, qu’y faisiez-vous ? Qu’est-ce qui me prouve que vous vouliez vraiment nous aider à sortir de là ? »
??? : « Je n’ai pas à vous prouver quoique ce soit. L’essentiel est la sécurité de ces enfants, c’est tout. Je n’avais pas l’intention de vous faire quelque chose, je vous ai vue cette nuit-là, alors… »
Annabelle : « c’était vous… la silhouette qui rôdait autour de la maison… »
??? : « Je faisais une sorte de ronde. Et puis je vous ai vue à l’intérieur… Si seulement j’avais réagi à ce moment-là, peut-être que les deux gamins ne seraient pas aussi apeurés »
Adonis : « vous pouvez me dire qui vous êtes ? Vous semblez nous connaitre, mais d’aussi loin que je me souvienne, je ne vous ai jamais vue de ma vie »
Charles : « moi non plus »
??? : « Tout ce que je sais, c’est que je dois vous protéger tant que vous possédez ce que
vous avez »
Adonis : « êtes-vous une amie de mon père ? »
??? : « Non, mais je connaissais votre père »
Annabelle : « savez-vous ce qui est lui est arrivé ? »
??? : « Non, je n’en ai pas la moindre idée. Je l’ignore et je voudrai le découvrir »
Annabelle : « est-ce que vous pouvez baisser ça ? »
??? (baisse son arme) : « je ne sais pas ce qui se passe, mais si leur père n’est pas là, cela signifie que les deux gosses se retrouvent en danger car ils sont en possession de quelque chose que les ennemis de leur père auront envie de récupérer »
Annabelle (regarde les alentours) : « il n’y a pas un endroit où se cacher ici ? »
??? (leur montrant la maison de la plage) : « allons-y, je vous suis. C’est une maison au système informatisé. Elle réagit à partir d’une reconnaissance vocale. Le mot de passe est ARES »
Adonis : « vous dites bien ARES ? »
??? : « Exactement »
Adonis : « mince ! »
Annabelle : « je pourrais savoir qui vous êtes ? »
??? : « Vous êtes vraiment collante, c’est bizarre. Je m’appelle Orphée »
Le groupe arrive devant la maison. Adonis se place devant la porte et prononce le mot de passe. Mais, le système ne réagit pas à sa voix.
Annabelle : « apparemment, ça ne fonctionne pas. »
Orphée : « Que l’autre avance et fasse la même chose »
Charles : « moi ? »
Orphée : « Bien sûr, tu es son fils aussi non ? »
Charles se place devant la porte avec beaucoup d’hésitation. Il prononce le mot de passe.
La porte réagit et le scanne, puis elle s’ouvre.
Orphée : « eh ben voilà ! C’était facile ! »
Ils entrent dans la maison. Elle est assez équipée. Annabelle est assez surprise vu l’aspect extérieur de la maison, l’intérieur n’a absolument rien à voir.
Annabelle : « votre père devait avoir des moyens de malade pour avoir une maison pareille »
Adonis : « nous n’étions pas au courant de cet endroit jusqu’à aujourd’hui »
Orphée : « alors… ça me plairait bien de vous regarder vous émerveiller tout le reste de
la journée, mais on n’a pas de temps à perdre. Je vais devoir vous laisser »
Annabelle : « où allez-vous ? »
Orphée : « j’ai des choses à faire, je vous laisse à votre baby-sitting. Ici, on ne vous trouvera pas. Au fait, n’utilisez surtout pas de téléphone, pas tant que je suis absente. Je suis équipé d’un brouilleur. Pas de mails »
Annabelle : « vous pourriez nous le laisser avant de partir »
Orphée : « hors de question. J’en ai besoin moi aussi »
Adonis : « d’accord madame. Pas de téléphone, pas de mails »
Orphée : « des enfants sages comme je les aime. Je reviens tout à l’heure »
Après avoir dit cela, Orphée sortit de la maison et se dirigea vers la route. Adonis en profite pour ouvrir l’ordinateur portable afin de voir la suite du processus après le
déchiffrement.
Annabelle : « le déchiffrement est terminé, que faire maintenant ? »
Adonis (satisfait) : « maintenant, je peux accéder au logiciel DREAM »
Charles : « génial ! On va enfin savoir pourquoi ces gens le veulent »
Adonis : « eh bien ! Allons-y »
Adonis ouvre le logiciel, il s’active et présente un ensemble de données sous forme binaire. Adonis procède à leur interprétation, puis il active de nouveau le logiciel qui, cette fois, s’ouvre normalement. A priori, DREAM ne semble pas intéressant ; un fond vide, sans aucune fonctionnalité visible.
Annabelle (déçue) : « sérieusement ! C’est à cause de ça qu’on veut nous tuer depuis le
début ? »
Adonis : « je ne sais pas ce qui se passe, mais au moins j’ai réussi à activer le logiciel. Le problème c’est que je n’arrive pas à le consulter facilement »
Ce qu’Annabelle et Adonis ignorent, c’est que Dream est déjà en train de fonctionner. Charles est en train de dormir, il avait besoin de se reposer après tout ce qui s’est passé. Adonis, sur le coup, ne comprend pas vraiment le rôle du logiciel Dream. Annabelle, lourdement déçue, sort pour faire un tour à l’extérieur de la maison. Adonis observe encore le fond vide, puis dans une tentative désespérée de compréhension, appuie sur la touche ENTREE. C’est alors que le
lecteur de DVD intégré à l’ordinateur s’ouvre. A l’intérieur se trouvent deux électrodes reliés
par un câble USB. Curieux, Adonis prend les deux électrodes, puis connecte le câble USB à
l’ordinateur portable. Il place ensuite les deux électrodes sur sa tête, au niveau de ses tempes.
Il observe encore le fond vide, aucune réaction visible sur l’ordinateur. Il réfléchit longuement, puis pris de colère, il frappe le clavier du poing, par mégarde il appuie de nouveau la touche
ENTREE. Aussitôt, le logiciel réagit. Les électrodes s’allument au niveau des tempes d’Adonis.
Un second écran apparait au niveau de l’écran de l’ordinateur.
L’écran laisse apparaitre des
images de son enfance, lorsqu’il jouait avec son petit frère. Il n’y comprend rien mais se dit à
lui-même qu’il s’agit peut-être d’une première fonctionnalité de Dream. Pendant une heure,
Adonis reste en parfait spectateur devant l’écran, il regarde des souvenirs d’enfance présentés
par un logiciel qu’il n’arrive pas encore à contrôler. A un moment donné, l’écran arrête de diffuser les images. Adonis enlève les électrodes et se lève de sa chaise. Charles vient de se réveiller et a soif. Adonis lui cherche un peu d’eau à boire.