Mais malheureusement pour lui, il se fait prendre à son propre jeu car Léa le saisit par la ceinture et l’entraine avec elle. Léa se laisse ainsi tomber en veillant à être au-dessus du garde au moment de la chute. Le garde atterrit par terre et meurt sur le coup. Léa, quant à elle, est un peu secouée par la chute. Le dernier garde se précipite vers les escaliers. Alors, Léa s’empresse de récupérer l’arme du garde qui est mort et se met à l’abri in extremis car l’autre garde est assez vif et a déjà commencé à faire feu sur elle. De son côté, le motard est descendu au sous-sol de la maison, il se retrouve confronté au casse-tête d’un coffre-fort. Sa première tentative pour l’ouvrir se solde par un échec. L’alerte d’infraction est immédiatement transférée à la police à son insu. Ensuite, la deuxième tentative permet au motard de trouver la solution pour la troisième tentative qui est un succès. Le motard prend possession de tout le contenu qui se trouve dans le coffre-fort.
Pendant ce temps, Léa et le dernier garde se livrent à
une fusillade sans merci. L’arme détenue par la jeune femme se vide également, elle se retrouve
coincée face au garde armé et prêt à en finir avec la jeune criminelle. Au moment où il appuie sur la gâchette, il se fait poignarder dans le dos par le motard qui, en plus, lui met deux balles dans la tête.
Léa : « tu as terminé ? »
Motard : « oui, on s’arrache »
Annabelle, qui est en route, reçoit un appel de son supérieur, Frenkie. Elle décroche immédiatement.
Frenkie : « inspecteur »
Annabelle : « monsieur »
Frenkie : « la maison du procureur de la ville vient d’être braquée à l’instant. Vu que son coffre est équipé d’une alarme silencieuse, les intrus ne doivent pas être au courant que nous savons qu’ils sont là. Alors allez-y, les renforts arrivent »
Annabelle : « bien monsieur »
Annabelle appelle aussitôt Orphée.
Annabelle : « hé, Orphée »
Orphée : « quoi encore ? »
Annabelle : « je pense que je sais où se trouvent ceux qui ont enlevé Charles »
Orphée : « ah oui, tu crois ? »
Annabelle : « qu’est-ce que tu veux dire par-là ? »
Orphée : « que pour une fois, je suis en avance par rapport à toi »
Annabelle : « mais, comment ? »
Orphée : « je t’expliquerai plus tard, pour le moment, viens où tu penses que je suis »
Annabelle : « tu es parfois insupportable, tu le sais, ça ? »
Orphée : « rien à foutre de comment tu me trouves »
Le plus surprenant dans cette histoire, c’est qu’Orphée se trouve effectivement près de la maison du procureur. Tout cela, en partie grâce à Adonis par un heureux hasard. En effet, Charles s’est endormi dans la voiture dans laquelle il a été ligoté. Adonis est parvenu à capter le signal de son rêve une fois qu’Orphée est passée par un raccourci avec sa camionnette. L’objectif était d’éviter de passer par l’autoroute.
Lorsque le motard et Léa sortent du domaine du procureur, ils
aperçoivent la camionnette d’Orphée à une vingtaine de mètres. Le motard commence aussitôt à tirer sur le véhicule, Orphée manœuvre autant qu’elle peut pendant qu’Adonis se baisse pour se mettre à l’abri. Charles se réveille en sursaut et lève la tête. Il entend des coups de feu. Léa
ouvre la portière côté chauffeur et s’assied derrière le volant. Voyant qu’elle est préoccupée par la fuite, Charles ouvre la portière arrière avec ses dents et attend. De son côté, le motard grimpe sur sa moto et démarre aussitôt, Orphée accélère immédiatement pour coincer la voiture dans laquelle Léa se trouve. Cette dernière démarre en trombe, mais lorsque la voiture avance à toute vitesse, Charles se sert de ses deux pieds pour pousser la portière qu’il vient d’ouvrir. Léa réalise que la portière est ouverte mais ne peut se résoudre à freiner, c’est là-dessus que compte Charles, malgré le fait qu’il soit attaché, il se jette hors du véhicule. Il s’en faut de peu pour
qu’il se fasse rouler dessus par la camionnette d’Orphée. Cette dernière freine si fort qu’un
grand sifflement se fait entendre lorsque son véhicule ralentit et s’arrête juste devant la tête de
Charles. Léa, bien décidée à ne pas laisser Charles repartir, s’arrête et effectue une marche arrière. Elle se dirige à toute vitesse vers Charles, toujours couché. Il ne peut pas se relever à cause du fait que ses mains sont ligotées. Orphée aperçoit la voiture qui revient en marche arrière droit sur le jeune garçon.
Orphée (à Adonis) : « oh non ! Va récupérer ton frère au plus vite »
Adonis dépose son ordinateur et ouvre la portière. Léa n’est qu’à cinq mètres lorsqu’il arrive près de Charles et se rend compte qu’il n’aura pas assez de temps face à la vitesse du véhicule qui arrive. Charles, voyant qu’il risque de mourir, roule sur lui-même et passe sous la camionnette. Au moment où il entre entièrement sous la camionnette, l’arrière de la voiture de Léa vient heurter le capot avant de la camionnette. Orphée descend rapidement du véhicule et ouvre la portière de la voiture dans laquelle Léa se trouve. Elle lui assène un coup de poing dans l’œil. Léa a à peine le temps de réagir, mais elle se fait immédiatement égorger par Orphée qui utilise son poignard. Adonis, de son côté, récupère son frère et le détache. Quant au motard, il s’est déjà envolé, il doit déjà être très loin. Ensuite, Orphée observe le domaine luxueux qui
vient d’être attaqué, elle s’empresse de retourner dans la camionnette. Elle est suivie par les deux frères.
Adonis : « qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »
Orphée : « on doit s’éloigner d’ici. La police ne doit pas nous retrouver ici sinon je risque la prison »
Charles est épuisé, il évite de parler.
Adonis : « dans ce cas, allons-nous-en »
Orphée : « voilà que tu me proposes une solution très brillante, je te félicite, c’est une
première »
Adonis : « disons que je commence à m’habituer »
Pendant ce temps, Annabelle arrive à toute vitesse. Elle aperçoit la camionnette s’éloigner ainsi que le corps sans vie de Léa qui baigne dans du sang qui continue de couler abondamment de son cou. Annabelle entre dans le domaine du procureur. Elle traverse la cour
et se dirige vers la porte d’entrée qui est criblée de balles. Une fois à l’intérieur, elle aperçoit les corps des gardes. C’est à ce moment qu’arrivent les renforts. Ils investissent les lieux et se
déploient tout autour de la résidence du procureur. Annabelle reçoit un appel de Frenkie.
Annabelle : « allô chef ? »
Frenkie : « comment cela se présente ? »
Annabelle : « disons que les trois gardes du corps ont été abattus, mais deux des trois fugitifs ont été éliminés »
Frenkie : « il va falloir les identifier rapidement »
Annabelle : « oui, je le pense aussi »
Frenkie : « avez-vous vu le visage du troisième larron ? »
Annabelle : « non, il porte un casque et se sert très bien d’une mitraillette »
Frenkie : « d’accord…dans ce cas, nous allons recentrer les recherches en fonction de
ces éléments descriptifs »
Annabelle : « j’ai l’impression qu’il y a quelque chose que vous ne me dites pas. Y aurait-il un problème ? »
Au même moment, au commissariat, quelqu’un entre dans le bureau de Frenkie pendant qu’il est au téléphone. Surpris, il raccroche aussitôt. Annabelle ne comprend pas la réaction de son supérieur, la communication a été rompue. Frenkie semble connaître la personne qui se trouve dans son bureau à l’instant.
Frenkie (stupéfait) : « Baruch ? »
Baruch : « je m’attendais à mieux comme retrouvailles, Frenkie »
Frenkie (serre la main de Baruch) : « je te croyais mort pourtant »
Baruch : « je le croyais aussi, mais il s’est avéré que non, finalement. J’ai été soigné par des Eunuques. Puis je suis revenu ici, j’ai rencontré des génies du digital qui m’ont montré à quel point la science rend l’homme capable aussi bien du merveilleux que de l’apocalyptique »
Frenkie : « qu’es-tu venu faire ici ? »
Baruch : « je voulais juste te rencontrer. Cela faisait au moins 20 vingt ans que je ne t’avais pas vu, alors… »
Frenkie : « mais encore ? »
Baruch : « on ne peut rien te cacher. Tu n’as pas changé. En fait, je suis à la recherche d’un homme. Peut-être le connais-tu… »
Frenkie : « quel est son nom ? »
Baruch : « Bartholomew »
Frenkie : « qu’est-ce que tu lui veux ? »
Baruch : « j’en déduis que tu le connais. J’ai besoin de lui parler d’un logiciel qui se trouve en sa possession. Désolé, mais je ne peux pas t’en dire davantage, ta vie serait en danger sinon »
Frenkie : « quoi ? Est-ce que tu me menacerais par hasard ? »
Baruch (se dirige vers la sortie) : « loin de moi cette idée, mais je ne te mentirai pas non plus sur les éventuelles conséquences à redouter, parmi lesquelles le danger qui planerait sur ta
vie »
Frenkie : «…je vois… »
Baruch : « à bientôt Frenkie »
Baruch sort du bureau et regagne l’extérieur du bâtiment quelques minutes plus tard. Frenkie appelle aussitôt Annabelle. Celle-ci se trouve déjà dans sa voiture, elle est en route pour le poste de police.
Annabelle : « allô »
Frenkie : « Annabelle, je crois qu’il y a quelque chose que je dois vous dire »
Annabelle : « vous parlez de ce que vous me dissimulez ? »
Frenkie : « quoi ? Non. Mais je vous parle d’une nouvelle importante, très importante, surtout pour les fils de Bartholomew »
Annabelle : « je vous écoute »
Pendant ce temps, Baruch est dans son véhicule. Il porte une oreillette qui est reliée à un transmetteur électronique se trouvant dans sa voiture. Le transmetteur est branché sur la
même fréquence qu’une balise qui se trouve sous le bureau de Frenkie et qui lui permet d’écouter tout ce qui se trouve dans un rayon d’un kilomètre.
Frenkie : « il y a une vieille connaissance qui cherche à savoir où se trouve Bartholomew
le père »
Annabelle : « vous a-t-il dit pourquoi ? »
Frenkie : « non. Il a juste prétendu vouloir discuter avec lui »
Annabelle : « il va falloir redoubler de prudence »
Frenkie : « je ne vous le fais pas dire »
Annabelle : « vous avez dit tout à l’heure qu’il s’agissait d’une vieille connaissance. Où avez-vous connu ce type ? »
Frenkie : « j’étais dans une unité d’intervention et c’était l’un de mes camarades. Nous avons été transportés pour une opération hors du continent. Durant les affrontements, il a été
gravement touché par des engins explosifs ennemis. Le croyant mort, l’unité à laquelle
j’appartenais l’a laissé sur les lieux. J’ai été grandement choqué de le voir vivant tout à l’heure »
Annabelle : « la question que vous vous posez est celle de savoir pourquoi il est revenu »
Frenkie : « c’est vrai »
Annabelle : « c’est quand même assez étrange qu’il vous parle de Bartholomew »
Frenkie : « êtes-vous en route pour le commissariat ? »
Annabelle : « oui, je serai là dans quelques minutes »
Frenkie : « d’accord, je vous attends »
Annabelle : « très bien »