livrés à eux-mêmes

1977 Words
Adonis : « on peut profiter du fait qu’il ne nous voit pas pour s’en aller » Orphée : « non, mais tu t’entends parler ? Et où irions-nous ? Je reviendrai et si jamais je ne reviens pas, vous restez ici et vous n’ouvrez la porte à personne » Après voir dit cela, Orphée sortit de l’appartement en courant, c’est ainsi qu’elle rattrapa Baruch et qu’ils se sont battus tous les deux. Alors que le combat battait son plein entre Orphée et Baruch, Adonis ouvrit la porte, mais il fut retenu par son frère. Adonis (furieux) : « mais…pourquoi me retiens-tu ? » Charles : « tu déconnes ou quoi ? Orphée a demandé qu’on reste à l’intérieur » Adonis : « tu ferais mieux de me suivre si tu ne veux pas qu’ils sachent où on est » Charles : « quoi ? Qu’est-ce que tu me racontes ? » Adonis : « je ne pense pas qu’Orphée reviendra. Elle est peut-être très forte, mais elle ne peut pas battre tout le monde » Charles : « tu n’as pas confiance en elle » Adonis : « il ne s’agit pas d’avoir confiance, Charles. Depuis que nous avons découvert l’existence de ce logiciel, nos vies sont sans cesse en danger. Et les ennemis qui arrivent sont de plus en plus dangereux. Ne crois pas qu’elle sera toujours là pour nous aider, nous ne sommes pas avec des super héros » Charles, se rendant compte de la véracité des propos de son frère, le rejoint au pas de la porte. Les deux frères descendent les marches et rejoignent la camionnette qui se trouve sur la route. Une fois à l’intérieur, ils y sont restés jusqu’à ce qu’Ocampos et Baruch reviennent. C’est ainsi que les deux frères ont pu échapper à HELL, pour le moment. Ocampos et Baruch retournent à leur véhicule et mettent Orphée dans la malle. Baruch : « pourquoi on ne la tue pas ? » Ocampos : « on le fera, dès qu’elle nous aura dit où se trouvent les enfants de Bartholomew. Elle sait certainement où ils sont » Baruch : « dans ce cas… » Ocampos : « il faut contacter le procureur pour qu’il verse sa contribution dans notre opération ultime. Bientôt, nous entrerons en possession du logiciel envoyé à Bartholomew » Baruch : « tu peux t’en charger. Moi, je vais m’occuper de torturer cette femme » Les deux hommes entrent en voiture, Baruch démarre. Une fois que les deux hommes s’éloignent, Adonis guette par l’une des vitres de la camionnette. Charles observe une lumière qui clignote sur l’ordinateur. Il alerte tout de suite son frère. Charles : « hé ! Regarde, le logiciel a repéré quelque chose » Adonis : « quoi ? » Adonis s’empresse de prendre son ordinateur. Il consulte le registre des rêves, aucun résultat. Ensuite, il clique ensuite à l’endroit où clignote la lumière. Une fenêtre supplémentaire s’ouvre comme pour lire une vidéo. A la grande surprise des deux frères, ils aperçoivent Orphée à l’écran. Mais que se passe-t-il exactement ? En effet, Orphée vient de se réveiller et constate qu’elle est dans la malle du véhicule des membres de HELL. Elle prend donc le temps de réfléchir et se souvient qu’il est possible, ou peut-être probable, que le logiciel DREAM puisse localiser les pensées qui sont exprimées à quelques kilomètres à la ronde. Alors, elle décide de s’adresser aux frères Bartholomew avant de sortir de la zone d’action du logiciel. Son message a été capté par le logiciel, heureusement pour Adonis et son frère. Les deux frères regardent Orphée avec beaucoup d’inquiétude. Orphée : « vous n’êtes pas seuls quoiqu’il puisse m’arriver. Dirigez-vous vers la rue 10 et entrez dans un salon de coiffure situé au centre. Demandez maître J. Il vous… » Le message est interrompu car la voiture dans laquelle se trouve Orphée est déjà très éloignée. Elle formule tout de même ses pensées dans la malle en espérant de toutes ses forces que les frères Bartholomew les recevront et sauront, par conséquent, quoi faire ou plutôt la conduite à adopter pour que leur survie soit assurée. Après avoir vu et entendu Orphée, Adonis et Charles subissent une petite baisse de moral. Ils ont l’impression d’être désormais seuls à se battre, Annabelle a disparu et Orphée a été enlevée. Autrement dit, leurs protectrices ne sont plus là et ils doivent désormais se battre par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Charles (se met à pleurer) : « c’est à cause de nous qu’elle a été enlevée comme cela. Que va-t-on faire maintenant frérot ? Il faut qu’on aille la délivrer » Adonis garde le silence et ouvre la portière de la camionnette. Mais Charles le devance et descend du véhicule, tout en larmes. Il est bien décidé à aller jusqu’au bout de son idée. Charles : « tu m’entends ? Il faut aller délivrer Orphée » Adonis (d’un ton brutal) : « mais tu vas la fermer ! Je te signale que c’est pour nous protéger qu’Orphée est dans cette situation. Le mieux qu’on puisse faire c’est d’éviter de noyer ses efforts en allant justement là où elle a tout fait pour nous en éloigner. D’ailleurs, où voudrais-tu qu’on aille ? Sais-tu au moins où ils l’emmènent ? » Charles : « on aurait pu l’aider » Adonis : « en restant loin de ces types, nous l’avons aidée. Maintenant, elle a pu au moins nous laisser un message. L’inspecteur Annabelle n’a pas eu cette chance, je te signale. Nous allons à la rue 10, comme nous l’a recommandé Orphée » Charles est surpris par la réaction de son frère. Il s’adresse à lui d’un ton dur. Adonis est en colère car il se sent impuissant face à cette avalanche de problèmes. Mais il sait que l’objectif principal est que son frère et lui ne soient pas capturés par les personnes qui les recherchent. Alors, en silence, il se met à marcher, suivi de près par Charles. C’est ainsi que commence une longue marche nocturne pour les deux frères Bartholomew. Pendant ce temps, sur le toit de l’immeuble duquel a été jeté le procureur, Annabelle se réveille. Dacia se trouve juste devant elle. Ryo et Taz sont juste à l’entrée de l’immeuble, ils attendent dans un véhicule. Dacia : « finalement, tu te réveilles… » Annabelle : « qu’est-ce qui m’est arrivé ? » Dacia : « tu as commis une grave erreur, Annabelle » Annabelle : « quoi ? » Dacia : « tu comptais me doubler pour remettre le procureur à la police, n’est-ce pas ? » Annabelle : « non… » Dacia : « ne me mens pas…je pourrais très mal le prendre. Je t’ai entendue lorsque tu parlais au procureur. Je croyais que l’objectif de la mission était le même pour tout le monde, mais toi… » Annabelle : « c’est vrai, je voulais le remettre à la police parce qu’entre tes mains, je sais que ce type mourra » Dacia : « trop tard, il est déjà mort » Annabelle : « espèce de… » Annabelle, furieuse, se précipite pour ramasser l’arme qui se trouve près d’elle. Mais elle reçoit un v*****t coup de pied en plein visage. Malgré cela, elle réagit tout de même en effectuant un balayage rapide des jambes de Dacia. Celle-ci tombe mais se relève aussitôt, Annabelle lui assène un coup de poing sur le nez, la plume blanche répond avec un coup de poing retourné. Les deux femmes échangent des coups à un rythme faisant croire à un combat de boxe française. Dacia prend le dessus et frappe Annabelle au ventre. Celle-ci retombe sur ses genoux, mais Dacia continue en lui adressant un coup de talon à la verticale. Annabelle parvient à bloquer le coup avec ses deux bras, puis elle frappe la jambe (celle sur laquelle Dacia prend appui) avec ses deux pieds. La plume blanche s’écroule, mais se relève aussi vite que possible, ce qui laisse néanmoins quelques secondes à Annabelle pour effectuer une roulade avant, mouvement au cours duquel elle récupère l’arme à feu posée à même le sol. Lorsque Dacia se relève, prête à charger, Annabelle pointe son arme sur elle. Dacia : « bien joué… » Annabelle : « tu m’excuseras, mais je me passerai de tes appréciations » Dacia : « tu comptes me tuer ? » Annabelle : « je l’ignore » Dacia : « m’arrêter ? » Annabelle : « je ne crois pas… » Dacia : « dans ce cas, peux-tu me dire pourquoi tu pointes cette arme sur moi ? » Annabelle : « pourquoi l’avoir tué ? » Dacia : « tu l’as entendu toi-même, il n’ira pas en prison. Dans le pire des cas, il se fera juste taper sur les doigts tandis que toi, eh bien… déjà que le commissariat dans lequel tu travailles est soumis à une enquête, alors je n’imagine même pas ce qui te serait arrivé après. Alors, disons que tu devrais me remercier au lieu de t’en prendre à moi » Annabelle : « tu trouves que je devrais te remercier ? Tu imagines un peu le lien que l’on pourrait faire ? Le commissariat pour lequel je travaille est soumis à une enquête interne, et le procureur décède quelques jours plus tard » Dacia : « l’arme que tu tiens m’a servi à lui faire quelques trous dans le corps, si tu veux savoir. Alors, tu ferais mieux de la faire disparaitre ou alors la garder avec toi si tu souhaites qu’on t’arrête » Annabelle : « je me doutais bien que tu me jouerais un sale tour » Dacia : « ce tour, comme tu dis, aurait été sale si j’avais choisi de ne rien te dire. Mais là, je te balance tout parce que je considère que tu es un membre de mon équipe. D’accord, tu as voulu me doubler, et j’ai conscience que j’y suis un peu pour quelque chose. Mon attitude envers toi n’a pas été des plus vertueuses, mais sache que je ne compte pas te faire du mal tant que tu suivras les objectifs de l’équipe. Un ennemi plus grand avec des objectifs assez sombres cherche à agir contre ce pays et nous sommes les seuls à pouvoir le stopper. Joins-toi à nous et tu pourras être fière de ce que tu auras accompli lorsque tout sera terminé » Annabelle (baisse son arme) : « comment savoir si tu ne me joues pas encore un de tes fameux tours ? » Dacia : « prends le risque de me faire confiance, juste pour cette fois » Annabelle se retourne et commence à redescendre pour rejoindre Taz et Ryo. Quant à Dacia, elle jette un dernier coup d’œil sur le cadavre du procureur qui a déjà commencé à attirer du monde. Quelques secondes plus tard, elle rejoint Taz, Ryo et Annabelle dans le véhicule. Puis, ils retournent à leur planque tous ensemble. Pendant ce temps, à la sortie de la ville, dans une usine désaffectée, Baruch et Ocampos emmènent Orphée et l’attachent à une grosse barre de fer. Ensuite, Ocampos tente de joindre le procureur tandis que Baruch commence à interroger la jeune femme. Baruch : « alors, je vais te poser deux questions assez simples, et j’attends de toi des réponses assez simples également. Suis-je assez clair ? » Orphée (éclate de rire) : « assez simple, assez clair…je pense que tu es assez fou » La jeune femme reçoit immédiatement un coup de poing dans l’abdomen. Orphée éclate davantage de rire. Baruch : « je crois que je vais bien m’amuser » Orphée : « je le crois aussi » Baruch : « où sont les enfants ? » Orphée : « qui ça ? » Baruch lui assène un autre coup de poing dans l’abdomen.
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