Aubierge était étonné d'entendre tout ce que Jimmy venait de lui dire. Elle était même dépassée de la façon dont Jimmy considère les choses. Elle se redressa et prit la parole.
— Jimmy, mon amour, je te comprends très bien. Mais comme toi même tu viens de le dire, malgré tout ce qui se passe je suis toujours avec toi. C'est déjà suffisant pour que tu réalises que tu n'es pas inutile comme tu le penses. Jimmy tu me donnes ce qui n'a pas un prix sur cette terre et ça me suffit. Je ne veux pas une relation bourrée des biens matériaux,de la richesse ou des choses luxueuses. Je ne veux pas une relation avec un lendemain regrettable. Je veux vivre ma vie dans la paix, avec la joie au cœur. Jimmy, tu représente tout pour moi. Ne dis plus jamais que t'es inutile dans ma vie. Tu es le centre de mon existence, le seul homme avec qui je veux faire ma vie.
— Je sais que tu m'aimes et moi aussi je t'aime aussi. Mais ...
— Mais rien du tout. Je ne veux plus qu'on discute à cause de ça. Je suis pas pressé, si ce sont les biens matériaux, la richesse ou les choses luxueuses, je sais très bien que tu me donneras plus que ça. Je sais que nos rêves deviendront des réalités un jour. Je suis patiente comme tu le fais toujours avec moi. Malgré tout ce que ma mère t'a dit, tu es toujours avec moi et t'es patient. Je t'aime mon amour et rien ne changera cela.
Jimmy ne savait plus quoi dire de plus. Il regardait sa bien-aimée et les larmes commençaient à jaillir de ses yeux. Aubierge l'avait pris dans ses bras.
— Mon chéri, pourquoi pleures-tu encore ? Y a-t-il un problème ?
— J'ai peur de te perdre à cause de ma condition de vie.
— Mais mon amour,,,,
— Non ma princesse, ce qui me fait mal est la punition que le bon Dieu m'inflige depuis longtemps. Je ne suis pas paresseux, j'ai pas des faux diplômes. J'ai lutté pour avoir ces diplômes. Mais je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à décrocher un boulot. J'ai 28 ans et je suis toujours sous la charge de mon grand frère comme si je suis encore un gamin. Samuel a juste 27 ans mais il est à l'aise et livré à lui-même. Ce qui est le contraire chez moi. On dirait que je suis maudit ou que j'ai la poisse.
— Jimmy s'il te plaît, arrête. Ça suffit.
— D'accord.
— Dis moi comment va ton ami Noé ?
— Il va super bien sauf qu'il a un souci.
— Lequel ?
— Il est venu me voir dans l'après-midi pour me proposer quelque chose de très bizarre. C'est même ça qui me donne un casse-tête.
— Il t'a proposé quoi mon amour ?
— Il veut que nous rentrions dans une secte.
— Une quoi ? Tu blagues j'espère ?
— Non je ne blague pas. Je suis vraiment sérieux. Dans tous les cas je lui dit de ne plus penser à ça. Parce que ce n'est pas une bonne idée. J'espère qu'il va m'écouter.
— Mais qu'est-ce qui lui prend même à penser à une telle chose. Selon lui, vendre son âme au diable est une bonne solution ?
— Ce qui me semble un peu bizarre, c'est qu'il veut se mettre dans cet enfer à cause de sa petite amie.
— Rébecca ?
— Oui Rébecca. Il semble que cette dernière veut le quitter pour un autre homme bien mieux que Noé. J'espère que tu me comprends.
— Je vois maintenant ce qui t'a poussé à me dire toutes ces choses tout à l'heure. Jimmy sait que je suis différente de ce que tu peux imaginer. Je ne peux jamais te tromper, ni te laisser pour un autre homme. Tu es ma raison de vivre, Jimmy tu dois avoir confiance en moi.
— J'ai confiance en toi mon amour et tu sais très bien ça. J'ai peur que tu finisses à penser comme Rébecca. Tu sais très bien que moi, que ta mère soutient toujours le fait que tu sois avec Samuel. J'ai Peur.
— Ne t'inquiète pas mon amour nous deux c'est pour la vie.
*Noé* était parti chez monsieur *Salam* il n'avait pas trouvé ce dernier à la maison et décida de l'attendre. Il s'assit et attendait l'arrivé de monsieur *Salam.* en contemplant la beauté de la maison de ce dernier.
Le gardien de monsieur Salam se précipita pour ouvrir le portail de la maison. Il ouvrit le portail et la voiture de monsieur Salam fit son entrée. Monsieur Salam descendit de la voiture et vit Noé qui s'était levé pour le saluer.
— Bonsoir monsieur *Salam*
— Bonsoir Noé comment vas-tu mon garçon?
— Je vais bien monsieur et vous.
— En pleine forme. Bon, que me vaut l'honneur de ta visite ?
— Monsieur j'ai réfléchi à ce que nous avions dit et j'ai pris ma décision.
— OK je vois et comme tu es chez moi maintenant j'ai déjà la réponse. J'espère que tu as bien réfléchi ?
— Oui monsieur et je suis prêt.
Monsieur Salam demande à Noé de le suivre. Ils étaient entrés dans le salon de monsieur Salam. Noé ne croyait pas à ce qu'il voyait. Il ne faisait que regarder le salon de monsieur Salam. Monsieur Salam le regarda et sourit.
— Mon ami, tu auras aussi une plus belle maison que la mienne. C'est rien encore ça.
— Monsieur Salam vous êtes sûr? On dirait que je suis dans la maison blanche du président américain.
— Vraiment ?
— Oui je suis pressé de vivre aussi cette belle vie.
— Mon ami ne t'inquiète pas du tout. Tous tes rêves deviendront des réalités dans peu de temps. Bon prend siège je te reviens dans quelques secondes.
— D'accord monsieur.
Monsieur Salam fausse compagnie à Noé pour monter dans sa chambre. Noé se leva pour bien contempler la maison lorsque la femme de ménage lui apporta de l'eau. Il prit le verre chez cette dernière et but l'eau. Quelque minutes plus tard monsieur Salam revint dans le salon. Il était habillé d'un boubou tout rouge et d'un chapeau qui brillait comme un diamant sur sa tête. Il s'approcha de Noé et lui demanda :
— Noé tu es prêt ?
— Oui monsieur je suis pressé .
— D'accord alors nous allons partir.
Ils sortaient du salon et étaient venus dehors. Le chauffeur de monsieur Salam avait déjà pris la voiture. Monsieur Salam et Noé montèrent dans la voiture et le chauffeur démarra. Noé avait l'air heureux sans savoir ce qui l'attendait là où il allait.
Aubierge voulait rentrer à la maison. Elle décida d'aller saluer le grand frère de Jimmy ainsi que Tanti Nicole avant de partir. Elle les salua et Jimmy l'avait raccompagné au portail. Jimmy arrêta le premier taximan qu'il avait vu et Aubierge monta. Aubierge et Jimmy échangèrent un petit bisou et le taximan démarre sa moto.
Jimmy s'assit sur le véranda de la boutique de sa tanti au portail. Il prit son portable et lança le numéro de son ami. Mais rien comme signe, le numéro de Noé était toujours en hors zone. Jimmy voulait se lever du véranda lorsqu'une voiture vint garer devant lui. Il s'arrêta parce qu'il connaissait le numéro de plaque de la voiture. C'était monsieur Samuel.
— Qu'est-ce que cet homme me veut encore ? Demanda Jimmy intérieurement.
Monsieur Samuel descendit de la voiture.
— Bonsoir mon ami, comment vas-tu ?
— Bonsoir Samuel, quand est-ce que je suis devenu ton ami?
— Depuis toujours Jimmy. Malgré tout ce que nous avions dit l'autre fois, tu n'as pas cessé de me mettre le bâton dans la roue. Bon bref, je ne suis pas ici pour disputer avec toi. Mais je veux qu'on parle de quelque chose de très sérieux comme le font les vrais hommes.
— Vraiment ?
— Oui si ça te dérange pas.
— Ça peut aller, je t'écoute.
— C'est quoi tu m'invites même pas à rentrer chez toi? Ou bien nous allons rester au dehors pour discuter ? Oh excuse moi beaucoup, ton grand frère est à la maison. C'est le week-end, je vois. Bon tu peux monter dans la voiture et nous allons discuter.
— Samuel, j'ai pas de temps à gaspiller. Donc je t'écoute. Si tu veux pas parler alors bonne soirée.
— Ok cool, bon je sais que tu n'as pas de travail, que tu es encore sous la charge de ton grand frère. Donc je veux bien t'aider si tu veux bien.
— Comment m'aider ? Je ne comprends pas.
— Jimmy je suis un homme d'affaires et j'ai beaucoup de partenaires avec qui je travaille. Donc si tu travailles avec moi, tu seras le maître de toi-même, ou si tu veux je peux de donner de l'argent.
— De l'argent hein?
— Oui de l'argent avec lequel tu peux monter ton propre business. Tu en dis quoi ?
— OK je comprends maintenant. Mais dis moi ce que tu veux en échange de ça. Parce que nous n'avons aucun lien.
*Monsieur Samuel commença à rigoler.*
— Jimmy tu es plus intelligent que ça. Toi même tu sais très bien ce que je veux en échange. La seule raison de ma présence ici, tu le sais mieux que moi.
— Tu veux que je te laisse Aubierge c'est ça ou bien ?
— Tu as parfaitement compris mon grand. Aubierge n'est pas la seule femme au monde. Alors que l'opportunité que je viens de te proposer ne se présente pas deux fois. Donc on conclut quoi ?
— Rien du tout. Tu sais ce que je veux te dire?
Ne reviens plus jamais chez moi pour me raconter des sottises. Aubierge n'est pas un objet ou une marchandise. Enlève cette idée que tu as dans la tête. Comme tu viens de le dire, Aubierge n'est pas la seule femme qui existe dans ce bas monde. Donc laisse la en paix et va chercher une autre. Bonne soirée mon ami, j'accepte d'être ton ami. Parce qu' un enfant de Dieu n'a pas d'ennemi.
— Jimmy sais tu que tu as l'audace ? Tu connais la personne à qui tu parles comme ça ?
« Qui es-tu ???? »
À suivre…
GOD'S INSPIRATION