Karim Nafi s'est effondrée de fatigue, sombrant dans l'inconscience peu de temps après que j'ai libéré ses poignets des morsures du métal. Je l'ai regardée dormir, le corps marqué par mes mains, avant de sombrer moi-même. Il est quatre heures du matin lorsque mes yeux s'ouvrent sur la pénombre de la chambre conjugale. Un silence pesant règne, seulement troublé par le ronronnement de la climatisation. Nafi dort à mes côtés, le dos tourné, sa silhouette dessinant une courbe fragile sous les draps froissés. Elle ignore que je suis encore là ; si elle avait la moindre conscience de ma proximité, elle aurait déjà fui cette pièce comme si elle était hantée. Je devine encore les traces de ma semence qui sèchent entre ses jambes, vestige de ma possession nocturne. Dans son sommeil, elle boug

