Le silence dans le dressing était devenu un poids liquide, une substance épaisse qui nous enveloppait tous les deux, étouffant les bruits du monde extérieur pour ne laisser place qu’au vacarme assourdissant de nos cœurs. Je me tenais devant lui, nue, offerte, mon souffle s’écrasant contre son torse humide dans un rythme erratique. Karim ne bougeait pas, mais ses yeux noirs brûlaient d’un feu sombre, un incendie contenu qui semblait dévorer ma peau partout où son regard se posait, des pointes de mes seins jusqu'à la naissance de mes cuisses encore tremblantes de mon plaisir solitaire. Lentement, avec une main qui semblait peser une tonne, j'étendis les doigts. Je frôlai d'abord ses abdominaux, ces plaques de muscles dures comme de la pierre, dont les contours étaient encore soulignés par

