XVIII La fausse soubrette La soubrette Nicole était rentrée à la petite maison des Quinconces où sa maîtresse l’attendait avec impatience. C’était à peu près vers le même moment que de Bernis était en conférence avec le chevalier d’Assas. Avec force détails, qui dénotaient chez elle une imagination féconde, Nicole rendit compte de la mission dont elle s’était chargée. Mais sans doute les renseignements qu’elle apportait à la comtesse n’étaient pas du goût de celle-ci, car, après avoir congédié la soubrette élevée au rang de confidente, elle resta longtemps songeuse et indécise. Sans doute il résultait de ces renseignements la nécessité d’une action scabreuse, dangereuse peut-être, que la comtesse n’envisageait pas sans une certaine appréhension qui ressemblait presque à une révolte i

