– Je le sais, aussi n’hésiterai-je pas à me faire connaître... quand le moment sera venu. Le chevalier se contenta de s’incliner, attendant patiemment qu’il plût à l’inconnue de s’expliquer. – Ce qui me paralyse maintenant, reprit la soubrette comme se parlant à elle-même, c’est l’humiliante posture dans laquelle ce misérable officier m’a placée. Ceci était dit avec un accent douloureux si sincère que le chevalier, ému malgré lui, s’écria : – Parlez sans contrainte, madame ! je vous jure que j’ai oublié pour toujours le délicat incident auquel vous faites allusion... je ne vous ai jamais vue... je ne vous connais que depuis que vous m’avez fait l’honneur de pénétrer ici. – Merci, chevalier... Vous êtes brave, loyal et... bon... tel que je vous concevais... Pourtant, quelle que soit ma

