La cohabitation.

1708 Words
ÉPISODE 09 ISHA FOLARIN On croit toujours qu'on a des économies avant de tomber enceinte et de faire un enfant. Mon fils n'avait que deux mois quand nous n'avons plus rien. Nous étions à sec. La société faisait pour la première fois à sa crise. Les scandales d'arnaque faisait grand bruit sur les réseaux, les gens qui ont payé pour une formation et qui n'ont pas été satisfait sont montés au créneau pour salir la société aussi bien sur f*******: que sur w******p. Des convocations fusaient de partout. Dans tout ça, j’étais sonné de reprendre les cours au risque de voir mon année invalide alors que ma scolarité était déjà soldé. J'ai donc repris les cours comme ça. J'y allais avec mon bébé de deux mois. Je suis passé du centre d'attraction, de la personne la plus convoitée à la risée de tous. Les professeurs qui en première année voulait tout donner pour m'avoir et qui n'ont pas digérer d'avoir été refoulé se sont transformés en bourreau pour moi. Nos cours se transformait en séance de coaching sur comment on peut gâcher sa vie d'une seconde à l'autre en choisissant le mauvais bord. Ils se moquaient que mon compagnon n'est pas pu me payer une garderie pour que je puisse y laisser ma fille et pouvoir suivre convenablement les cours. Certains parmi eux me vidait parce-que l'école n'est pas un lieu où il faut amener un enfant même si mon enfant ne pleurait jamais. Je devais me réveiller très tôt pour préparer ma journée, faire la lessive le ménage, préparer les effets de la journée ainsi que les biberons de mon fils. Tout ça avec mon compagnon allongé sur le canapé à appuyer son portable. Ma tête était pleine de frustrations. Je passais mon temps à lui expliquer mon ressenti et combien j'avais besoin de son aide et son soutien, il voulait que j'entre dans ma tête que nos conditions ont changé et que le petit ami disponible qu'il a été n'existe plus. Il voulait que je trouve normal qu’ils ne m’écrivent plus dans la journée et que si je le faisais il n'était pas obliger de répondre s'il le lit. Il ne ramènerait plus rien comme sous à la maison, heureusement que mon papa n'a jamais cessé de m'envoyer de l'argent chaque fin de mois. Ça nous aidait à manger tout au moins. Il avait entretemps cessé avec la fille qu'il fréquentait. Il était désormais tout le temps avec une amie à moi. Je me suis dit non calme toi ils ne peuvent pas faire ça. Étrangement les deux étaient dans un groupe et mon chéri était le président, il créait à chaque fois des activités extra juste pour que les deux puissent passer du temps ensemble. Les indiscrets tentaient de me mettre la puce à l'oreille mais ma naïveté légendaire ne m'a pas permis de capter les choses. Les choses étaient comme cela jusqu'au mois de décembre ou ma grande sœur aîné avait accouché j'avais décidé d'aller la salué et passer la fête du nouvel an en famille. Aristide ne s'en était pas opposé jusqu'à la veille ou sa maman lui a demandé qu'elle veuille fêter avec tous ces enfants et ces petits fils. Aristide est rentré net il a dit qu'il a décidé que nous n'allons plus voyager. Nous nous sommes disputés, il a dit que je lui ai crié dessus, un aîné a intervenu et finalement je suis partie. De là-bas je l'appelle il ne décroche pas, les fois où je force il décroche et me demande de patienter pour qu'il me rappelle. Je me rappelle que notre fils le réclamait tellement que je l'ai appelé il m'a dit de patienter qu'il allait me rappeler et puis après cet appelle il a éteint son portable. Le petit a tellement pleuré qu'il n'a pas dormi la nuit. On était obligé de rentrer. Cet épisode m'a marqué, j'avais décidé de fouiller son téléphone pour avoir une idée de ce qu’ils faisaient. Je suis tombé sur une conversation de lui et mon amie, mon sang a fait un tour dans ma tête, j'ai remonté la conversation pour mieux comprendre et mon cœur s'est brisé. J'ai lu des choses horribles, je les réveillé en fracas il a refusé d'en parler. Cela n'a fait que m'énerver. Dans la foulée j'ai écrit à ma copine pour lui faire part de ma découverte et de ma déception. Elle n'a pas pris la peine de me répondre, elle a écrit directement a Aristide. Le soir il est rentré tout furieux, me demandant pourquoi j'ai osé écrit à la fille, il m'avait traité de minable. Kim: pourquoi avoir écrit à la fille? Si vous avez un problème c'est bien avec Aristide. Moi: je ne suis pas le genre aussi qui ne sait pas cela. La vérité c'est que ce n'est pas la première fille avec laquelle ça se passe et jamais je n'ai écrit à aucune d'elle. Celle-ci c'est mon amie, je lui ai confié des détails sur ma vie. J'étais choqué et désorienté, si Aristide avait accepté qu'on en discussion je crois que je n'en serai pas arrivé là. Quand il est arrivé ce soir-là il m'a dit que je ne toucherais plus jamais à son portable et avait changé le code. Alors que lui fouille mon portable, je dirai passe tous ce qui s'y passe au peigne fin. Des appels jusqu'au compte Google. Kim: pourquoi n'avez-vous pas décidé de partir. Moi: ma belle, on ne divorce pas pour ce genre de chose surtout quand on a un enfant. Ça va t'étonner mais avec toutes ces histoires c'est lui qui a décidé de partir. Il a alors informé son papa et sa maman. Son papa est venu je lui ai narré ma version des choses, il m'a demandé pardon et il lui parlé. Sa maman aussi est venue. Quand elle m'a prise a part j'ai cru qu'elle aussi voudrait connaitre ma version des faits mais non, elle avait commencé à me raconter combien elle avait souffert. Bon Dieu cette dame en a vu de toutes les couleurs avec le père de Aristide. Plus elle me racontait plus j'avais peur car on dirait que c'est à sa photocopie je suis marié aussi. Je comprenais beaucoup de chose et la sensation de prendre mes jambes à mon cou m'a envahi mais une chose en moi m'avait soufflé que Aristide n'est pas son père et moi je ne suis pas sa mère donc les choses ne sont pas sensées nous arrivés de la même manière. Nos vies ont repris leurs cours, entretemps les frères de Aristide nous ont rejoint dans la maison ou j'habitais. Kim: ils vous ont rejoint comment? Ils sont venus vivre avec vous? Moi: Non non ce n'est pas du tout ça. Ils ont eu un problème avec leurs propriétaire et ils leurs a demandé de quitter la maison. Dans le même temps, le voisin immédiat de la maison que je louais avait déménagé, la maison était libre et le loyer était moins que ce qu'ils payaient là-bas alors, Aristide leurs a proposé de prendre cette chambre-là. C'est ainsi qu'ils sont devenus nos voisins. Kim: il y a quand même un truc ambigu. La maison à la base c'était votre maison à vous? Moi: oui c'était la maison que j'ai loué pour mes études. Quand j'ai accouché et que Aristide était venu habiter avec nous, il a juste commencé à payer le loyer. Kim: et ça ne vous a pas gêné ? C'est quel genre de foyer vous avez formé comme ça ? Moi : Ça arrivait que je sois gêné surtout parce-que mon papa n'en savait rien, pour lui c'était que j'étais seul dans la maison qu'il a continué à payer. Kim : Et la cohabitation avec tes beaux? C'était simple ? Moi : Oh non ! Ce serait une utopie d'espérer que ça le soit. Aristide avait bien fait les choses en ce moment-là, il les a mis en garde de ne pas me déranger et de me respecter. Le garçon c'est à dire son frères celui qui le suit directe était facile à vivre. Il se respecte et m'a toujours respecter. Il m'aidait à garder mon fils quand j'étais débordé. Sa compagnie à lui était agréable quand même. Mais avec la fille j'ai eu tout le mal. Elle était envahissante et faisait la reine partout où elle entre. C'est elle la benjamine et la seule fille de sa famille, cela lui a conféré un certain privilège avec ses parents. Elle entrait chez nous comme elle le voulait, entrait dans ma cuisine prendre ce qu'elle veut et dès qu'elle vient au salon elle se saisit de la télécommande c'est fini, vous ne suivrai que ce qu'elle a décidé de regarder. Étrangement son frère, Aristide était devenu aveugle par rapport à ça. Il ne disait rien et moi aussi pour ne pas faire d'histoire je ne disais rien. Elle ne m'aidait jamais, même mon enfant elle ne gardait pas. C'est son frère, celui avec qui elle vit qui m'a un peu sauvé en lui disant la vérité sur son comportement chez moi. Mon fils allait à quatre pattes et notre cour n’était pas terrasser. Alors, Aristide m'a proposé qu'on déménage. C'était une chouette idée. On pourrait vivre tranquille. Dire ce qu'on veut et manger ce qu'on veut sans se soucier de ses frères et sœurs, mais seulement voilà. Il propose de retirer mon avance que j'ai payée pour la maison dans laquelle nous habitons et compléter. J'ai trouvé l'idée folle. Aristide a cette manie d'avoir les yeux sur l'argent d'autrui et même de faire un programme dessus comme si c'était normal. S'il veut qu'on déménage c'était super. C’est le bon moment pour annoncer à mon père que je voulais aménager avec le père de mon enfant et lui rendre son avance de la maison. J'ai catégoriquement refusé sa proposition. Il a trouvé la logique dans ce qu'il m'a proposé jusqu'à aller se plaindre. Le gars chez qui il est allé se plaindre m'a alors appelé. Je lui ai expliqué ce qui se passait et l'impression d'être grugé par le père de mon enfant. Je n'avais pas pu lui lister combien de fois il avait abusé de ma confiance en matière d'argent…
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