Mon enfant : échappé belle.

1989 Words
ÉPISODE 01 - Isha Folarin c'est bien ça ? - Oui madame et vous devez être Kim? - Kimora JOHNSON. Merci de me recevoir. - Je vous en prie, on peut commencer. - Mlle Isha parlez-moi de vous. - C'est vague comme question, si je m'y mets ça risque d'être long. - J'ai tout mon temps. Vous permettez que je vous enregistre? - Oui. - Vous pouvez commencer. AOÛT 1999 Nous allons en vacance pour la première fois de nos vies. J'avais 5ans, mon grand frère Charles 8 et ma grande sœur en avait 12ans. Nous habitons l'autre bout du pays. Papa y avait été affecté en tant que jir: jeune instituteur de la république. Il avait pris fonction a Segbana. On parle bo là-bas. Segbana est célèbre pour sa prison souterraine où était enfermé des opposants politiques ainsi que les corrompus. Papa nous a raconté que c'était à cause de la situation précaire de sa maman qu'il avait renoncé à l'Université. Il voulait la mettre à l'abri de la précarité dans laquelle vivait cette dernière. Il avait consacra sa première année de fonctionnaire à épargner rudement afin de construire ne serait-ce un bamko. Malheureusement celle-ci mourut sans qu'il n'est eu la chance de la voir pour une dernière fois, ni l'ensevelir. Il n'y avait pas de moyens de communication. On avait confié la nouvelle à un chauffeur, celui-ci devrait chargé un autre chauffeur et ainsi de suite jusqu'à Segbana ou habitait papa. La nouvelle lui était parvenue une semaine après. Ce fut un événement marquant de la vie de mon papa. Je parlais de notre voyage pour les vacances au village. A Pobé. Il y a également deux cousines qui vivent avec nous. Papa nous loua un véhicule taxi pour nous seul, nous étions assez nombreux pour occuper toutes les places. On m'apprit que contrairement à tout le monde, j'irai plus tôt à Ketou chez ma grand-mère maternelle. Notre voyage s'est bien déroulé. On me déposa comme prévu à Ketou et le reste de la troupe continua. Ma grand-mère est géniale, elle est gentille. Avec elle j'étais au petit soin, elle prenait vraiment soin de moi. Le seul hic c'est son époux. Grand-mère avait eu maman dans un autre mariage. Mon véritable grand père ne vit plus. Grand-mère s'est remariée donc à celui-ci. Lui était chasseur comme la plupart des personnes âgées ici. Il faisait de gris-gris aux gens donc les gens venaient en consultation chez lui. Il faisait plein de sacrifice de sang derrière la maison. L'odeur de la pourriture du sang qui s'y dégage me retourne à chaque fois le ventre quand j'y pense. J'avais peur de lui et lui ne m'aimait pas aussi. Peut-être parce qu'il n'aime pas ma maman aussi qui s'est? Je ne m'approchais jamais de sa chambre et je ne mangeais pas non plus les viandes de sacrifice. Quand ma grand-mère sortait et me laissait seul, je le regardais avec curiosité. Il m'appelait Isha yeux d'Ibou. Apparemment mon regard intéressé faisait peur. Mes plus beaux souvenirs remontent à cette époque. Je me rappelle de moi et ma grand-mère sillonnant le marché pour vendre, quand nous finissons de vendre, l'argent servait à me faire une nouvelle coiffure et m'acheter tout ce que je désire. Dans cette ville avait des sortis de oro, une divinité qui a une drôle de voix. Les femmes n'ont pas le droit de le voir et même si les hommes pouvaient le voir, il fallait une initiation d’abord. On raconte que le oro a le pouvoir de devin. Si un enfant mouillait le lit. Le oro pouvait le révélé à tous pour lui mettre la honte. Il dénonçait aussi les femmes infidèles ainsi que des voleurs. Cet après-midi le crieur du village avait annoncé la sortie des oro pour toute la semaine et qu'il fallait les attendre à tout moment. Les enfants devaient donc restés à la maison et les femmes se munirent d'un truc pour se cacher les yeux au cas où le oro les surprendrait en ville. Quand le oro sortit cet après-midi-là, ma grand-mère n'était pas là, j'étais seule à la maison .je couru cacher mon visage sur les oreillers de la chambre de ma grande mère. Le oro était venu chez nous magnifiez le grand père. Sa voix était tellement terrifiant que l'entendre me rendit malade, une forte fièvre avec des céphalées atroce. Les enfants de la maison se moquaient de moi, ils me traitaient de trouillard. Le lendemain la ville accueillit un grand féticheur venu d'oyo(Nigeria). Il était assez connu ici et tout le monde racontait ses merveilles. Il avait une sorte de temple ici. Dans ce temple, on m’a dit qu'il y avait des crânes humains. Je n'y croyais pas alors j'ai demandé à ma grande mère de m'y amener pour que je vois de mes propres yeux. Ma grande mère fit des pieds et des mains pour aller vers lui, je la suivais bien-sûr. Ce que je vit était trop poussé pour mon âge. Le type avait les deux pieds posé sur des crânes humains. Il buvait dans un crâne. J'étais cette fois vraiment tombé malade. C'est après un soin à l'hôpital que je fus sur pieds et c'était la fin de mes vacances. Le reste de la famille est passé me chercher et nous sommes rentrés. Pourquoi je vous raconte tous? Juste par envie, c'était mon plus beau souvenir et que je veux vous parler de moi alors je vous la raconte. Cela n'a rien avoir avec mon histoire et ma personnalité de solitaire.. Ou peut-être si! Un peu quand même... J'aime mon papa plus que tout au monde. Je crois que c'est réciproque, je suis sa préféré et cela n'est pas dû au fait que je sois benjamine. Car maman elle ne m'aime pas plus que ça. Papa est comme la plus part des hommes africain, distant et sévère. Il n'est pas démonstratif, je savais que j'étais son préféré parce qu'il n'arrivait à rien me refuser. Je n'avais pas droit à une conversation père fille ou toute autre marque d'affection. A l'école je travaillais, je suis éveillé de nature mais j'avais un problème. Je n'arrivais pas à m'intégrer. Tous les enfants de mon âge ont des amis, ils se racontent leurs vies. Moi je n'ai pas vraiment d'amis. Les quelques rares fois où j'ai réussi à en avoir. On avait marre l'un de l'autre au bout de quelques jours. J'avais envie de parler à quelqu'un mais personne n'était disposé pour. Ça ne semble gêner personne que je ne parle à personne. Au contraire on m’appréciait pour. Les gens à l'église étaient stupéfaits par mon intelligence et ma maturité pour mon âge. Je me rappelle qu'a ce moment papa n'allait pas à l'église. Quand les gens avaient commencé à m'apprécier, maman avait commencé à m'amener partout, je crois qu'elle vivait à travers moi, ça lui faisait plaisir que ce soit elle ma maman. Je n'aimais pas du tout ça. Mon papa est quelqu'un de juste qui n'aime pas les inégalités. Chez nous chacun avait son bol, son savon, sa chaise et sa place sur la table. Cela avait renforcé mon caractère d'individualiste. Ce qui m'appartient, m'appartient et personne n'a le droit d'y toucher. Les activités sont repartis sur tout le monde de façon équitable, fille comme garçon. Jusqu'à l'âge de 12ans je savais qu'il y avait des enfants maltraités et autres mais je ne savais pas que nous vivions dans un monde où règne l'inégalité entre hommes et femmes puisque chez moi tout le monde est traité sur le même pied d’égalité. Au collège aussi j'étais seul. Je ne souriais pas beaucoup et surtout je n'étais pas tactile. Les gens ont vite fait de me mettre dans un case avec étiquette: arrogante, snob, égocentrique et cela même si je ne le montre pas me peinait. Je ne parlais bien sûr à personne, ni papa ni maman ni grande sœur. Les histoires de viols devenaient courantes. Très tôt j'avais pris ces histoires très à cœur. Le viol devînt ce que je redoutais le plus au monde, j'en avais peur constamment au point de voir en chaque personne croisé dans un couloir un potentiel violeur et j'étais terrifié. Chaque fois que je croisais un homme et que nous étions seul sur la route, mon cœur battait à rompre. J'avais peur du changement de mon corps, cela signifiait que désormais il y avait des signes sur moi qui pouvais faire croire que j'étais prête pour la sexualité. Je ne voulais pas de ça. J'ai très mal vécu la poussé des seins. Je les cachais sous des pull-overs trop grands jusqu'à ce qu’il ne puisse plus être caché. La première fois que maman m'avait acheté un soutien je lui en voulus. C'était comme elle m'arrachait a l'enfance, ce n'était que des femmes qui portent de soutien, moi je n'en étais pas une. Papa m'avait convaincu d'en porter et là encore je cachais les traits du soutif sous beaucoup d'habit. Les adolescents comme moi n'arrivait pas à gérer leurs pulsions sexuelles alors que moi je n'en avais même pas. La seule choses que les hormones ont eu faire sur moi c'est mon désir d'être isolé et cacaotière. En 4e j'avais 14ans quand on me fit la cour pour la première fois. C'était quelqu'un de plus âgés, il était maçon. Les jours qui ont suivi je ne prenais plus par le chemin ou il travaillait et où il m'avait dragué. Cette même année j'échappais à une tentative de viol pour la première fois. C'était un collègue de ma mère, il avait 38 ans et vivait seul, il sollicitait de l'aide à maman et comme j'étais petite et croyais que j'étais dans l'abri. C'est ainsi qu'un samedi j'étais allé aider Mr Dine. J'avais fini de balayer la maison, fait la vaisselle. Il m'avait demandé d'attendre de prendre le thé avec lui. J'étais donc assise autour de la table à manger quand il me souleva par derrière et m'amena dans sa chambre par force. Je luttais mais je n'avais pas de chance, cet homme était plus fort. Il avait déjà réussi à libéré mes seins qu'il essayait de s***r malgré mon agitation. Je me souviens qu'il disait laisse toi faire je vais être doux, je ne suis pas comme les petits garçons là et ne fait pas l'innocente je t'ai bien vu me faire les yeux et tu me montrais tes seins quand tu balayais. J'avais commencé à pleurer à chaude larme le suppliant de m'épargner, que je n'avais jamais fait ça. J'étais vierge bien évidemment. Rien ne semblait l'arrêter. Une idée me vint. Je lui ai dit exactement ceci. Mr le receveur vous voulez coucher avec moi avec la force c'est ça? Me v****r? Allez-y mais sachez que vous serez fini dès l'instant où je sortirai de cette chambre, je vous dénoncerai et on viendrait vous chercher comme un voleur, vous perdrai votre travail et vous ferai la prison. Cette phrase eu le don de le calmer, même son membres n'était plus dur. Il semblait réfléchir, j'en ai profité pour lui échapper et fuir. J'étais rentré à la maison avec la peur au ventre. Personne n’à rien remarquer, je voulais en parler mais je n'ai pas eu le courage. Je refusais catégoriquement toute approche de lui et malgré cela personne ne s'est posé de question. Mr le receveur me couvrait désormais mon cadeau, comme pour s'acheter bonne conscience ou pour me remercier de n'avoir rien dit et ça aussi personne n'a remarquer. Vous voyez madame c'est la vie de millier de fille dans le monde... - Désolé de vous interrompre mais il est l'heure de dodo pour Mlle Isha. C'était l'interne de service. - madame Kim je ne me sens pas du tout fatigué, vous le savez que je ne suis pas folle? hein ?vous le savez? Ses saloperie qu'ils me font avalé m'affaiblissent, c'est plutôt une calamité. - allez ça suffit, madame Kim revenez une autre fois...
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