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Mariés par devoir… Unis par un secret

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Elina Morel, jeune styliste sensible et déterminée, accepte un mariage contractuel avec Gabriel Delcourt, PDG froid et calculateur, pour sauver l’entreprise familiale. Leur union est une affaire d’intérêt, sans place pour les sentiments : ni amour, ni attentes, ni intimité. Un an plus tard, Elina étouffe dans ce mariage vide. Son cœur se brise dans le silence quotidien d’un mari distant, et la solitude devient insupportable. Elle décide alors de partir. Mais une révélation inattendue bouleverse ses projets : elle est enceinte.

Fuyant Paris et ses souvenirs, Elina trouve refuge à Nice. Elle veut élever son enfant loin de l’influence de Gabriel, ignorant que celui-ci, en découvrant la vérité, mettra tout en œuvre pour la retrouver. Entre confrontation douloureuse, pacte fragile et cohabitation tendue, les émotions longtemps refoulées émergent peu à peu. Une main frôlée, un regard échangé, et c’est toute la nature de leur lien qui vacille.

Alors que les blessures du passé refont surface et que la jalousie s’invite dans leur fragile équilibre, les cœurs se dévoilent. Mais les secrets peuvent-ils réellement être pardonnés ? La passion peut-elle renaître de la froideur ? Et un mariage né du devoir peut-il se transformer en amour véritable ?

Mariés par devoir… Unis par un secret est une romance bouleversante sur le poids des non-dits, la quête de soi et la force de l’amour quand il surgit là où on ne l’attendait plus.

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Épisode 1 : La cérémonie glaciale
Un silence tendu régnait dans la petite salle des mariages de la mairie du XVIe arrondissement. L’endroit, pourtant décoré de roses blanches et d’orchidées délicates, semblait glacial. Comme si la beauté des lieux ne pouvait rien contre la froideur ambiante. La mariée, Elina Morel, se tenait droite dans sa robe en satin ivoire, simple mais élégante. Elle avait dessiné elle-même ce modèle quelques semaines auparavant, pensant que le travail sur la dentelle et la coupe l’aiderait à supporter l’idée de cette union. Ce ne fut pas le cas. À ses côtés, Gabriel Delcourt, costume trois pièces impeccable, fixait un point invisible sur le mur face à lui. Il n’avait pas effleuré le bras de la mariée, ni même tourné la tête dans sa direction. Son regard était dur, fermé, presque absent. Les deux paraissaient étrangers l’un à l’autre. Aucun sourire, aucun regard complice. Rien. La voix du maire résonna, protocolaire et distante : — Gabriel Delcourt, consentez-vous à prendre pour épouse Mademoiselle Elina Morel, ici présente ? Un silence, d'une seconde à peine, mais qui sembla une éternité à Elina, puis la réponse sèche : — Oui. Un « oui » sans chaleur, sans hésitation… et sans conviction. Le cœur d’Elina se serra. Elle savait à quoi s’attendre, bien sûr. Ce mariage n’était pas un conte de fées. Il était le fruit d’un contrat d'affaires, signé à la suite d’une négociation entre deux familles : l’entreprise familiale d’Elina, au bord de la faillite, avait été sauvée par les Delcourt à condition qu’elle accepte de devenir l’épouse de Gabriel. Un échange de service, rien de plus. C’était sa décision. Elle l’avait acceptée. Pour sauver l’héritage de sa grand-mère. Pour honorer une mémoire. Mais au fond d’elle, une petite voix criait, douloureuse : Ce n’est pas ainsi que l’on devrait se marier. — Mademoiselle Elina Morel, consentez-vous à prendre pour époux Monsieur Gabriel Delcourt ? Elle inspira doucement, luttant contre l’émotion qui menaçait de monter. Sa voix, quand elle répondit, était calme, presque effacée : — Oui. Le maire poursuivit les formalités, et bientôt, ce fut le moment des alliances. Une assistante les leur tendit. Gabriel prit la bague et, sans un mot, la glissa à l’annulaire d’Elina. Le geste était mécanique. Elle fit de même. Leurs doigts se frôlèrent brièvement, et pourtant, ce contact fut plus froid qu’un courant d’air. Puis le maire conclut : — Je vous déclare unis par les liens du mariage. Les invités — peu nombreux, triés sur le volet — applaudirent mollement. Pas de félicitations bruyantes. Pas d’exclamations enthousiastes. Seulement quelques sourires crispés, des murmures discrets, et des regards intrigués. On aurait dit qu’eux aussi savaient qu’ils assistaient à quelque chose de factice. Sophie, la meilleure amie d’Elina, s’avança avec un bouquet de roses en main. Elle tenta de détendre l’atmosphère. — Félicitations, ma belle… murmura-t-elle à l’oreille d’Elina, en la prenant brièvement dans ses bras. Tu es magnifique. Courage. Elina ne répondit pas, se contentant de lui serrer la main. Gabriel s’était déjà éloigné, saluant mécaniquement les quelques représentants de sa famille. Son père, Jean Delcourt, lui donna une tape sur l’épaule. — Bien joué. Une chose de réglée. L’avenir est à nous, désormais. Gabriel ne répondit pas non plus. Il se contenta de hocher la tête, le regard vide. Quelques heures plus tard, le « vin d’honneur » se déroulait dans une salle privée d’un hôtel de luxe, mais l’ambiance n’avait pas changé. Tout semblait figé, comme si même les bulles du champagne hésitaient à monter dans les flûtes. Elina observait les invités d’un air absent, alors qu’on venait lui poser pour la énième fois la même question : — Alors, le voyage de noces est prévu pour quand ? Elle sourit poliment, sans répondre. Il n’y avait pas de voyage. Pas de nuit de noces. Pas même un dîner en tête-à-tête. Tout avait été orchestré pour paraître conforme, mais rien n’avait été prévu au-delà de cette journée. Gabriel avait insisté pour qu’ils vivent séparément au début, le temps « que les choses se stabilisent ». Il avait appelé cela « une transition nécessaire ». Une formalité, encore. Dans un coin, Gabriel parlait affaires avec un associé. Aucun regard vers sa jeune épouse. Pas même un toast, pas un mot de gratitude ou de bienvenue dans sa vie. Elina sentit son cœur se serrer de nouveau. Elle avait rêvé, enfant, de ce jour. Pas de luxe, non, mais d’amour. D’un homme qui la regarderait comme un trésor, d’un b****r volé à l’issue de la cérémonie, d’un sourire partagé au milieu d’amis sincères. Au lieu de cela, elle se sentait comme une pièce de jeu bien placée. — Tu veux partir ? demanda Sophie, soudain apparue à ses côtés. Elina hocha la tête. — Oui. Je n’en peux plus. Je vais appeler le chauffeur. Sophie la regarda avec tendresse, sans insister. — Je suis là, tu le sais ? Si jamais tu as besoin de parler, ou de fuir… Elina lui adressa un sourire triste, puis quitta la salle discrètement. Personne ne sembla la remarquer. Le trajet jusqu’à la maison fut silencieux. Assise seule à l’arrière de la voiture, Elina fixait la pluie fine qui commençait à tomber sur les vitres teintées. Elle pensait à sa grand-mère, disparue un an plus tôt. Que penserait-elle de ce mariage ? Aurait-elle approuvé ce choix, ce sacrifice ? Une larme roula sur sa joue. À l’arrivée, la maison de Gabriel — désormais la sienne aussi — l’accueillit avec la même froideur. Immense, moderne, parfaitement décorée… et totalement vide. Gabriel n’était pas encore rentré. Elle monta dans sa chambre. Car oui, ils avaient chacun la leur. C’était prévu ainsi. Une clause du contrat de mariage. Sur la coiffeuse, une boîte en velours attendait. Intriguée, elle l’ouvrit. Une paire de boucles d’oreilles en diamants, magnifiques, mais sans mot, sans note, sans intention. Un geste vide. Un bijou pour une mariée fantôme. Elle referma la boîte avec lenteur, puis alla se changer. Elle enleva sa robe de mariée comme on se libère d’un poids. Elle l’accrocha soigneusement dans la penderie, puis s’assit au bord du lit, les mains croisées. Tout ce qui venait de se passer semblait irréel. Elle regarda l’heure. Il était 23h passées. Gabriel n’était toujours pas rentré. Il n’enverrait pas de message. Il ne téléphonerait pas. Elle le savait. Ce n’était pas prévu dans le contrat. Pas d’intimité, pas de mensonges. Elle alluma la petite lampe de chevet, prit un carnet dans le tiroir, et y nota, d’une écriture lente : 21 juin. Jour de mon mariage. Jour de mon deuil intérieur. Elle referma le carnet et souffla la lumière. La nuit fut silencieuse. Et froide. Comme leur union. _____________________

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