Je suis dans le salon de la villa, le regard perdu sur les jardins impeccables à travers la grande baie vitrée. Le soleil de Madrid inonde la pièce, mais je ne ressens aucune chaleur. La tension dans cette maison est palpable, comme un orage qui menace d’éclater. Isabella est quelque part à l’étage, probablement en train de ruminer sa colère contre moi. Je ne peux pas lui en vouloir. Ce mariage forcé est une prison pour elle, et même si je ne suis pas celui qui a forgé les chaînes, je suis celui qui les porte avec elle. Mais ce soir, c’est un autre problème qui me préoccupe : ma sœur, Sofia. Elle a toujours eu le don de compliquer les choses, et son comportement ce matin, avec ses piques déguisées contre Isabella, m’a mis sur les nerfs.Sofia est arrivée sans prévenir, comme elle le fait so

