Je suis dans le jardin de la villa, une pelle à la main, la terre fraîche sous mes doigts. Le soleil de fin de matinée réchauffe l’air, et l’odeur des roses fraîchement plantées emplit mes poumons. Isabella est à côté de moi, un pinceau taché de peinture blanche à la main, ses cheveux bruns attachés en un chignon désordonné, une traînée de peinture sur sa joue. On rit, on se taquine, on travaille côte à côte pour transformer la villa en notre foyer. Ce n’est plus juste une maison, un lieu où nous avons été enchaînés par un mariage imposé, des secrets, des menaces. C’est un endroit où nous construisons des souvenirs, des rêves, une vie à deux. Sofia est partie, vaincue, ses fraudes exposées, son pouvoir brisé. Diego Marquez n’était qu’une rumeur, Carlos un souvenir lointain. Les chaînes du

