Épisode 8

2000 Words
Je le trouve encore plus craquant lorsqu'il est énervé. Je peux voir qu'il fait l'effort de ne pas se mettre en rogne. Il souffle profondément. Brad : Écoute, tu dois partir d'ici et oublie cette idée que tu as soit disant que tu veux m'aider à changer. Je n'ai pas envie de changer. Je suis un bandit et ça restera comme ça. Moi : Je suis certaine que je vais réussir à te changer. Tu verras. Brad : TU FAIS EXPRÈS OU QUOI? Hurle t-il. Écoute, lève-toi et va t-en d'ici et ne reviens plus. Moi : Non. Dis-je fermement en croisant mes jambes. Brad : S'il te plaît, je ne veux pas te brutaliser, alors va t-en. Moi : Fallait pas me laisser entrer tout simplement. Je ne bouge pas. Il s'approche de moi tout furieux et me saisit par la main. Il me fait me lever de force du canapé et commence à me traîner vers la sortie. J'essaie de me débattre. Non seulement, il me fait mal mais aussi, il me fait très peur. En effet, à chaque fois que je me retrouve brutaliser par un homme, cela me rappelle cette nuit où on m'a v***é. Moi : Non lâche-moi. Dis-je en me débattant toujours. Je commence à agiter mes mains et à hurler. Je suis terrorisée. Ma respiration se retrouve saccader. Il finit par me relâcher. Je recule avec méfiance. Brad : Je...je suis désolé. Je ne voulais pas t'effrayer. Je suis désolé. Dit-il en s'avançant en douceur. Je recule, toujours sur mes gardes. Brad : Je suis vraiment désolé. Moi : Va au diable. Dis-je en courant pour ressortir. Brad : Stéphanie ! Attend! Je l'ignore et m'en vais. *****Bradley IFEANI Je ne voulais pas lui faire peur. Ce n'était pas mon intention. Je voulais juste la faire sortir mais elle a carrément fait une crise de panique. Elle a peut être penser que je voulais lui faire du mal. Or ce n'était pas le cas. En même temps, qu'est ce qu'elle pensait en débarquant chez un mafieux comme moi? Pufff, cette fille est une vraie tête de mule. Je me sens coupable de l'avoir mis dans un état pareil mais j'espère qu'elle comprendra enfin qu'elle a tord de vouloir me faire changer et qu'elle se met en danger en venant ici. Je soupire, dépassé. Et je n'ai aucune idée de l'endroit où se trouvent Kévin et Stella maintenant. Ils sont partis parce que j'ai laissé entrer Stéphanie. Chose que je regrette. Honnêtement, je ne sais même pas ce qui m'a pris. Il va falloir que j'apprenne à contrôler ce que je ressens pour cette fille. Kévin est au courant mais Stella non. Et elle commencera à se douter de quelque chose. Et plus je vois Stéphanie, plus j'éprouve l'envie de l'embrasser et de lui dire qui je suis réellement. C'est à dire Samuel JOHNSON, l'homme qui l'a v***é par le passé. Je me saisis de mon téléphone puis appelle Kévin. Il a décroché. Moi : Vous êtes où ? Kévin : Dans un bar.. Moi : Rentrez tout de suite. Il faut qu'on élabore un plan. Après cela, il n'a plus rien dit. Moi : Tu entends ? Kévin : Stella demande si l'autre fille est toujours là ? Moi : Non. Kévin : D'accord, on sera là d'un moment à l'autre. Moi : Ok. Je raccroche. Je repense à l'état dans lequel se trouvait Stéphanie quand elle est partie. Elle avait l'air vraiment terrorisée. J'espère qu'elle ira mieux. *****Le soir *****Stéphanie WILLIAMS J'ai pris des calmants et je suis un peu plus détendue maintenant. Je me demande si j'aurai finalement une vie normale ? Depuis mon viol, ma vie est un véritable enfer. Je n'ai pas de copains parce que j'ai peur à chaque fois qu'on veut aller au sexe. Je panique à chaque fois qu'un homme me brutalise. Je fais toutes les nuits des cauchemars. Franchement, je suis fatiguée. Je n'en peux vraiment plus. Moi tout ce que je veux c'est vivre une vie normale mais apparemment c'est impossible. J'ai essayé de voir des psychologues et tout mais ils n'ont jamais résolu mon problème. Je suis comme marquée à vie. Je hais cet homme qui m'a fait tout ça. Je déteste de tout mon cœur ce chien qui a détruit ma vie et lorsque je l'aurai enfin en face de moi, je vous jure que je vais mettre fin à ses jours. Je me rendrai justice personnellement. C'est fou mais j'ai la ferme conviction qu'un jour je l'aurai en face de moi. Je sais qu'on se retrouvera un jour tôt ou tard. Donc je ne perds pas espoir. Je fonds en larmes en serrant un coussin contre moi. J'étais entrain de pleurer à chaudes larmes lorsque la sonnerie de mon téléphone se fait entendre. Je viens de recevoir une notification plus précisément un message sur i********:. Je suis allée voir et vous n'allez jamais me croire. C'est un message de Brad. Il s'excuse de m'avoir violenter tout à l'heure chez lui. Il dit que ce n'était pas son intention. Qu'il était désolé et qu'il s'inquiète pour moi. Je souris malgré ma tristesse. Je fais l'effort d'essuyer les larmes qui mouillent mon visage. Il est tellement adorable. Je réponds pour le rassurer. Moi : «Ça va. Merci d'avoir demandé» Brad : «Je suis ravi de l'entendre. Tu as mangé quoi» Je cligne plusieurs fois des yeux. Est-ce vraiment ce que j'ai lu? Quand je pense qu'il y a à peine deux jours je lui ai posé cette question mais qu'il m'a carrément snobé. Maintenant, c'est lui qui cherche à savoir ce que j'ai mangé. J'ai très bien envie de ne pas lui répondre histoire de lui rendre la monnaie de sa pièce mais ça a été plus fort que moi. Moi : «Je n'ai pas encore mangé» Brad : «Pourquoi? » Moi : «Mon père n'est pas encore rentré. On a l'habitude de dîner ensemble alors je l'attends» Brad : «Oh je vois.» Moi : «Et toi?» Brad : «Oui» Moi : «Quoi?» Brad : «De la pizza. On a commandé» «Ah d'accord. C'était bon? » Il a répondu par l'affirmatif. On a discuté par textos pendant deux bonnes heures. Je n'ai même pas vu le temps passé. Mon père est finalement rentré puis nous sommes passés à table. C'est mon père qui s'est chargé de faire la petite prière de ce soir avant le repas. Je n'ai même pas prêté oreilles à tout ce qu'il a dit tellement j'étais occupée à envoyer des messages à Brad. Mon père : Amen. Moi : (revenant à la réalité) Amen! Mon père : S'il te plaît Stéphanie, pose ce téléphone. On est à table. Moi : J'arrive papa. Dis-je pourtant je n'ai aucune envie de laisser le téléphone. Mon père : Je t'attends pour manger. Moi : Oui j'arrive. Une minute s'il te plaît. Mon père : (s'impatientant) Stéphanie ! Moi : Oui papa. Ok c'est bon. Dis-je en posant enfin le téléphone. On commence à manger. J'introduis des grosses bouchées de nourriture dans ma bouche. Je veux vite finir pour rejoindre ma chambre et continuer ma conversation avec Brad. Mon père : Mais mange doucement non. Moi : Hum! Hum! Dis-je la bouche pleine. Mon père : Incroyable. *****Bradley IFEANI Je suis en pleine réunion avec ma b***e. On prévoit braquer une banque alors on se concerte sur le mode opératoire. Le plan de la banque est posée sur une table devant moi. Moi : Donc nous allons passer par ce tunnel pour entrer. Ensuite, nous allons éteindre les caméra de surveillance puis... La sonnerie de mon téléphone vient m'interrompre. C'est Stéphanie qui m'appelle. Je rejette l'appel et reprend mon explication. Moi : Bon je disais... Elle rappelle à nouveau. Stella : Mais, éteins le téléphone. Ça nous pertube. Moi : Un instant. Dis-je pour m'excuser. Je décroche. Un sourire étire mes lèvres juste en écoutant sa douce voix. On a parlé pendant environ cinq minutes et c'est parce que j'ai été obligé de raccrocher de force pour reprendre la réunion. Moi : Vraiment désolé ! Dis-je pour m'excuser auprès de Kévin et Stella. Kévin : C'était Stéphanie ? Moi : Euh quoi? Dringgg! Elle rappelle. Moi : Vous savez quoi? On va continuer la réunion demain d'accord ? Vous pouvez partir. Stella : Quoi! Attend, c'est une blague. Tu mets fin à notre réunion juste pour cette nana ? Moi : Baisse d'un ton quand tu me parles. Ce n'est pas parce que je te considère comme mon amie que tu vas commencer à me manquer de respect. T'as oublié qui je suis ? Stella : Non. Dit-elle d'une voix à peine audible. Moi : Quoi? Stella : Non boss. Crit-elle. Moi : Bien. Je me suis levé puis me suis éloigné d'eux pour prendre l'appel de Stéphanie. Elle m'a dit qu'elle a finalement mangé et qu'elle a pris sa douche et que maintenant elle était au lit. Elle est mignonne. On a conversé au téléphone jusqu'à pas d'heure. Moi : Bonne nuit. Lui souhaitai-je. Stéphanie : Bonne nuit Brad. Dors bien. J'ai raccroché un sourire aux lèvres. Lorsque je me retourne, je tombe sur Kévin qui m'observait. Moi : Je croyais que tu étais déjà couché. Kévin : Non. Moi : D'accord. Bon bonne nuit alors. Dis-je pour le délaisser. Kévin : Je sais que tu l'aimes mais tu dois t'éloigner d'elle Brad. C'est pour ton bien et aussi le sien. Moi : Je ne peux pas. Je ressens le besoin d'être à ses côtés et de la protéger. Elle est si fragile et je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose de mal. Kévin : Mais tu l'as v***é bordel. Tu as abusé d'elle. Et pour l'instant, elle discute avec toi tout simplement parce qu'elle ne t'a pas reconnu. Elle ne sait pas que c'est toi Brad. Imagine quand elle saura la vérité. Moi : On est pas en couple je te signale. On est juste de bons amis et aussi, il n'y a aucun risque pour qu'elle puisse me reconnaître. Kévin : Je t'aurais quand même conseillé. Moi : Je te comprends mon pote. Dis-je en tapotant son épaule. Mais ne t'inquiète pas. Je gère. Kévin : Ok. Moi : Allez bonne nuit. Kévin : Dors bien. Je suis allé me coucher en pensant à Stéphanie. Elle est magnifique. Son sourire, ses fossettes, ses yeux et son visage innocent. J'adore. *****Le lendemain matin *****Stéphanie WILLIAMS Au Nigeria, quand tu rates une journée de cours, tu as l'impression que tu as raté tout ton cursus scolaire. On ne se retrouve même plus dans tout ce que le professeur dit. Je viens de passer de longues heures qui me semblaient interminables à suivre le cours de Marketing. Le professeur là, aime trop parler sérieux. Nous sommes à la pause et je compte me rendre dans un restaurant pour manger quelque chose. Une fois à l'extérieur, je me mets à rechercher un taxi. Je ne vais quand même pas appeler Bobby pour si peu. Je cherche donc un taxi puis tout à coup, je sens une main me tirer. Moi : Hé lâche-moi. C'est la jeune femme qui fait partie de la b***e de Brad. Elle me tire jusque dans une von. Elle me plaque ensuite contre le mur et entoure mon cou de sa main. Il ne lui manque qu'à m'étrangler. Moi : Non mais, ça va pas chez toi? C'est quoi ton problème ? Elle : Écoute moi très bien, je suis venue te dire de rester très loin de Brad sinon tu sauras de quel bois je me chauffe tu entends ? Me menace t-elle en balançant la tête comme un serpent. Je la repousse violemment. Elle me colle une gifle. Je me redresse, choquée. Elle : Reste loin de Brad. Je t'ai averti. Elle est ensuite partie. Mon Dieu, qu'est ce que c'est que ça ? Elle est folle ma parole. Je prends mon téléphone pour appeler Brad.
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