ZAHRA SOUMAYA BINT OMAR SAOUD
Fann résidence, Dakar-Senegal
Je venais de garer ma voiture sur le parking de la maison. Les mains chargées, je suis entrée à l'intérieur. Après avoir terminé le travail aujourd'hui, je suis passée par une boutique de lingerie pour acheter quelques articles pour notre week-end avec Khalil. Il n'est pas encore au courant, c'est une surprise que je veux lui faire. Heureusement pour moi, il n'y a personne dans le salon. Depuis l'altercation entre Khalil et son père, je l'évite autant que possible. Ce jour-là, je me demande ce qui lui est passé par la tête pour se permettre de se comporter ainsi avec lui.
Lorsque j'ouvris la porte de la chambre, je le trouvai assis sur le lit. Cela faisait si longtemps qu'il n'était pas rentré aussi tôt du travail. Il semblait perdu dans ses pensées, au point de ne pas avoir remarqué ma présence.
Moi : Bonsoir, mon amour ! dis-je en m'asseyant à ses côtés.
Lui : Ah, mon cœur ! Je ne t'ai pas entendue rentrer.
Moi : Qu'est-ce qui se passe ? Tu sembles préoccupé.
Lui : Non, je suis juste un peu fatigué. Et toi, comment s'est passée ta journée ?
Moi : Épuisante, mais ça va ! Et la tienne ?
Lui : Pareil ! C'est quoi tous ces sachets ?
Moi : J'ai une surprise pour toi !
Lui : Ah bon ? C'est quoi ?
Je souris en me levant pour attraper l'un des sachets.
Moi : Tu vas devoir attendre encore un peu pour le découvrir. C'est pour notre week-end !
Lui, intrigué : Tu sais bien que je n'aime pas attendre...
Moi : Je sais, mais ça en vaudra la peine, je te le promets.
Il me regarda avec un sourire en coin, son air fatigué laissant place à une lueur de curiosité.
Lui : D'accord, je vais faire un effort, mais tu sais que je vais essayer de deviner !
Moi, en riant : Bonne chance, je suis sûre que tu n'y arriveras pas.
Je me penchai pour l'embrasser doucement, savourant ce moment de complicité. Après tout, ce week-end allait être une parenthèse précieuse pour nous deux, loin de toutes les préoccupations et tensions récentes.
Lui, après un moment de silence : Je suis vraiment content que tu aies pensé à ça. Ça va nous faire du bien.
Moi : Oui, je pense aussi. On en a besoin, toi et moi.
Il hocha la tête, puis se laissa tomber en arrière sur le lit, les yeux rivés au plafond.
Lui : Merci, mon amour. Je ne te le dis peut-être pas assez, mais je suis vraiment reconnaissant de t'avoir à mes côtés.
Je m'allongeai à ses côtés, posant ma tête sur son épaule.
Moi : Je serai toujours là pour toi, mon cœur.
Nous restâmes ainsi un moment, profitant simplement de la présence de l'autre. A un moment il décida de briser ce silence
Lui : J'ai quelque chose à t'annoncer.
Moi : Ah bon, je t'écoute.
Lui : Cela n'a rien à voir avec toi. Tu es une femme exceptionnelle, celle que tout homme rêverait d'avoir. Les années passées à tes côtés ont été un bonheur inestimable pour moi. Tu m'as toujours soutenu, dans les moments les plus difficiles, et je t'en serai éternellement reconnaissant. Mais...
Moi : Khalil, s'il te plaît, arrête de tourner autour du pot.
Lui, hésitant, prit une profonde inspiration avant de lâcher : Je voudrais épouser Diariatou, ma secrétaire.
Je restai silencieuse, le regard fixé sur lui, tentant de comprendre et d'analyser ce qu'il venait de dire. Le temps sembla se figer autour de nous, et un mélange de confusion, de douleur, et d'incrédulité s'empara de moi.
Les secondes s'étiraient, chaque battement de mon cœur résonnant douloureusement dans le silence de la chambre. Khalil semblait attendre une réaction, mais je n'arrivais pas à prononcer un mot.
Moi, la voix tremblante : Tu... tu veux épouser ta secrétaire?
Lui, visiblement mal à l'aise : Oui... Je sais que c'est soudain, mais je ressens quelque chose de fort pour elle. Ça ne change rien à ce que je ressens pour toi, mais...
Moi, coupant sa phrase : Mais tu veux être avec elle, c'est ça ?
Il baissa les yeux, incapable de soutenir mon regard.
Lui : Je ne voulais pas te blesser, je t'assure. Mais je pense que c'est la meilleure chose à faire. Diariatou et moi, on partage quelque chose de spécial...
Un mélange de colère et de tristesse m'envahit, me laissant le souffle coupé. Je me levai du lit, essayant de trouver mes mots, mais les larmes montaient déjà.
Moi, retenant mes sanglots : Je ne comprends pas, Khalil. Comment peux-tu dire que ça ne change rien entre nous alors que tu parles de marier une autre femme ?
Il se leva à son tour, tentant de s'approcher de moi, mais je fis un pas en arrière.
Lui : Écoute, je ne sais pas comment t'expliquer ça, mais j'ai besoin de suivre ce que je ressens. Ça ne veut pas dire que je veux te perdre.
Moi, avec une douleur amère dans la voix : Mais tu vas me perdre, Khalil. Comment pourrais-je rester à tes côtés en sachant que tu en aimes une autre, que tu veux l'épouser ?
Il ne répondit pas, son silence en disait long. Un lourd poids s'installa dans ma poitrine, rendant la situation insupportable. Je savais que rien ne serait plus jamais comme avant.
Moi : Je pense que j'ai besoin de temps pour digérer tout ça...
Je me dirigeai vers la porte, évitant de croiser son regard une dernière fois. Avant de sortir de la chambre, je m'arrêtai et, sans me retourner, je murmurai : Je t'ai aimé de tout mon cœur, Khalil...
Puis je quittai la pièce, le cœur brisé, laissant derrière moi tout ce que j'avais construit avec lui.
Je ne serai jamais capable de le partager avec une autre ! Et pourtant, on m'avait prévenue lorsque j'ai tout abandonné pour le suivre ici, tournant le dos à mes parents par amour pour lui. Et voilà comment il me remercie aujourd'hui.
J'étouffe mes sanglots avec ma main, et c'est presque en courant que je rejoins ma voiture, cherchant désespérément à m'éloigner de cette maison où j'ai l'impression d'étouffer. Les larmes brouillent ma vision, mais je m'efforce de garder le contrôle, de ne pas craquer avant d'être bien loin de cet endroit, loin de lui. Le moteur démarre, et sans réfléchir, je prends la route, sans destination précise, juste un besoin urgent de fuir, de mettre de la distance entre moi et cette trahison.
ALYSSA MARIANNE KANOUTÉ
Fann Residence, Dakar-Sénégal
Qui aurait cru que travailler dans l'entreprise de mon père serait aussi difficile ? Je n'ai plus de temps pour moi, tant le rythme est infernal. Heureusement, Cheikh Tidiane est là. Je comprends maintenant pourquoi papa l'apprécie autant. C'est quelqu'un de très intelligent, et il m'aide beaucoup. Ces derniers temps, nous avons commencé à nous rapprocher. Je ne m'endors jamais sans lui avoir parlé, et chaque matin, il prend soin de m'adresser quelques mots. J'adore cette relation qui commence à naître entre nous. Peut-être suis-je prête à donner une chance à l'amour, car je ne cache pas que voir Cathy épouser l'homme de sa vie m'a donné envie d'essayer. Cependant, je repousse toujours ces pensées lorsque je pense à Anissa, et cela m'empêche d'aller de l'avant.
C'est la sonnerie de mon téléphone qui me sortit de mes pensées. Un numéro inconnu s'affichait à l'écran.
Moi : Allô ?
Voix : Bonsoir, madame. J'ai un bouquet pour vous. Je suis devant la porte de votre maison.
Pourquoi avais-je l'impression d'avoir déjà entendu cette voix ?
Moi : D'accord ! J'arrive.
Je descendis les escaliers rapidement, et lorsque j'ouvris la porte, quelle ne fut pas ma surprise de voir Abdel devant moi.
Moi : Toi !
Lui : Je me disais bien que ta voix me disait quelque chose.
Moi : Que fais-tu ici ?
Lui : Toi, ça se voit que tu es vraiment bête ! Je t'ai bien dit que j'avais un bouquet pour toi, non ?
Moi : Pourquoi m'as-tu acheté un bouquet ?
Lui : Moi ? T'acheter un bouquet ? Plutôt le donner à une chèvre ! C'est de la part de ton petit copain, dit-il en me tendant les fleurs.
Je pris le bouquet, tentant de cacher ma surprise.
Moi : Donc, tu es livreur ?
Lui : Et ça te concerne pourquoi ? Signe ici, s'il te plaît. Dit-il en me tendant un carnet.
Moi : Tu pourrais être un peu plus poli.
Lui : Je ne suis pas ici pour faire la conversation. On n'est pas vraiment amis
Je signai rapidement le carnet, frustrée par son attitude. Juste au moment où Abdel allait parler, la voix de ma mère nous interrompit.
Elle : Alyssa, que fais-tu ici ?
Moi : Je...
Elle : C'est ton ami ? demanda-t-elle en désignant Abdel.
Lui : Bonsoir, madame.
Elle : Bonsoir, mon fils ! Vous allez bien ?
Lui : Oui, merci. Et vous ?
Elle : Très bien, merci ! Je suis Marianne Diop, la maman de ta copine.
Je restai figée, stupéfaite. De quelle copine parlait-elle ?
Moi : Non maman, ce n'est pas ce que tu crois. Lui, c'est juste un livreur.
Elle : Hei teudj ko ! (Ferme-la !) Comment vous appelez-vous, mon fils ?
Lui : Abdel Mansour Kebe, madame.
Elle : Un très joli nom. Entrez donc, ne restez pas là !
Lui : J'aurais bien aimé, mais j'ai encore des colis à livrer. Peut-être une autre fois.
Elle : Oui, in shaa Allah ! Enchantée de faire votre connaissance.
Lui : Le plaisir est pour moi. Passez une excellente fin de soirée.
Elle : À vous aussi.
Abdel s'éloigna avec un sourire poli, tandis que ma mère, visiblement ravie, me regarda avec un mélange de curiosité et de satisfaction.
Moi : Maman, c'est quoi ce comportement ?
Elle : C'est ton copain, non ? C'est lui qui t'a donné ce joli bouquet ?
Moi : Non, maman, ce n'est pas du tout ce que tu crois.
Elle : wayei Ki dh mo dakk Tidiane aller retour (Il est plus beau que ton Tidiane) !
Moi : C'est Tidiane qui a envoyé ce bouquet, juste pour ton information.
Elle : Motakh rafetoul li di melni takkou salade (C'est pourquoi ce n'est pas très joli).
Moi : T'es sérieuse ?
Elle : Ce garçon me semble familier, comme si je l'avais déjà vu.
Moi : Où est-ce que tu l'as déjà vu ?
Elle : Je ne suis pas sûre, mais il me rappelle beaucoup une ancienne amie à nous. Elle s'appelait Amsatou Tall, elle traînait souvent avec ton oncle Ahmed. Nous avons perdu contact après notre déménagement en France après mon baccalauréat.
Moi: peut-être c'est son fils?
Elle: je ne sais pas! Bon, va appeler ton frère et Zahra on va dîner
Moi: d'accord
Je partis mettre le bouquet dans le vase posé sur la table basse de ma chambre. Après avoir envoyé un message à Tidiane pour le remercier de son cadeau, je prévoyais de l'appeler plus tard.
Je toquai à la porte de la chambre de mon frère, qui m'invita à entrer. Je le trouvai assis par terre, visiblement bouleversé.
Moi : Khalil, qu'est-ce qui se passe ? Où est Zahra ?
Lui : Elle est partie !
Moi : Partie ? Où est-elle allée ?
Lui : Je ne sais pas !
Moi : Comment ça, tu ne sais pas ?
Lui : JE NE SAIS PAS ! ELLE EST PARTIE ! ELLE M'A QUITTÉ !
Moi : Je ne comprends pas ! Pourquoi t'a-t-elle quitté ?
Juste à ce moment-là, maman entra dans la pièce.
Elle : Que se passe-t-il ? J'entends vos cris depuis en bas.
Moi : Zahra est partie, elle l'a quitté.
Elle : quoi? Comment ça? Mais pourquoi ? Où est-elle allée ? Pourquoi est-elle partie ? Khalil, explique-nous ! Qu'as-tu fait ?
Khalil : Je... je lui ai dit que je voulais prendre ma secrétaire comme seconde épouse.
Elle : Quoi ? Khalil, tu es sérieux? Mais toi, tu es vraiment un chien? Un ingrat! Avec tout ce que Zahra a fait pour toi, c'est comme ça que tu la remercies ? Tei Ioe yay douguou tchi sénégalaise yi gni khamni loudoul mystique deffou ñiou ko! Di nagne leu lekk beu doto desseti deureum dem bayi leu fii! Ioe yallah nala akk Zahra toppou. Sache aussi si elle compte divorcer, je serai la première à la soutenir
Moi : Tu m'as vraiment déçu Khalil ! Et pourtant, je t'avais dit de mettre un terme à cette relation.
Elle : Donc toi aussi tu étais au courant de leur relation ?
Moi : Je pensais qu'il l'avait laissée.
Elle : Et bien, tu n'es pas mieux que lui ! En sachant cela, tu devais me prévenir. Tu es la mieux placée pour comprendre tout ce que Zahra a abandonné pour lui, alors tu ne devais pas permettre une telle chose. Maintenant, elle se retrouve seule, perdue dans une ville inconnue, parce que celui qui était censé la protéger lui a tourné le dos. Franchement, Khalil, tu es le pire des hommes.
Le choc et la déception étaient palpables dans la pièce, et Khalil se tenait là, les épaules affaissées, réalisant l'ampleur de ses erreurs.
Moi: maman, il faut impérativement qu'on l'a retrouve
Elle: je vais appeler le commissaire ndiaye c'est un ami à ton père pour voir ce qu'il peut faire
Moi: d'accord! Je vais contacter son cousin Amir pour savoir s'il est avec lui aussi
Elle: fait en sorte qu'il ne sache pas qu'elle a quitté la maison. Je crains qu'il prévienne sa famille et ça ne fera qu'empirer les choses
Moi: pas de soucis
Je sortis rapidement de la chambre pour appeler Amir. Je savais que je devais agir vite pour éviter d'aggraver la situation. Après plusieurs sonneries, il finit par décrocher.
Amir : Allô ?
Moi : Amir, c'est Alyssa la belle sœur de Zahra. En fait la situation est un peu urgente. Tu n'as pas vu Zahra récemment, par hasard ?
Amir, visiblement inquiet : Non, ça fait un moment je n'ai pas eu de ses nouvelles. Pourquoi ?
Moi : Elle a quitté Khalil, et il semble qu'elle soit partie sans laisser de trace. On a besoin de la retrouver immédiatement. Ne dis rien à personne pour l'instant, surtout pas à sa famille.
Amir : Je comprends. Je vais essayer de la joindre et te tiendrai au courant.
Je raccrochai et me précipitai vers ma mère. Elle était déjà en ligne avec le ministre de l'Intérieur, l'air préoccupé.
Elle : Il va faire tout ce qu'il peut pour nous aider. Je suis en train de lui donner les détails nécessaires.
Moi : d'accord. J'espère qu'on pourra la retrouver avant qu'il ne soit trop tard."
Elle : Je l'espère aussi. En attendant, reste en contact avec Amir.
Nous passâmes les heures suivantes à coordonner nos efforts. Je contactai des amis de Zahra et des collègues pour voir s'ils savaient où elle pouvait être.
Finalement, le téléphone sonna. C'était Amir.
Amir : Je l'ai trouvée. Elle est avec moi. Elle est en sécurité, mais elle refuse de parler à quiconque pour l'instant.
Un soupir de soulagement m'échappa, suivi par un flot de questions.
Moi : Merci, Amir. Quand elle sera en mesure de parler tu me fais signe
Amir : Bien sûr! Allez bonne nuit
Moi: d'accord! A toi aussi
Je retournai vers ma mère pour lui annoncer la nouvelle.
Moi : Zahra est en sécurité ! Elle est avec Amir.
Elle : Alhamdoulillah ! Tu lui as parlé ?
Moi : Non, il a dit qu'elle n'était pas en mesure de parler pour l'instant.
Elle : Je la comprends ! Va te reposer, tu as l'air épuisé.
Moi : D'accord ! Dors bien.
Elle : Toi aussi, mon cœur.
Je rejoignis ma chambre le cœur lourd. Une fois de plus, un homme me fait douter de l'amour. Après tout ce que Zahra a fait pour lui, il a quand même choisi d'aller vers une autre.
Je me laissai tomber sur mon lit, sentant l'épuisement me gagner. Les événements de la journée tournaient en boucle dans ma tête. Khalil, mon propre frère, avait brisé la confiance de la femme qui l'aimait le plus au monde. Comment avait-il pu être si aveugle, si insensible ?
La sonnerie de mon téléphone m'extirpa de mes pensées. Je jetai un coup d'œil à l'écran, et le nom de Cathy s'afficha.
Elle : Hello, single lady !
Moi : *rire* Tu commences à te pousser des ailes, toi.
Elle : Surveille ton langage, petite fille, c'est à Madame Diouf que vous vous adressez !
Moi : Cathy, va te faire voir.
Elle : *rire* Sinon, ça dit quoi ? Comment est la vie sans moi à tes côtés ?
Moi : Bien ! Elle est super bien !
Elle : Tu sais bien que tu es en train de te mentir. J'en suis sûre que tu souffres.
Moi : *rire* Fiche-moi la paix ! Où est ton époux pour que tu te permettes de m'appeler à cette heure ?
Elle : Il n'est toujours pas rentré. Je me sens un peu seule.
Moi : Pourquoi tu ne discutes pas avec tes belles-sœurs ?
Elle : Hi boy, gni damaleine di meuytou. Beuguou meu beine problème ak ñiom. Dès que je finis de manger, je file dans ma chambre. Tu te rends compte que depuis que je suis arrivée, je n'ai vu son père qu'une seule fois !
Moi : C'est mieux pour toi, ça t'évitera des ennuis.
Elle : C'est ça ! En plus, il y a leur grand-mère... makk bou rew baa doff leu deff. Khamna mom souma koy ñiouss sakh douma ko tayy.
Moi : *rire* Soko dorei moi dé, que vas-tu faire ?
Elle : Tu oublies qu'on est dans le pays de "ndogualou Yallah". Je dirai seulement que c'est l'œuvre de Dieu.
Moi : C'est ça, ouais
Elle : Bon, demain tu fais quoi ?
Moi : Vu que c'est samedi, je compte bien me reposer, rattraper mes séries, et le soir aller dîner avec Tidiane.
Elle : Tidiane ! Donc tu es toujours avec lui ?
Moi : Cathy, m***e !
Elle : *rire* Ah, mougui ñiaw dh ! Mais c'est bien, ça te permettra de ne pas te sentir seule, et qui sait, tu pourras peut-être lui donner sa chance.
Moi : Hmm.
Elle : En fait, je voulais que tu viennes m'aider demain. Je dois cuisiner un déjeuner pour toute la génération des Diouf.
Moi : *rire* Non, tu rigoles ?
Elle : Je te jure, depuis que ma belle-mère me l'a dit, je ne dors plus la nuit. Si je floppe, je range mes affaires et je reviens chez mes parents.
Moi : Non, ça n'arrivera pas ! Comment comptes-tu t'y prendre ?
Elle : Je ferai quelque chose de simple, par exemple du yassa poulet, car je sais que mes belles-sœurs ne m'aideront pas, vu que je les côtoie à peine.
Moi : Y'a pas de souci avec ça ! Je viendrai avec Fatou et Oumy, comme ça elles pourront nous aider.
Elle : C'est pour ça que je t'aime, mon petit cœur ! Tu as toujours de bonnes idées.
Moi : On passera au marché pour acheter tout ce qu'il te faudra avant de venir.
Elle: parfait! Une tâche de moins.
Moi: ne t'inquiète pas! Tout se passera. Allez, je te laisse. Je vais aller me reposer. On se voit demain
Elle: d'accord mon bébé! Bonne nuit
Moi: à toi aussi.
Je partis prendre une bonne douche pour diminuer le stress avant d'aller me coucher. L'eau chaude glissait sur ma peau, emportant avec elle les tensions accumulées de la journée.
Après ce qui me parut être une éternité, je coupai l'eau, enroulai une serviette autour de moi, et me dirigeai vers ma chambre. Je me sentais un peu plus apaisée, je m'habille puis m'installai dans mon lit, l'esprit un peu plus léger, et fermai les yeux, espérant que le sommeil m'emporterait rapidement.