Mourad était allongé sur le canapé, la tête rejetée en arrière, un bras posé sur son front. Il avait l'air épuisé, les traits tirés. Il ne leva pas la tête quand elle entra.
- T'es comme ça à cause de la réunion ? demanda-t-elle en s'approchant.
- Je veux pas en parler.
Elle s’installa à califourchon sur ses jambes, lentement, sans brusquerie. Il ne bougea pas. Du bout des doigts, elle lui caressa le torse à travers sa chemise à moitié ouverte.
– Je sais pas ce qui s’est dit… mais ce que je sais, c’est que t’as merdé en choisissant Khoudia. T’as voulu jouer avec le feu. Fallait pas t’étonner que ça te brûle.
Mourad se redressa légèrement, appuyant ses avant-bras sur ses cuisses. Son regard était sombre.
– J’ai pas la tête à me disputer avec toi, là.
– T’es vraiment aigri, en fait.
Il la fixa, un éclat amer dans les yeux.
– Oui. Et ça se voit, non ?
Il n’attendait ni compassion, ni douceur. Juste qu’on le laisse ruminer sa rage. Mais Zaynab, elle, était étrangement calme. Elle n’avait aucune intention de le ménager.
Elle le regardait, le visage serein, presque satisfaite.
Parce qu’au fond… il l’avait bien cherché.
Zaynab continua de le taquiner, s’amusant de son humeur. Elle savait très bien ce qu’elle faisait. Son ton léger, son sourire provocateur, sa manière de caresser son torse en effleurant juste assez pour le titiller.
– Zaynab, grogna Mourad. Arrête.
Mais elle ne s’arrêta pas.
Et il savait qu’elle ne le ferait pas.
Elle était comme ça. Têtue. Insolente. Provocante. Et, étrangement, c’était aussi ce qui l’attirait à elle comme un aimant.
Il se redressa, s’assit sur le canapé. Elle resta installée sur lui, leurs visages désormais face à face.
– p****n… même quand j’suis énervé, t’arrives à m’énerver encore plus, lâcha-t-il entre ses dents.
Zaynab éclata de rire.
Elle glissa ses bras autour de son cou, le tira vers elle, et l’embrassa.
Le b****r fut profond, chargé, comme un exutoire. Mourad répondit aussitôt, ses mains glissant le long de sa taille, remontant lentement. Il la serrait contre lui, la bouche collée à la sienne, et ses gestes devenaient de plus en plus intrusifs.
Elle s’écarta un instant, un sourire au coin des lèvres.
– J’suis pas venue pour ça, chuchota-t-elle, à moitié essoufflée.
La voix grave de Mourad se fit entendre, rauque, presque menaçante.
– T’es venue pour quoi, alors ?
Zaynab le fixa, joueuse.
– Pour t’entendre parler… ta voix est sexy.
Il ricana doucement, les yeux toujours rivés sur elle.
– Tu kiffes ça, hein ?
Elle ne répondit pas. Elle l’embrassa à nouveau. Cette fois, plus lentement. Mourad passa ses mains sous son haut, caressa sa peau, puis ses lèvres quittèrent sa bouche pour descendre dans son cou. Il souleva doucement son haut, embrassa la naissance de sa poitrine. Zaynab se cambra légèrement, frémissante.
Puis soudain…
– Pardon… je n’ai rien vu. Rien du tout.
La voix de la gouvernante coupa net le moment. Elle venait d’entrer sans prévenir, un plateau de fruits à la main. Elle recula aussitôt, les joues rouges, les yeux fuyants, la panique palpable dans son regard.
– Je… excusez-moi.
Elle referma la porte derrière elle, le plus discrètement possible, mais son ton avait trahi son trouble.
Zaynab, figée sur Mourad, ouvrit de grands yeux.
Mourad soupira longuement, la tête retombant contre le dossier du canapé.
– Je vais la virer, j’te jure.
Zaynab explosa de rire.
– Calme-toi, dit Zaynab en souriant, la voix encore douce. Elle ne t’a rien fait, ta gouvernante.
Mourad lui lança un regard noir, puis détourna les yeux, agacé.
– Viens. On monte dans la chambre.
Zaynab haussa un sourcil, provocante.
– Pourquoi faire ?
Il la fixa, un sourire en coin.
– Tu le sais très bien.
Elle secoua lentement la tête, amusée.
– Non. Dis-le-moi. J’veux l’entendre de ta bouche.
Mourad la regarda sans ciller, la voix toujours aussi grave.
– Tu m’as donné envie de toi.
Zaynab mordilla sa lèvre, amusée et flattée.
– T’es trop énervé, ça va se transformer en vengeance ton truc… Si on va dans cette chambre, tu vas pas me f***********r, tu vas me b****r.
Mourad esquissa un sourire, lent, dangereux.
– Tu me connais bien… Oui. Je vais te b****r. Parce que tu m’as énervé. Et t’aimes ça, pas vrai ?
Zaynab se pencha à son oreille.
– J’adore quand t’es vulgaire comme ça. T’es encore plus sexy.
Il n’ajouta rien. Il se leva d’un geste fluide, la porta dans ses bras sans prévenir. Elle lâcha un petit cri de surprise avant de rire franchement, accrochée à son cou. Mourad quitta le salon en la portant, sans un mot, déterminé, ses pas résonnant dans les couloirs de la villa.
Zaynab riait encore lorsqu’ils passèrent la porte de la chambre, son parfum s’accrochant à lui comme une provocation supplémentaire.
La porte se referma derrière eux.
La chambre était baignée d’une lumière tamisée. Les rideaux légèrement tirés laissaient filtrer les lueurs orangées du soleil déclinant. Mourad la déposa lentement sur le grand lit aux draps blancs immaculés, sans la quitter des yeux. Il y avait dans son regard quelque chose de trouble, un mélange de tension, de désir et de colère maîtrisée.
Zaynab s’allongea doucement, les cheveux en cascade sur l’oreiller, la respiration déjà plus lente. Mourad resta un instant debout au bord du lit, l’observant. Puis il se pencha sur elle, ses mains glissant le long de ses hanches, remontant sous son haut qu’il lui retira avec lenteur. Zaynab frissonna légèrement au contact de ses paumes chaudes sur sa peau nue.
– Tu réalises ce que tu fais de moi ? murmura-t-il en déposant un b****r sur son épaule, puis dans le creux de son cou.
Elle ferma les yeux, la voix à peine audible.
– Toi aussi, tu me rends folle.
Leurs souffles se mêlèrent à nouveau, leurs gestes devenaient plus impatients, plus directs. Mourad savait exactement où la toucher, comment l’embrasser, comment la désarmer. Et Zaynab ne résistait pas. Elle n’en avait pas envie. Pas ce soir. Pas avec lui.
Ses baisers glissèrent le long de sa poitrine, puis de son ventre, tandis que ses mains défaisaient les boutons de son pantalon sans précipitation. Chaque geste était précis, chargé de tension.
Zaynab bascula la tête en arrière, laissant échapper un soupir. Mourad la voulait avec une intensité brute, possessive. Et elle le laissait faire, se laissant submerger par la chaleur de ses gestes, par sa voix grave qui murmurait à son oreille, par la manière dont il la regardait, comme si elle lui appartenait.
– Tu vas arrêter de me provoquer maintenant ? murmura-t-il, la voix grave, les lèvres effleurant sa peau.
Zaynab le fixa, défi dans le regard.
– Et si j’ai encore envie de te rendre fou ? Tu vas faire quoi, Mourad ?
Il répondit par un sourire sombre, puis la saisit par les poignets et les plaqua doucement au-dessus de sa tête.
– Je vais te le faire regretter… Tu veux jouer ? Tu vas assumer, princesse.
Elle frissonna, sans détourner les yeux.
– Tu parles trop. Montre-moi.
Mourad laissa échapper un souffle, puis pencha la tête vers elle, sa bouche glissant dans son cou, sur sa clavicule, descendant lentement.
– T’es insolente… Et j’aime ça. Tu mérites d’être punie ce soir.
– Alors punis-moi, souffla-t-elle, déjà essoufflée.
Il la fit se cambrer, sa main remontant le long de sa cuisse. Puis il la pénètre subitement, Zaynab lâche un gémissement.
Chaque mot de lui était un ordre masqué sous le désir.
– Reste tranquille. Laisse-moi faire.
Elle gémit quand il se fit plus insistant. Il la dominait totalement, physiquement et verbalement. Elle le laissait faire, perdue dans cette emprise. Ses mots, ses gestes, son autorité l’enveloppaient.
– Dis-moi que t’aimes quand je te prends comme ça, souffla-t-il entre deux baisers brûlants.
– J’adore… quand tu me possèdes.
Il remonta vers elle, leurs visages proches, leurs souffles mêlés.
– Tu m’appartiens, Zaynab. Et ce corps, il est à moi.
– Ce soir, oui… entièrement à toi.
Puis il l’embrassa à nouveau. Il continue ses vat et vient plus fort, plus profond.
— Pourquoi tu cherches toujours à m’énerver ?
Sa voix était grave, tendue, ses mains sur ses hanches.
Zaynab ne répondit pas. Elle se cambra encore plus, un frisson dans la nuque.
— Réponds-moi, Zaynab.
— Parce que je t’aime comme ça.
Sa voix était basse, provocante.
— Fort, dangereux... irrésistible.
Il s’approcha lentement, ses yeux sombres plongés dans les siens.
— Tu veux jouer avec le feu ?
— Seulement si c’est toi l’incendie, souffla-t-elle.
Un sourire fendit ses lèvres. Il n'ajouta rien. Juste le silence. Et le contrôle absolu.
Ce ne fut plus que des halètements, des ordres murmurés, des soupirs exaucés, jusqu’à ce qu’ils s’effondrent, essoufflés, mêlés, marqués par ce qu’ils venaient de vivre.
À suivre