Chapitre 14

1460 Words
Khoudia fondit en larmes, se leva à moitié. - Pardon... s'il te plaît, pardon... Je voulais pas... je voulais juste... - C'est inutile, coupa-t-il froidement. Tu peux pleurer autant que tu veux. Je t'aime pas, Khoudia. Sans accorder un regard de plus, il tourna les talons, traversa la maison et donna ses instructions à la gouvernante. - Prépare mes valises. Je quitte cette maison ce soir. Puis il disparut dans l'escalier, sans se retourner. Quelques jours avaient passé depuis l'incident. Entre Mourad et Zaynab, les tensions s'étaient étrangement dissipées. Ils s'étaient rapprochés, presque naturellement, comme si leur colère avait laissé place à une autre forme de langage, plus intime, plus charnelle. Au bureau, ils faisaient en sorte de garder les apparences intactes, évitant les regards, les gestes suspects. Mais dès que les portes se fermaient, leurs lèvres se retrouvaient, leurs mains se cherchaient, et leur souffle se mélangeait dans de brefs instants volés au silence. Ce soir-là, Zaynab se préparait avec soin. Elle enfila une robe beige, épurée, qui sculptait sa silhouette avec une élégance naturelle. Les fines bretelles dénudaient ses épaules avec délicatesse, tandis qu'une fente subtile dévoilait un pan de sa jambe avec retenue. Le tissu, doux, ajusté, épousait ses courbes, révélant une féminité maîtrisée. À ses pieds, des sandales ornées de détails métalliques offraient un contraste audacieux à cette tenue minimaliste.  Elle descendit l'escalier, prête à rejoindre la salle à manger, mais s'arrêta net en entendant des voix masculines. Des rires, des discussions... des voix qu'elle reconnut aussitôt. Elle entra dans la pièce et resta figée. Autour de la table, Mourad était installé. À ses côtés, Sami, son frère aîné, et Maysa. Et en face, son père et sa mère, visiblement très à l'aise. Sami leva la tête et sourit. - Te voilà enfin. Zaynab fronça les sourcils, confuse. - Qu'est-ce qui se passe ici ? Sami haussa les épaules, amusé. - On est venus dîner. Quoi d'étrange ? Elle jeta un coup d'œil à Mourad, qui, lui, gardait un air calme, presque innocent. Mais ses yeux la dévoraient. Et elle le sentait. Son père, déjà en train de se servir, lui fit signe de s'asseoir. - Installe-toi, Zaynab. Le repas est servi. Elle n'osa pas protester. Elle prit place, silencieuse, sous le regard de sa mère qui, elle, n'avait pas perdu une miette des regards échangés entre sa fille et le fiancé. Pendant tout le dîner, les regards entre Mourad et Zaynab furent furtifs mais chargés. Des clins d'œil discrets, des sourires à peine esquissés. Une tension douce et électrique dans l'air. Et Samira, la mère de Zaynab, observait tout cela avec une attention silencieuse, sans pour autant intervenir. Après le dîner, tous s'installèrent dans le salon familial. La gouvernante entra discrètement pour déposer un plateau d'argent sur la table basse, garni de verres, d'une théière fumante et de quelques dattes. Samira, assise avec élégance sur le canapé, adressa un regard interrogateur à Mourad, devinant qu'il n'était pas là uniquement pour savourer un repas. Mourad prit la parole, posément, le regard assuré. - Je suis venu ce soir parce que je souhaitais vous parler officiellement, avant d'entamer les démarches. Je veux épouser Zaynab. Un silence tomba aussitôt. Zaynab tourna lentement la tête vers lui, les yeux écarquillés. Ses parents étaient figés. Son père posa sa tasse avec lenteur, Samira le fixait, muette de stupeur. Seul Sami, appuyé contre le dossier de son fauteuil, ne montra aucun étonnement. Quant à Maysa, elle détourna les yeux, le visage fermé, indifférente. - Tu es déjà marié, lança Samira, d'une voix sèche. - Traditionnellement, oui, répondit Mourad calmement. Mais Khoudia n'a jamais été mon choix. - Tu l'as quand même choisie, souligna Maysa sans le regarder. - J'ai validé une union imposée. Ce n'est pas pareil, rétorqua-t-il. Le père de Zaynab fronça les sourcils. - Ma fille n'épousera pas un homme déjà marié. Elle ne sera jamais une deuxième femme. Un nouveau silence s'installa. Tous attendaient la suite. Sami, d'un ton posé, intervint. - Père... Mourad est sincère. Il ne joue pas. S'il est là ce soir, c'est qu'il est prêt à assumer. Samira se retourna brusquement vers lui. - Comment peux-tu dire ça, Sami ? Tu veux vraiment que ta sœur devienne la seconde épouse d'un homme qui partage déjà sa vie avec une autre ? - Ils s'aiment. Et je préfère voir ma sœur heureuse avec l'homme qu'elle a choisi, plutôt que mariée à un autre pour sauver les apparences. Samira secoua la tête, furieuse. - Jamais. S'il veut Zaynab, qu'il divorce d'abord. Qu'il montre ce qu'il vaut. Mourad hocha lentement la tête. - Il n'y a aucun problème. Ce sera fait. Puis il se leva, bouton de veste remonté, regard ferme. - Je vais y aller maintenant. Bonne soirée à vous. Zaynab, toujours en état de choc, se leva à son tour. - Je vais le raccompagner. Ils sortirent ensemble sous les regards silencieux. Mourad monte dans sa voiture, Zaynab prend place à ses côtés sans un mot. - Qu'est-ce qui te prend, Mourad ? Il tourne la tête vers elle, son regard profond, grave. - Je veux que tu sois ma femme. Je veux que tu sois à moi, entièrement. Zaynab le fixe, déconcertée. - Je t'ai pourtant dit que je ne serai jamais une deuxième femme. - J'ai déjà contacté les sages pour rompre ce lien avec Khoudia. Il ne baissait pas les yeux. Il assumait tout. - Tu es sûr de toi ? - Je ne l'ai jamais été autant. Je ne comprends même pas comment j'ai pu me laisser manipuler par ma mère. Zaynab laisse un léger sourire se dessiner sur ses lèvres. Mourad la contemple un instant. - Tu me manques. - Mon corps ou moi ? - Les deux. Un silence tendre les enveloppe. Il effleure sa main. - Viens avec moi à la villa. - Je ne peux pas. Je ne vais pas laisser ma famille. Pas ce soir. Il acquiesce sans insister. Mais elle sait. Elle le voit. Ce n'est pas la frustration qu'il cache, c'est le manque. Le désir. Alors elle se penche vers lui, lentement. Ses doigts glissent sur sa cuisse, remontent vers sa ceinture. Mourad ferme les yeux un instant, tendu. Zaynab ouvre sa braguette et caresse son s**e à travers son short sans la détourner du regard. Elle ignore ce qui l'a poussée à faire cela. Elle retire son g***d de son short. Il la laisse agir Alors elle se penche vers lui. Un moment suspendu. Avec délicatesse, Zaynab avait avalé son g***d. Elle voulait le faire é******r. Elle commence à le s***r avec passion. Mourad la contemplait en train de faire. Son souffle devient court, contrôlé. Il pose une main sur sa nuque, sans la retenir. Après quelques minutes, Mourad saisit son g***d et le papote le visage avec, pour finalement le mettre dans la bouche de Zaynab. Elle continue de le s***r sans relâche. Sa queue est énorme, bien gonflée et continue de grandir au fur et à mesure de ses mouvements. Mourad gémit avec sa voix tranchante, ne laissant planer aucun doute. Il a eu droit à une superbe pipe, à la fois sensuelle et sauvage. Tout se fait dans le silence de la nuit, dans l'habitacle encore tiède. Mourad se mord la lèvre, sa tête bascule légèrement en arrière. Elle sent son corps vibrer sous elle, fort, tendu, fébrile. Zaynab retire sa bouche pendant un court instant et son visage se remplit du sperme de Mourad. Mourad lui donne un mouchoir pour qu'elle puisse se sécher le visage. Il l'enlace, l'embrasse. Elle sort de la voiture, ajuste sa robe, le fixe. - Bonne nuit, Mourad. Il ne répond pas. Il la regarde simplement s'éloigner, le souffle encore coupé. Puis il démarre, les nerfs à fleur de peau, les pensées pleines d'elle. ● Deux jours plus tard, les sages étaient venus. La grande réunion se tenait dans le salon principal de la villa. L'atmosphère était pesante. Khoudia, assise sur un large fauteuil, pleurait sans retenue. Deux tantes de Mourad, venues en renfort, tentaient tant bien que mal de la calmer. - Tu ne peux pas traiter une épouse comme ça, Mourad, s'exclama l'une d'elles d'un ton indigné. Vous venez à peine de vous marier ! - Tu devrais avoir honte, ajouta l'autre. Une femme ne se jette pas comme un jouet usé. Mourad, debout face à eux, les bras croisés, resta impassible. - Je ne suis pas amoureux, dit-il d'une voix dure. Samer, son oncle, le regardait d'un air sévère. – Le mariage n’est pas un jeu de sentiments qu’on allume ou qu’on éteint au gré des jours. Ce n’est pas aimer aujourd’hui et rejeter demain. – Je ne l’ai jamais voulue, répondit Mourad sèchement. On me l’a imposée. À suivre
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