Zaynab se leva, le souffle encore un peu court, ses cheveux en désordre et un sourire discret sur les lèvres. Elle ramassa ses vêtements éparpillés, glissa son jean sur ses jambes et ajusta son haut d'un geste rapide.
- Tu vas où comme ça ? demanda Mourad d'une voix grave, sans bouger du lit.
- Je rentre chez moi, répondit-elle en attachant ses cheveux.
Il se redressa sur un coude, les yeux fixés sur elle.
- Tu peux rester ici, tu sais.
Zaynab ricana légèrement.
- Non, merci. On a assez joué pour ce soir.
Il fronça les sourcils. Il la regardait comme s'il cherchait à la lire entre les lignes.
- Tu veux pas devenir ma femme, mais tu te donnes à moi sans réfléchir...
Elle le fixa, un éclat provocateur dans les yeux.
- Parce que j'aime ça. Et ça n'a rien à voir avec le mariage.
Mourad passa une main sur son visage, frustré.
- Ça peut pas continuer comme ça, Zaynab. Faut qu'on se marie.
Elle s'approcha de la porte, se retourna juste avant de sortir.
- Bon courage alors... et bonne chance.
Elle disparut, le laissant seul dans la chambre, perdu entre son désir de la posséder totalement et cette emprise qu'elle avait sur lui.
Les jours passèrent. Mais loin de mettre de la distance, cette nuit les avait rapprochés. Au bureau, ils se cherchaient constamment, des regards lourds de sous-entendus, des remarques acides à peine déguisées. Chaque tension finissait dans un frisson, une porte verrouillée, un instant volé.
À la villa, ils ne se cachaient plus. Ils s'aimaient sans retenue, sans promesse, mais avec cette intensité rare qui mélange passion et confusion. Ils s'évadaient aussi, ensemble. Dîners privés dans des restaurants feutrés, excursions loin de la ville, virées improvisées sous prétexte d'un rendez-vous ou d'un besoin d'air.
Zaynab ne lui appartenait pas encore officiellement. Mais dans les faits, Mourad ne regardait plus aucune autre femme. Et elle le savait très bien.
●
Un mois après, les choses avaient changé entre eux. Pas officiellement, mais dans les gestes, dans les regards, dans cette manière dont ils s'appartenaient sans jamais l'avoir dit.
Ce jour-là, Mourad s'habillait avec soin. Il avait passé la journée avec Zaynab, comme souvent ces dernières semaines. Mais en fin d'après-midi, un appel de son oncle Samer était tombé, sec, sans explication : les sages voulaient lui parler. Et pas au téléphone. Au manoir familial.
Zaynab, étendue sur le grand lit, le regardait se boutonner sa chemise en silence. Puis, elle rompit le silence.
- C'est quoi cette réunion encore ? demanda-t-elle, un brin inquiète.
- Je sais pas, répondit-il en nouant sa montre, le ton neutre.
Elle se redressa, les sourcils froncés.
- Tu sais pas ou tu veux pas dire ?
Il s'approcha, déposa un b****r sur son front.
- Je sais pas, vraiment. Samer m'a juste dit de venir. Rien de plus.
Zaynab soupira, agacée.
- Je comprends pas pourquoi ils s'acharnent à refuser ton divorce. C'est pas logique. Tu veux plus d'elle, elle sert à quoi ? C'est quoi ces traditions absurdes ?
Mourad s'arrêta quelques secondes, hésitant. Il aurait pu lui dire. Il aurait dû lui dire que Khoudia est probablement enceinte de lui. Mais il resta silencieux. Parce qu'il la connaissait. Parce qu'il savait que si elle apprenait, elle exploserait.
Il se contenta de répondre calmement.
- Ouais... la tradition est compliquée.
Zaynab le fixa. Elle sentait qu'il lui cachait quelque chose. Elle le connaissait trop bien. Mais elle ne força pas. Pas encore. Elle se leva, le suivit jusqu'à la porte. Son regard disait tout : elle n'aimait pas le sentir partir dans le flou. Pas maintenant, pas après ce qu'ils vivaient.
- Tu m'appelles dès que c'est fini ? lança-t-elle.
- Promis.
Mais même en promettant, il sentait le mensonge dans sa gorge. Car s'il devait lui dire un jour que Khoudia était peut-être enceinte... ce jour-là, ce serait une guerre.
Zaynab se leva doucement du lit, drapée dans un simple t-shirt qu'elle lui avait volé. Elle s'approcha de lui à pas lents, les yeux rivés aux siens. Elle attrapa le col de sa chemise à peine boutonnée et l'attira vers elle pour l'embrasser.
Le b****r était d'abord léger, presque tendre. Puis elle recula d'un pas, le fixa avec un air qui disait tout. Il allait partir. Elle n'aimait pas ça.
- Ils t'attendent, hein ? lança-t-elle d'un ton sec.
- Ouais. Et je peux pas les faire poireauter, répondit-il, la voix basse.
- Ils peuvent attendre encore longtemps, murmura-t-elle en posant ses mains sur sa nuque.
Elle l'embrassa à nouveau, cette fois avec plus de force. Mourad posa une main ferme sur sa hanche, l'attira brutalement contre lui. Le b****r devint plus intense, chargé de tension et de frustration. Ses doigts s'enfonçaient légèrement dans la chair de ses hanches, ses lèvres écrasaient les siennes comme s'il voulait la faire taire, la faire plier.
- Zaynab... soupira-t-il entre deux baisers.
Mais elle n'écoutait pas. Elle l'embrassait comme si elle voulait l'empêcher de partir, comme si ce b****r pouvait le retenir là, dans cette chambre, entre eux deux seulement.
Il finit par rompre le b****r, le souffle court.
- Si je reste encore une minute, je pars plus, déclara-t-il, les yeux plantés dans les siens.
Zaynab lui sourit, satisfaite de l'effet qu'elle produisait.
- C'est bien ce que je voulais.
À peine avait-elle prononcé ces mots que Mourad réagit. Brutalement, il la retourna et la souleva d'un geste sec, la porta jusqu'au lit, la jeta sur les draps froissés. Une main sur le bas de son dos pour la maintenir en place.
Zaynab poussa un petit rire étouffé, mi-surprise, mi-provocatrice. Elle connaissait ses réactions par cœur. Il était prévisible dans son imprévisibilité. C'était ce qui la rendait accro.
- T'as vraiment décidé de me rendre fou aujourd'hui, murmura-t-il en se penchant à son oreille.
Elle tourna légèrement la tête, un sourire mutin aux lèvres.
- Et tu crois que t'es le seul à savoir jouer ?
Il se pencha plus près, sa voix grave, chaude et tendue.
- Tu me cherches, Zaynab... Et quand tu me cherches comme ça, tu sais ce que tu trouves.
Elle frissonna. Pas de peur. De désir. De ce frisson que seule la tension entre eux savait provoquer.
- Alors vas-y, bébé, dit-elle dans un souffle.
Il ne répondit pas tout de suite. Il la saisit fermement par la taille, la tira sans douceur vers le lit. D’un geste sec, il la poussa contre les draps. Son corps se cambra instinctivement, ses mains cherchant un appui.
Lentement, il se penche. Son souffle effleura sa nuque, glacé et brûlant à la fois. D'un geste sec, il la poussa contre les draps. Son corps se cambra instinctivement, ses mains cherchant un appui.
- T'es vraiment folle de me retenir comme ça, murmura-t-il, voix basse et grave.
Elle ne bougea pas, sentant le poids de son corps juste derrière elle.
- Je contrôle tout, chuchota-t-elle, défiant son silence.
Il laissa glisser ses doigts le long de sa colonne vertébrale, jouant avec sa peau, presque cruel. Il caressait son s**e.
- Tu crois. Mais ce soir, c'est moi qui décide.
Un silence, puis il se redressa, mains posées de chaque côté de sa tête, l'empêchant de se retourner.
- Tu vas apprendre à te soumettre. Tu vas apprendre que tes jeux... finissent toujours par me revenir.
Elle sentit son souffle sur son oreille, la promesse d'un danger délicieux. Il la pénètre subitement. Il commence ses va-et-vient brutalement. Zaynab adorait ça, elle criait comme une folle. Elle aime quand il la fait l'amour en levrette. Et Mourad aussi adore ça. Il aime quand ses fesses claque et surtout quand il la donne des fessées, elle ne pouvait que gémir.
Elle gémit bas, cambrée davantage, les jambes maintenant bien ancrées au matelas.
Soudain le téléphone de mourad se met à sonner.
Alors qu'il s'était retiré d'elle sans un mot, attrapant son téléphone pour répondre à un appel, Zaynab se redressa brusquement, furieuse.
- T'es sérieux là ? Tu t'arrêtes comme ça en plein milieu ?
Mourad fronça les sourcils, le regard dur.
- C'était important, Zaynab.
- Plus important que moi, visiblement.
- Arrête ton cinéma.
- Non, toi arrête de croire que je vais tout accepter !
Il la fixa, tendu, puis jeta son téléphone sur le fauteuil.
- Tu m'énerves quand tu fais ta capricieuse.
- Et toi tu m'énerves quand tu me fais passer après tout !
Un silence brutal. Puis Mourad s'approcha, la saisit par la taille.
À suivre