La forêt s’ouvrit brusquement. Ce ne fut pas une transition douce, mais une rupture nette, comme si le monde changeait de souffle. Les arbres s’écartèrent d’un même mouvement silencieux, dévoilant une vallée immense baignée d’une lumière irréelle. La lune trônait au-dessus, pleine et immobile, suspendue dans un ciel sans nuages, trop parfaite pour être naturelle. Au centre de la vallée s’élevait le Palais Lunaire. Elle s’arrêta, incapable d’avancer davantage. Le palais n’était ni entièrement de pierre, ni entièrement de lumière. Ses tours semblaient sculptées dans un marbre vivant, veiné d’argent, et pourtant elles pulsaient doucement, comme si une respiration lente animait l’ensemble. Des arches immenses s’élevaient vers le ciel, reliées par des ponts translucides sur lesquels glissai

