Pendant ce récit, M. Denizet avait écouté attentivement, sans approuver ni désapprouver. Et Mme Bonnehon eut un léger embarras à finir ; puis, se décidant : – Mon Dieu ! je ne dis point que mon frère n’ait pas voulu plaisanter avec elle. Il aimait la jeunesse, il était très gai, sous son apparence rigide. Enfin, mettons qu’il l’ait embrassée. Sur ce mot, il y eut une révolte pudique des Lachesnaye. – Oh ! ma tante, ma tante ! Mais elle haussa les épaules : pourquoi mentir à la justice ? – Il l’a embrassée, chatouillée peut-être. Il n’y a pas de crime là-dedans... Et ce qui me fait admettre cela, c’est que l’invention ne vient pas du carrier. Louisette doit être la menteuse, la vicieuse qui a grossi les choses pour se faire peut-être garder par son amant, de façon que celui-ci, une bru

