M. Denizet posait la question : – L’homme avait-il sa barbe entière, comme M. Roubaud ? Et il répondit de bonne foi : – Monsieur, en vérité, je ne puis pas dire. Encore un coup, cela a été trop rapide. Je ne sais rien, je ne veux rien affirmer. Mais M. Denizet s’entêta, car il désirait en finir avec le soupçon sur le sous-chef. Il poussa celui-ci, il poussa le mécanicien, arriva à obtenir du premier un signalement complet de l’assassin, grand, fort, sans barbe, vêtu d’une blouse, en tout le contraire de son propre signalement ; tandis qu’il ne tirait plus du second que des monosyllabes évasifs, qui donnaient de la force aux affirmations de l’autre. Et le juge en revenait à sa conviction première : il était sur la bonne piste, le portrait que le témoin faisait de l’assassin se trouvait

