Épisode 2

3144 Words
#CHAPITRE_2 De retour des classes, William rentre directement à la maison. Connaissant sa mère, elle peut le piéger en revenant plus tôt du bureau pour attendre son arrivée. Sa chambre est bien rangée, le lit dressé, les habits et chaussures bien rangées dans son placard. Sa machine et son écran sont nettoyés, le tapis balayé et l'unique fauteuil qui occupe la chambre a été dépoussiéré et débarrassé des nombreux habits qui se baladaient dessus. Il peut enfin respirer une aire pure et un parfum de chambre agréable. William dépose son sac, porte les babouches et sort à la recherche de Marthe, il la trouve dans la chambre d'amis, elle lit un roman. William : ehhh tu lis quoi ? Marthe : je rince mes yeux. Tu veux manger ? William : Non. J'ai vu ton travail dans la chambre merci beaucoup. Je te dois quelque chose. Il sort son porte monnaie, retire un billet de cinq mille francs et lui donne. Marthe : Oh Merci ! Mais apprends à ranger tes choses tu es déjà un homme. William : Ouais ! Marthe : Comme tu es là, je vais rentrer. William sort et va s'installer au salon il allume la télé et choisi une chaîne sportive, celle qu'il a l'habitude de regarder. Marthe est partie pendant que William somnole devant la télé. Les bruits d'une voiture le sortent de son sommeil, il se lève et va voir qui est arrivé en espérant que ça ne soit pas sa mère. Il remarque la voiture de son père, un sourire illumine son visage, il sort et va l'accueillir. Monsieur Simon EBODE sort de la voiture. Malgré la cinquantaine qu'il fait, il n'a pas l'air d'endosser cet âge, ça se voit qu'il prend bien soin de lui. De teint clair, il est la photocopie de son fils. William : Quelle belle surprise papa. Je suis très content de te voir. Mr EBODE : bonsoir fiston. Il lui fait un câlin William entraîne son père à l'intérieur où ils s'asseyent. William : comment tu as su que j'étais à la maison? Mr EBODE : ou devrais-tu être à pareille heure ? William : je pouvais être chez des amis. Sinon tu es de passage dans la ville où tu es venu exprès pour me voir. Mr EBODE : bien sûr que je suis là pour le travail donc de passage, je t'ai déjà dit que tu n'es plus un enfant ou je vais venir expressément pour toi. William : ah papa normalement je devais vivre avec toi. Maman me dérange, elle est tout le temps derrière moi à hurler. Ah, ça fatigue. Mr EBODE : est ce qu'elle bavarde pour rien si tu te comporte mal elle va bavarder William : C'est tous les jours et pour rien du tout. Je ne me rappelle même pas de la dernière fois qu'elle a été d'accord avec moi sur un point. Elle critique tout, tout ce que je fais est nul. Papa, je me sens persécuté. Mr EBODE : Tu n'exagère pas par hasard ? Je sais que ta mère est sévère mais c'est pour ton bien. Je n'ai pas de problème avec ta sœur, elle est tranquille et posée. William : faisons l'échange, Manuela vient vivre avec elle et moi avec toi. Je n'en peux plus de ses cris. S'il te plaît papa. Mr EBODE : je préfère que tu restes avec elle parce qu'elle garde bien l'œil sur toi or, moi je suis constamment en train de voyager je ne pourrai pas te suivre. J'espère que tu prends tes études au sérieux, nous sommes fatigués de te payer la pension deux fois pour une même classe. Cette école nous coûte cher s'il te plaît, mets toi au travail. William : ok. Je te sers quelque chose à boire ? Mr EBODE : non merci. Ils changent de sujet et ouvrent celui du football. Les deux hommes sont passionnés de foot et n'hésitent pas à en parler quand l'occasion se présente. Pendant qu'ils sont à fond dans les discussions, Mme Germaine arrive elle gare dehors et entre avec le visage attaché sachant que son ex mari est présent. Mme Germaine : bonsoir Simon. Maintenant tu viens chez moi sans te faire annoncer. Mr EBODE : je devrais avoir une autorisation pour voir mon fils ? Mme Germaine : autorisation non mais me prévenir oui. Je n'aime pas rentrer chez moi et je trouve des gens qui n'ont pas été invité. Mr EBODE : c'est moi que tu appelles '' les gens '' ?. Hahahaha Germaine tu ne changes pas, ou c'est le petit poste que tu occupes à la banque qui tu te monte la tête. Mme Germaine : moi un poste me monte la tête ? tu me connais bien je n'ai pas besoin de ça pour me prendre la tête. Pendant que tu y es, je te demanderai de conseiller ton fils qui va de plus en plus en perdition. À force de crier sur lui je vais finir par avoir une attaque. Mr EBODE : bah ma chère Germaine c'est toi même qui a voulu le garder avec toi comme quoi tu devais mieux l'éduquer que moi. Voilà donc, le temps te discrédite. Que veux-tu que je fasse ? Mme Germaine : tu es plus irresponsable que lui. Je suis contente qu'il soit resté avec moi parce que si tu l'avais emmené je ne sais pas dans quel trou il sera aujourd'hui stuippp. En passant, porte la moto que tu lui a offert tu rentres avec. William : mais maman ! Mme Germaine : je ne veux plus voir cette moto. Mr EBODE : tu ne peux pas lui priver du cadeau que je lui ai offert madame. Finalement tu vas lui interdire le téléphone n'est ce pas. Mme Germaine : s'il faut arriver à ce niveau oui je le ferai et tu ne m'y empêcheras pas. Mr EBODE : je me demande comment j'ai fait pour être marié avec toi jusqu'à faire 12 ans de mariage tu es insupportable. Mme Germaine : c'est moi qui suis insupportable ? Tu veux que je te rappelle que c'est toi qui m'a trompé avec la p*****e qui te sert de compagne à présent. Une petite fille de bas étage tu n'as pas honte. William : et voilà c'est parti pour une nouvelle saison de dispute. Tous les jours, m***e vous ne vous fatiguez pas. Mr EBODE : demande à ta mère de me respecter je ne suis pas son égal, voilà. Mme Germaine : on respecte les vrais hommes. Mr EBODE : je vais te coller un procès parce que tu continues à utiliser mon nom. Tu n'as plus ce droit là madame. Mme Germaine : j'aurais toujours ce droit jusqu'à ce que tu te décides à épouser cette petite profiteuse qui est chez toi. Ou bien tu n'as pas l'intention de faire d'elle ta femme. Hahahahahaha la pauvre, elle se fait utiliser à tes fins. William : c'est bon arrêtez. Papa on va ailleurs discuter. Mr EBODE : c'est mieux parce que je risque de lui dire n'importe quoi. Tu devrais te trouver un homme Germaine, tu en a vraiment besoin. William : hahahahahaha Mme Germaine : qu'est ce qui t'amuse toi. William : euhh rien. Papa allons pardon. Père et fils sont sortis. Mr EBODE a donné les clés de sa voiture à son fils. William : merci de me laisser conduire ta voiture maman ne me donne jamais la tienne même pas en rêve. Si elle pouvait savoir que je vole ça souvent quand elle dort. Mr EBODE : tu vois pourquoi elle bavarde, tu l'embête. Fiston, ressaisis toi, tu es en train de grandir, de vieillir. Malgré nos mésententes, nous faisons le meilleur pour que tu puisses intégrer une grande entreprise après ta licence. C'est pour ton bien et non pour nous. Ta mère a une vie tracée, elle est cadre d'une banque, elle a une maison, moi je suis Architecte, fonctionnaire d'État, j'ai une maison personne ne demande plus rien à part voir les enfants devenir des hommes. Si ta mère est si en colère c'est à cause de toi. C'est toi qui l'a rend si froide, si amère. Baisse un peu la garde. William : j'ai compris papa. On va où ? Mr EBODE : à mon hôtel. On va poursuivre notre débat. William a passé toute la soirée avec son père avant de rentrer chez lui. Il est resté dans sa chambre à visionner jusqu'à s'en dormir. Le matin, il s'est levé tôt pour prendre le casque de sa moto dans la voiture de sa mère. Pour éviter qu'elle ne lui confisque l'engin il se comporte comme elle veut à la maison mais au campus il est une autre personne, toujours aussi voyous et embêtant. Dans la cour du campus, il se met à l'écart avec ses potes pour observer les étudiants et se moquer d'eux. La jeune fille surnommée Miss Jésus arrive voulant les traverser, William a lancé son pied et elle l'a fauché manquant de tomber. Ils éclatent de rire contaminant d'autres étudiants qui ont vu la scène. La jeune fille se redresse, ramasse ses cahiers qui ont glissé de ses bras. William : ehh Miss Jésus cette fois-ci tu as été sauvé ton Jésus est vraiment fort. Fabrice : hahahaha Adrien : c'était pas cool de faire ça elle pouvait tomber. William : Elle est trop bizarre cette fille. Je n'aime pas les filles comme ça. Elle fait même peur Fabrice : ehh les gars cobra arrive vers nous. Eh m***e qu'est-ce qu'il veut. Le surveillant avec son air grincheux les approche, il soutient le regard de William. Cobra : alors monsieur EBODE on s'en prend aux femmes maintenant. William : je ne sais pas de quoi vous parlez monsieur. Cobra : tu veux me dire que tu n'as rien à voir avec la chute de mademoiselle EDIMO. William : c'est qui celle-là ? Fabrice rit. Le surveillant se tourne vers lui. Cobra : ça t'amuse. Ok venez avec moi vous allez arroser le jardin. William : pourquoi vous nous punissez qu'est ce qu'on a fait ? Cobra : ne discute pas avec moi EBODE ou bien tu veux que je convoque ta mère. William : je vais y aller mais sachez que c'est a***é parce que nous n'avons rien fait. Je vais écrire au directeur trop c'est trop. Cobra : écrit même au Pape. Tu te prends pour qui ? Le trafic d'influence n'existe pas chez moi tu as compris j'espère. Allez prendre le tuyau d'arrosage et vous commencez avant que les cours ne reprennent. Fabrice : Adrien tu viens avec nous. Cobra : Monsieur KAYO ne bouge pas. C'est vous deux qui êtes puni. William : c'est injuste. Cobra : tu ne sais pas où on porte plainte ? Les deux garçons sont partis..le surveillant a appelé Adrien. Adrien : oui Monsieur. Cobra : je t'apprécie beaucoup et je sais que tu n'es pas comme eux. Ce que je ne comprends pas c'est ton insistance à vouloir marcher avec eux et te prêter à leurs jeux stupides. Si tu continues à traîner avec eux tu vas te retrouver ou il ne fallait pas. Fais attention à toi. Adrien : j'ai compris monsieur. Cobra : rentre en classe. Adrien est allé dans sa classe pour attendre l'heure du prochain cours. En soirée, William sort du campus en compagnie de Fabrice. Il va chercher sa moto. Fabrice : tu me déposes ? William : ok monte. Dépêche-toi, voilà Tatiana qui arrive. Fabrice : hahahaha Fabrice monte derrière ils s'en vont. Arrivés au carrefour, ils voient la jeune Miss Jésus qui attend un taxi, William roule à ses côtés et tente de la bousculer dans la rigole. Elle se fait rattraper de justesse par un camarade de classe qui était à ses côtés..les garçons s'en vont en riant. C'était leur petite vengeance pour avoir été puni par sa faute. Tatiana et sa copine sont dans une buvette en face du campus. Elle partage une part de gâteau et un jus. Tatiana : Doris tu dois m'aider Doris : par rapport à quoi ? Tatiana : je veux que tu te rapproche de Adrien, il est plus sérieux que Fabrice, tu lui poses des questions sur William, je veux savoir ce qu'il pense de moi. Doris : Taty je t'ai déjà demandé de laisser ce garçon il t'a dit clairement qu'il ne veut pas de relation sérieuse encore moins amoureuse. Dis toi que ce soir ou vous avez fait des mauvaises choses c'était le résultat du vin. Tatiana : jamais, j'étais lucide je ne peux pas tourner la page je suis amoureuse de lui. S'il te plaît découvre ce qu'il cache je ne peux pas discuter avec Adrien il ne me dira rien. Doris : à moi non plus il ne dira rien. Ma copine sert le cœur et passe à autre chose William c'est un voyous je ne sais même pas ce que tu aimes chez lui. Tatiana : Je me dis que me repousser est une façon pour lui de me tester pour voir si je suis sérieuse si je l'aime vraiment, voilà pourquoi je te demande de te rapprocher d' Adrien pour en savoir plus. Doris : Tu vois trop les dessins animés. En tout cas je le ferais mais je ne te promets rien. Tatiana : je l'ai vu partir avec Fabrice et je suis sur qu'ils ne sont pas rentrés ils doivent être dans leur snack habituel j'irai là-bas jeter un coup d'œil avant de rentrer. Doris : ok moi je vais directement rentrer je suis fatiguée. Si tu as fini on part. Tatiana règle la facture, elles vont au carrefour attendre le taxi. De là, elles voient Miss Jésus qui attend aussi . Tatiana : cette fille m'énerve elle fait genre elle est trop sérieuse. Doris : hahahaha ton gar a failli la renverser aujourd'hui dans la cour. J'étais morte de rire Tatiana : Comment une fille peut être si laide oulalala quel gâchis. Doris : Elle n'est pas si laide que ça, c'est parce qu'elle ne se coiffe pas et ses verres sont trop énormes. Tatiana : Ah, pour moi elle est moche. Elle fréquente même pourquoi qui va la recruter ? Le genre ci reste au village pour cultiver les champs. C'est sa place là-bas. Normalement cette école devait trier les étudiants qui viennent s'inscrire si on voit que tu es d'une base classe on ne t'accepte pas. On ne peut pas mélanger les torchons pareils avec les célébrités comme nous. pffff Doris : Ah ça. Mais je ne pense pas qu'elle soit pauvre. Je connais sa maison, elle est grande. Tatiana : Sûrement elle est la fille de la boniche. Une fille qui sort d'une grande maison ne peut pas se vêtir comme ça. Du 1er au 31 elle est comme un SDF Didon. Doris : hahahaha. Tiens voilà un taxi vide. Tatiana : on prend le dépôt ça te laisse chez toi et moi je vais au snack. Doris : ok ! Les garçons ne sont pas rentrés à la maison, ils se sont arrêtés dans un snack ou William a acheté une bouteille de whisky et un paquet de cigarettes. Fabrice : tu es lourd mon pote. William : mon père était de passage, tu imagines le blé qu'il m'a laissé. Fabrice : Yeah ! de quoi se Pinter la semaine. Adrien est de quel côté ? William : il m'a dit qu'il va rester faire le devoir de quoi je ne sais, des bêtises même stuippp. Fabrice : je Wanda sur sa race il croit qu'il fréquente plus que qui. William : buvons mon frère, l'école c'est pour les pauvres. Même sans diplôme, je mange 3 fois par jour et je sors tous les weekends. Fabrice : c'est ça qui est la vérité. Ils trinquent et boivent. William aperçoit une jeune fille assise seule qui prend un jus, il va l'inviter sur sa table, chose qu'elle accepte après insistance. William la courtise tant bien que mal, malheureusement il se fait stopper par Tatiana qui vient d'arriver. Il a l'impression de rêver, rien que sa présence lui donne la nausée. William : je peux savoir ce que tu fais ici ? c'est Adrien qui t'a dit où nous trouver c'est ça ? Tatiana :. Je n'ai pas vu Adrien je sais exactement où te trouver n'oublie pas que je te connais plus que tu ne peux imaginer. Qui est cette fille ? William : tu me poses cette question en tant que qui ? Tatiana : en tant que ta copine. Tu as peut-être oublié. La fille : je suis désolée, il m'a dit qu'il n'a pas de copine. Je vais vous laisser. Elle se lève voulant partir William l'a retient. William : reste là. Je n'ai pas de copine et je le réitère. Tatiana je t'ai déjà demandé de me laisser tranquille, je n'ai jamais dit que nous sommes en couple. Tatiana : tu te moques de moi c'est ça ? Regarde moi bien EBODE je ne ressemble pas aux pisseuses au lit que tu as l'habitude de manipuler à ta guise tu ne vas pas jouer avec moi ah non monsieur je ne te le permettrait pas.. toi et moi sommes en couple si tu ne le sais pas je t'informe donc. Fabrice : hahahahahaha tu délire toi. Tatiana : ehh toi le drogué je ne t'ai pas sonné. Fabrice : Tu m'as appelé comment ? Drogué ? Je demande hein ça ne va pas dans ta tête ? Si tu ne veux pas que je te brise les deux piquets que tu appelles pieds, tu ferais mieux de sortir d'ici. La fille : c'est bon je me casse. Tatiana : c'est ça casse toi, ici c'est mon territoire. William : Ne part pas attend or m***e. Tatiana vraiment tu vas me pousser à te faire ce que je ne veux pas. Tu m'agace Tatiana : tant que je vivrai je ne te laisserai pas me piétiner. Tu ne vas pas me jeter comme une vieille chaussette, respecte moi au moins. William : tu me parles de quel respect ? Quand je te sautais dans toutes les positions aux toilettes le respect que tu avais pour toi même était passé ou? Ne viens pas me rabâcher les oreilles avec les pleurs. Fabrice : de la même façon que tu arrives c'est comme ça qu'on t'accueille. Si tu viens comme une chèvre en chaleur alors on t'accueille en tant que telle. William : et surtout on te refroidi. Ils rient tous les deux. Tatiana les regarde les yeux remplis de larmes, se sentant humiliée elle s'en va sans regarder derrière. Les garçons continuent de boire Adrien les rejoint et c'est une petite fête improvisée qui s'annonce. A Suivre...
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