Épisode 6

3043 Words
#CHAPITRE_6 William continue de travailler avec Brittany. Ils parvenaient à se voir une fois par semaine. William fait des efforts pour répondre présent même si son attention est plutôt tournée vers les festivités en ville. Ce jour après les cours, il s'est rendu chez Adrien. Ils sont assis au salon en train de jouer à la Playstation. William : ça fait du bien de jouer. Depuis que ma mère à confisqué ma Playstation je galère dans ma chambre. Adrien : avec raison, tu exagérais. Mon cousin va m'envoyer un appareil photo numérique et caméra William : Celui qui est en Europe ? Adrien : ouais. Je pourrais vous prendre des photos et vidéos que je vais monter. William : je ne veux pas me voir dans ton appareil je te préviens. Adrien : hahahahahaha. Sinon ça se passe bien avec Brittany ? William : Elle m'a fait écrire sur deux feuilles de formats dernièrement jusqu'à j'ai eu mal à la main. Adrien : hahahaha mais elle te forme bien c'est super. William : suivre son rythme n'est pas facile. Elle est trop avancée. Adrien : ça me fait plaisir de savoir que vous avancez. J'avais peur que tu abandonnes. William : si tu pouvais savoir combien j'ai juste envie de disparaître de cette ville, aller croquer la vie ailleurs. La plage, le soleil, le sable, le vin, les femmes, la fête, ah la belle vie. Loin des contraintes de l'école, d'une mère qui te crie dessus à tout bout de champ. Vraiment si la vie pouvait être aussi facile ça serait cool. Adrien : hummm. William : en passant j'ai réussi à obtenir le numéro de la go du niveau deux donc je t'ai parlé. Elle a accepté mon invitation pour samedi. Hahaha ça va aller vite. Adrien : si elle refuse de rentrer avec toi tu feras comment? William : toi-même tu sais que je n'accorde pas une sortie plus de fois à une go. Si elle barre les lasses à la deuxième sortie, je l'envoie balader. J'ai d'autres chats à fouetter oui. Adrien : s'il te plaît ne l'emmène pas ici ce weekend mes parents seront là. William : j'irai chez Fabrice lui au moins n'a pas de problème sa chambre est dehors. Adrien : mais pourquoi tu n'emmène jamais de femme chez toi. Vous avez une chambre d'ami toujours vide qui peut te servir de scène de crime. William : jamais je ne vais faire venir des filles d'un soir chez ma mère. Au moins sur ce côté je respecte ma mère et sa maison. seule la femme que je vais choisir comme épouse entrera chez ma mère et dans ma chambre. Adrien : parce que monsieur EBODE va se marier c'est incroyable. William : pourquoi pas. Bref la vie me le dira. Ils suivent un bruit au portail Adrien va regarder qui entre. C'est Doris. Adrien : Doris fait quoi ici.? William : oh ! Doris cogne et entre. Elle porte son sac à dos. Doris : ehh coucou les garçons. Adrien je t'appelle depuis tu ne décroche pas. Adrien : ah désolé le téléphone est resté dans mon sac j'ai laissé dans la chambre. je me suis emporté dans le jeu sinon c'est comment c'est ton retour ? Doris : euhh oui et non, je suis en train d'aller travailler avec mon binôme comme il n'est pas loin de toi je me suis arrêtée pour te faire un coucou. j'espère que je ne dérange pas. William : Bien sûr que non. Tu peux t'asseoir je vais vous laisser. Euhh Adrien un instant. Doris s'est assise pendant que les garçons sont sortis. William : Mon frère, j'espère que tu as les préservatifs sinon je t'en donne. Adrien : je ne vais pas coucher avec elle si c'est ce que tu attends depuis. William : mais tu ne vois pas qu'elle est dingue de toi. Elle te suit comme une chienne en chaleur je t'assure mec met la dans ton lit tu ne regretteras pas. Adrien :. Rentre chez toi. On se prend demain au campus. William : tu es un lâche je vais le dire à Fabrice on va se moquer de toi. Adrien soupire et tourne le dos à son ami il va rejoindre Doris et l'entretien tout en lui montrant comment jouer à un match de football. Entre temps, Brittany est dans sa chambre, elle griffonne des figures sur un papier. Sa grand- mère entre. Mamie : tu fais quoi ma chérie? Brittany : je dessine. Regarde, c'est une fleur, ou un arbre ou bien un fétiche je ne sais pas trop. Toi tu vois quoi ? Mamie : je vois une fille triste. Brittany : une fille triste? Brittany admire bien son dessin pour essayer de voir s'il ressemble à une fille Mamie : ma chérie je parle de toi et non de ton dessin qui est vraiment moche. Brittany sourit. Sa grand- mère va s'asseoir sur le lit. Brittany se tourne vers elle. Mamie : tu m'as l'air triste ma chérie. Depuis que je suis ici tu ne fais rien à part aller à l'école. Si ton camarade de classe ne vient pas étudier tu ne sortiras jamais, personne ne te rend visite même pas une voisine rien de chez rien. Ma chérie est ce qu'on vit comme ça à ton âge tu dois t'amuser, sortir. Brittany : mamie, tu sais pourquoi je vis comme ça. Pourquoi veux-tu que je m'attache aux gens ça va servir à quoi? Mamie : ce n'est pas une raison de rester fermer et tu le sais. Brittany : je ne suis pas triste mamie. Je suis bien dans ma peau. C'est mieux ainsi. Mamie : hummm. Et ton ami, comment il s'appelle déjà ? Brittany : William mamie Mamie : oui William comment ça se passe? Brittany : bah ça commence à aller. Il commence à comprendre ce qu'il faut faire. J'espère juste qu'on y arrivera. Mamie : tu n'as pas l'air de 'l' apprécier Brittany : mamie c'est un voyou. Un enfant pourri gâté qui ne pense qu'à lui, ses intérêts. Il reprend le niveau trois et s'il ne fait pas attention même cette année il n'aura pas la licence. J'ai pitié de sa mère, elle est tout le temps convoquée au campus à cause de son comportement. Mamie l'année passée il a bagarré avec un professeur, sa mère s'est mise à genoux pour empêcher qu'on le renvoie. Ah, quand je regarde ses enfants qui ont la chance d'avoir des parents qui peuvent leur payer l'école dans de grandes écoles de formation, en plus qui ont toute la vie devant eux et qui se comportent de façon si irresponsable ça me choque. Mais bon qui suis-je pour juger. Mamie : hummm la jeunesse d'aujourd'hui. Mais toi tu devrais prendre soin de toi. À ton âge j'avais trois petits amis. Je te dis bien trois. Brittany : hahahaha yaaaa Mamie à mon âge tu étais déjà mariée et papa était déjà né. Mamie : je ne peux pas t'en vouloir. Quand tu connaîtras l'amour tu vas changer seule. Ah oui toute seule. Allez viens on va faire les gâteaux j'ai acheté le nécessaire pour ça. Brittany : d'accord. Deux jours après au campus, les étudiants sont à la cantine..les garçons ont pris une table comme d'habitude.. Fabrice et Adrien ont leur plateau de nourriture devant eux, seul William ne mange pas. Adrien : Smith tu n'as pas faim.? William : j'ai soif Fab on dit quoi il ya rien ? Fabrice : Il ya rien aujourd'hui mon frère c'est chaud je cherche la position, sinon j'ai un dernier whisky que j'ai soutiré à mon paternel hier. William : ah oui en voilà une bonne affaire. On va se pinter. Adrien : humm. Fabrice : ehh voilà Miss Jésus. Brittany porte une jupe paysanne et un t-shirt. Ses pompons sur la tête et ses verres accrochés à son nez. Fabrice : aujourd'hui elle est mieux habillée qu'est ce qui s'est passé. William : c'est le hasard. Fabrice : je vais la faire tomber Ainsi dit, ainsi fait. Fabrice a lancé sciemment sur ses pieds la peau de banane qu'il a mangé elle a marché dessus et est tombée provoquant le rire chez tous ceux présents dans la cantine. Brittany se lève difficilement. Elle continue sa route en boitant. William : finalement ses verres lui servent à quoi ? À chaque piège elle tombe comme un sac de patate hahahaha. Fabrice : je suis dépassé. Man allons derrière prendre un verre de whisky. William : Tu l'as avec toi ? Fabrice : mais bien sûr. William : Mais allons-y. Tu as de bonnes choses, tu les caches comment. Adrien allons se chooter un peu. Le prochain cours c'est le sommeil. Adrien : on y va mais je ne bois pas beaucoup. Les garçons se sont rendus derrière le campus dans leur cachette secrète pour déguster quelques gouttes de ce whisky que Fabrice a ramené. William n'a pas oublié qu'il doit travailler avec Brittany ce soir. Après les cours il est allé à la maison se reposer. Le whisky était plus fort que ce qu'il n'avait pensé. À son réveil, il constate qu'il est en retard. Il se dépêche de prendre ses affaires et de sortir. Dehors, sa mère vient juste de garer. Mme Germaine : tu vas ou comme ça William : travailler maman je t'ai parlé de ce travail que je fais avec une camarade de classe. Mme Germaine : je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression que tu me mens. Peut être que tu as inventé ça pour sortir à tout moment.. William : Maman si tu veux tu me suis je suis en retard, à ce soir. Il a sauté sur sa moto, a porté son casque et est parti. Arrivé chez Brittany il gare et lui fait signe d'être là. Il va l'attendre dans la salle d'étude. Brittany arrive après quelques minutes. Elle boîte encore. William : tu boîte ? Brittany : je me suis blessée au genou. William : quand ça ? Brittany : quand ça ? Tu as perdu la mémoire ? Ton ami s'amuse à toujours me faire tomber je me suis blessée mais c'est pas grave. William : oh ! Je ne savais pas. Brittany : qu'aurais tu fais si tu avais su ? Tu te contente de rire aux éclats. bref passons aux choses sérieuses ou est ton travail. William : j'ai noté mes recherches sur une feuille comme tu voulais. Il lui donne le document. Brittany : c'est bien. Moi aussi j'ai quelques notes attend je cherche. Désolé je suis un peu embrouillée dans mes documents. William : je peux te poser une question ? Brittany : oui vas-y. William : pourquoi tu ne te défends pas lorsqu'on t'attaque au campus. Brittany : parce que je ne sais pas me défendre. Je suis timide, je ne sais pas parler devant les gens, du moins je ne sais pas revendiquer. Je suis faible, voilà. William : Mais tu n'es pas timide avec moi. Brittany : oui parce qu'on se côtoie depuis peu. Pour une personne nouvellement connue non, je ne peux pas lui parler aisément. William : tu devrais apprendre à le faire sinon on te marchera sur les pieds même en entreprise. J'ai encore une autre question. Brittany : ok c'est la journée des questions vas-y. William : ton père est un cadre dans une assurance quand je regarde votre maison tu n'as pas l'air de manquer quelque chose mais je ne comprends pas pourquoi tu te vêtis comme une clocharde alors que la mode évolue. Brittany : c'est mon choix. Suis-je obligée de suivre la mode ? William : Non mais … Brittany : Non tu as dis. Je peux donc me vêtir selon mes désirs et non selon ce que la mode voudrait. Voilà, je t'ai parlé dernièrement de la société qui nous influence. On se croit obligé de suivre l'évolution mais en principe ce n'est pas une obligation. Par exemple, est -ce que c'est parce que tu suis la mode que tu es un voyou ? William : pardon ? Brittany : Ah tu es étonné que je te traite de voyou. William : je ne le suis pas. Brittany : sinon comment on appelle un jeune homme qui bois à l'école, fume à l'école, changé de femme à volonté, sort la nuit désobéir à ses parents, fuis les cours, organisé des partouzes et j'en passe. Si ce n'est pas un voyou c'est qui ? Peut-être que tu as une appellation plus appropriée. William : je ne suis pas un voyou, je suis un jeune garçon qui aime vivre. Brittany : moi aussi j'aime vivre je peux même te dire que j'aime la vie plus que toi mais je ne fais pas comme toi. Suis-je moins vivante que toi ? William : tu as dis que tu ne juge pas les gens c'est ce que tu fais. Brittany :. Non je veux comprendre je ne te juge pas. Tu as du mal à accepter que tu es un voyous ce qui veut dire que tu es très conscient de ce que tu fais et si tu veux tu peux arrêter. C'est une question de volonté. Depuis que je t'ai demandé de ne plus fumer ou boire avant de venir ici tu ne l'as plus fais, tu vois que tu peux décider autrement si tu le veux. Tout est question de volonté et de choix. Allez mettons nous au travail. William : hummm. Brittany : avec tout ce qu'on a regroupé je pense qu'il est temps d'établir le plan de travail. William : d'accord. Mamie entre dans la pièce avec un plateau rempli de petits gâteaux. Mamie : ehh les enfants je vous ai fait des gâteaux. Brittany : Mamie il ne fallait pas te déranger. Mamie : je n'ai rien d'autre à faire. William : merci mamie. Mamie : de rien ça vous ouvrira plus l'esprit. Je vous laisse. William prend un gâteau qu'il mange. William : humm c'est bon. Je ne suis pas fan des pâtisseries mais la j'adore. Brittany : ma grand- mère fait très bien les gâteaux chaque jour, elle expérimente et c'est toujours bon. William : est-ce que je peux partir avec une partie ? Brittany : non. William ; tu peux être chiche hein. Je vais dire à Mamie que tu m'as refusé les gâteaux. Brittany : hahahaha. William travaillons s'il te plaît. Tu me donnes les différents titres et je note par ordre après on va se départager les tâches. William : ça marche. Après près d'une heure de travail, Brittany s'est couchée sur la table pour se reposer. Lorsqu'elle se lève, William sursaute à la vue de son visage. Brittany : c'est quoi ? William : tu as le nez qui saigne. Brittany : oh ! Elle prend vite un mouchoir pour l'essuyer et se lève pour aller à la maison chercher ses cachets pour les avaler ensuite elle revient travailler. William : ça va ? Brittany : oui oui ça va. Où en sommes-nous ? William : je crois que c'est fini. Brittany : ah super. On a bien bossé aujourd'hui. On continue ou on arrête? William : on arrête je te sens fatiguée. Brittany : je ne suis pas fatiguée mais bon il se fait tard tu dois rentrer. William commence à ranger ses affaires. Ils suivent la voiture de monsieur EDIMO se garer à l'entrée. William : c'est ton père ? Brittany : oui. Ayant vu la lumière à la salle d'étude, Monsieur EDIMO s'y rend. Mr EDIMO : vous étudiez jusqu'à pareille heure ? Brittany : bonsoir papa. Il n'est que 19h et nous avons fini. William : bonsoir Monsieur EDIMO. Mr EDIMO : bonsoir. Bree tu as pris tes remèdes ? Brittany :.oui papa. Mr EDIMO : après tu vas te reposer tu as assez travaillé pour aujourd'hui. Bonne soirée EBODE. William :. Bonne soirée monsieur EDIMO. Mr EDIMO est parti. William : ton père a l'air sévère. Brittany : c'est l'impression qu'il donne. Il est très souvent nerveux. William : sur les photos au salon j'ai vu un garçon mais depuis que je viens ici je ne le vois pas. Brittany : mon petit frère, il vit chez ma tante depuis quelques années. William : ok. Bon je te laisse à la prochaine tu dis au-revoir à ta grande mère et merci pour les gâteaux. Brittany : d'accord. Sois prudent sur la route. William est parti. Il ne saurait nier que depuis qu'il travaille avec Brittany il apprend beaucoup et commence à retenir les leçons qu'il a longtemps négligé. La collaboration n'est pas si mal que ça. Le matin au campus les garçons sont encore au portail. Ils se demandent s'ils vont entrer ou fuir les cours. Adrien tente bien que mal de les convaincre d'entrer..ils voient Brittany sortir de la voiture de son père. Fabrice : ehh mec, cette fille vient en voiture ? William : c'est son père. S'il te plaît ce n'est pas n'importe qui. Fabrice : je m'en fou cherchons comment la renverser hahahaha j'ai envie de rire. William : ehh arrête de la faire tomber, c'est bon tu en a assez fait. Fabrice : mais qu'est ce qui te prend. Je te rappelle que c'est toi qui a commencé à la faire tomber et j'ai pris goût. William : et je te dis que c'est fini tu peux te moquer d'elle sans la jeter au sol. Dernièrement elle s'est fait mal au genou Fabrice : et qu'est ce que ça peut me faire. William : casse lui le pied une fois pendant qu'on y est. Fabrice : mais tu deviens fou ou quoi.. Adrien tu écoutes ses conneries la ? Adrien : Fab, il a raison arrêtons de la faire tomber, c'est vrai que c'est amusant mais c'est risqué aussi. William : j'ai parlé et c'est mon dernier mot, voilà. Moi je me casse la personne qui veut me suit. William est parti. Adrien : moi je vais en cours. Fabrice : tant mieux moi je suis Smith. A bientôt monsieur qui aime trop l'école. Fabrice a rejoint son ami, ils ont pris sa moto et sont partis. A SUIVRE...
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