#CHAPITRE_7
Monsieur EDIMO se trouve dans la chambre avec sa femme. Après une dure journée de travail, il se détend devant la télévision. Son regard semble perdu, sa femme se rend compte qu'il réfléchi. Malgré les bruits qu'elle fait dans la chambre, il ne réagit pas. Elle baisse le volume de la télé et vient s'asseoir à ses côtés.
Mme Suzanne : chéri tu as l'air ailleurs qu'est ce qui te préoccupe.
Mr EDIMO : hummm je suis inquiet pour Bree. Bientôt sa visite à l'hôpital j'espère avoir une bonne nouvelle.
Mme Suzanne : ah oui ça serait bien s'ils ont de bonnes nouvelles pour nous. Mais tu ne crois pas que s'il y avait eu une nouvelle réjouissante docteur MBOT nous aurait prévenu ?
Mr EDIMO : oui mais bon... Maman est où ? Je ne l'ai pas vu quand je suis entré.
Mme Suzanne : ta mère a confisqué ma cuisine avec ses pâtisseries.
Mr EDIMO : elle va déjà mieux. Je pense qu'elle devrait rester un peu ici Brittany aime sa présence
Mme Suzanne : il y a pas de souci moi aussi j'aime sa présence elle ne manque pas d'histoire à me compter. Allez lève toi tu viens manger.
Mr EDIMO : je n'ai pas faim. Du moins pas maintenant. Bree est dans sa chambre où elle travaille?
Mme Suzanne : je crois qu'elle dort. Elle n'a pas travaillé aujourd'hui.
Mr EDIMO : je n'aime pas beaucoup le garçon avec qui elle travaille. Il m'a l'air d'être un voyou, tu n'as pas fait le même constat ?
Mme Suzanne : non, à vrai dire je n'ai pas cherché à mieux le connaître. Moi je vois un jeune garçon qui vit son époque rien de plus.
Mr EDIMO : J'espère seulement que ta fille ne va jamais chercher à monter sur sa moto hummm
Mme Suzanne : ta fille est très responsable soit tranquille. Bon je vais voir si ta mère n'a pas tout casser à la cuisine.
Elle l'embrasse et sort de la chambre. Brittany est debout depuis quelques minutes. Elle a eu une journée serrée à l'école et son mal d'yeux lui a provoqué le mal de nerfs. Elle va mieux à présent et prend sa machine. l'envie d'étudier n'y est pas, elle va sur le net et regarde les vidéos pour se distraire. Son père entre dans sa chambre.
Mr EDIMO : je venais vérifier si tu es déjà réveillé. Ça t'arrive rarement de dormir après les cours, tu n'es pas malade j'espère.
Brittany : papa, tu poses cette question comme si je n'étais pas malade. J'ai juste eu mal aux nerfs rien de plus..
Mr EDIMO : je t'ai demandé de te coiffer enlève moi tous ses cheveux qui ne te servent à rien.
Brittany : je ne peux pas me raser. Laisse mes cheveux comme ils sont je ne tresse même pas.
Mr EDIMO : stuiiippp..je suis au salon.
Il laisse sa fille continuer à regarder ses vidéos. C'est très tard le soir qu'elle a pu avancer dans ses recherches et lire un peu ses cours sans oublier de préparer son rapport de fin d'année.
Le lendemain au campus, elle se fait interpeller par monsieur Atangana qui se rend dans une salle de classe.
Mr Atangana : ça va ?
Brittany : ça va bien Monsieur
Mr Atangana : comment ça se passe avec EBODE ?
Brittany : ça va bien Monsieur on s'en sort
Mr Atangana : ça va ? tu es sûr? Il ne t'embête pas ?
Brittany : Non monsieur, il commence à bien travailler.
Mr Atangana : je suis surpris en même temps ravi que ça se passe bien j'espère que tu ne dis pas ça pour le couvrir.
Brittany : pas du tout Monsieur il s'en sort bien.
Mr Atangana : je te crois..j'ai donc bien fait de vous mettre ensemble, je savais que tu allais pouvoir le pousser à travailler. allez bonne journée.
Brittany :. Bonne journée monsieur
Brittany regarde son professeur s'éloigner. Sur son passage il croise Tatiana et sa copine qui le prend en otage avec des questions. Brittany va dans sa classe et ouvre un livre ou elle a gardé un dessin inachevé. C'est une balançoire qu'elle veut reproduire.
Dans la salle de William, il vient d'entrer et va rejoindre sa place au fond de la classe. Il voit Tatiana arriver et piaf.
Tatiana : coucou. Tu te fais rare
William : salut.
Tatiana : tu vas bien ?
William : ouais
Tatiana : je t'invite chez moi samedi, ma mère va être décorée par le gouverneur, pour l'occasion elle fait une fête.
William : samedi je vais aller travailler avec Brittany tu as oublié que nous avons un exposé le temps passe.
Tatiana : depuis quand travailler te tient à cœur.
William : Depuis que je veux éviter des zéros. Donc comme ça tu m'encourage à négliger les cours, qu'elle genre de fille es-tu et tu dis m'aimer.
Tatiana : or mon chou ne prend pas ça mal tu sais bien que je t'aime. Je suis juste surprise de ton enthousiasme à aller travailler en plus avec cette fille un peu cinglée.
William : Brittany n'est pas cinglée, elle est même plus normale que toi.
Tatiana : oh ! Comme ça tu prends sa défense c'est étrange. J'espère qu'elle ne t'a pas conduit dans son église.
William : elle est catholique. Je ne pense pas pouvoir être chez toi.
Tatiana : s'il te plaît Smith tu peux venir à n'importe quelle heure la fête n'a pas une heure de clôture. S'il te plaît fais moi ce plaisir là je ne te demande pas grand chose.
William : c'est bon je viendrai stuippp
Tatiana : super hihihihi. Je te réserve une belle surprise.
Elle pose un b****r sur sa joue et s'en va à sa place. Fabrice qui a vu la scène est venu s'installer.
Fabrice : Tatiana voulait quoi?
William : m'inviter à la soirée que va donner sa mère pour sa décoration. Pfff
Fabrice : et elle ne nous invite pas aussi ? est ce qu'on fait ça.
William : Tu sais comment elle est. Elle me dit qu'elle a une surprise pour moi.
Fabrice : elle va te présenter à ses parents.
William : hahahaha qu'elle n'essaie même pas parce que je vais très mal la ridiculiser..
Fabrice : hahahaha confiance. Où est Adrien?.
William : il traîne dehors avec Doris. Ce gar est trop faible une femme qui te montre qu'elle veut le plantain toi tu joues au galant.
Fabrice : c'est un enfant laisse le. Tu as géré celle du niveau deux là comment?
William : depuis notre dernier rendez vous elle veut courir dans ma tête je l'ai envoyé balader qu'elle aille jouer ailleurs je n'ai pas le temps à perdre ni à jouer au amoureux.
Fabrice : voilà pourquoi tu es un bon combi tu ne tourne pas en rond comme Adrien. Sinon samedi soir j'ai une dure virée dans la maison d'un pote. Ça va aller vite, il y a des bébés à gogo et du vin. C'est une virée à ne pas manquer.
William : d'accord. Je verrai comment sortir, ma mère m'a à l'œil.
Fabrice : si tu veux je viens te chercher en disant qu'on va travailler.
William : travailler la nuit ? Tu crois que ma mère est un enfant, ta présence même va tout gâcher ta tête ne lui plaît pas. Je vais sortir tout seul.
Fabrice : ok.
La journée est passée, William est rentré. Il fait tout pour être bien vu de sa mère pour qu'elle ne l'empêche pas de sortir samedi. Avant de dormir il a avancé sur l'exposé et c'est ainsi que chaque jour il avançait tout doucement jusqu'à achever une partie. Samedi, il se rend chez Brittany. Sa mère est assise sur le fauteuil à la véranda.
William : Bonsoir madame.
Mme Suzanne : bonsoir William. Brittany est derrière.
William : elle est déjà à la salle d'étude?
Mme Suzanne : non derrière la maison ou tu vous l'arbre
William : d'accord.
William s'y rend. C'est la première fois qu'il va derrière la concession. C'est plutôt sympa. Les feuilles de l'arbre ont recouvert le sol..il voit Brittany en train de scier un bois.
William : je peux savoir ce que tu fais ?
Brittany : ah c'est déjà l'heure de travailler je n'ai pas vu le temps passer. Je bricole.
William : Tu bricoles ? Quoi donc
Brittany : j'essaie de fabriquer une balançoire que j'ai dessiné.
William : hahahaha tu es sérieuse ?
Brittany :. Bien sûr j'aime bricoler quand je n'ai rien à faire. Même si mon père se plaint, que je gâte tout ce que je touche du coup je ne touche plus à ses choses je crée les miennes.
William : toi alors tu ne vas jamais cesser de m'étonner. Regarde comment tu coupes ce poids tu fais comme si tu n'as pas l'os.
Brittany : tu m'aides ou je me débrouille seule.
William : Tu tiens vraiment à cette balançoire ?
Brittany : oui. C'est l'endroit idéal pour me balancer et penser à la vie. C'est calme et paisible.
William : hummm..ok donne moi la scie je vais t'aider.
William dépose son sac, retrousse ses manches, lui prend la scie pour couper la planche.
Brittany : merci.
William : juste pour savoir, on va construire la balançoire aujourd'hui où on va étudier?
Brittany : on va étudier bien sûr. Laisse moi ranger mon matériel je vais continuer demain.
William repère une corde qu'il va prendre.
William : ne me dis pas que c'est avec cette corde que tu vas attacher ta balançoire.
Brittany : oui c'est ça. Elle n'est pas bonne ?
William : tu ne vois pas qu'elle est légère. Au moindre poids elle va se couper.
Brittany : oh ! Je n'ai pas trouvé mieux.
William : prochainement je te garderai une corde solide.
Brittany : merci. Tu auras le droit de te balancer dessus
William : hahahaha non merci.
Ils ont quitté les lieux pour se rendre à la salle d'étude ou Brittany avait déjà laissé ses affaires. William lui présente le résultat de ses recherches, elle est satisfaite de son travail et l'encourage davantage à bosser.
William : ouff je suis épuisé et Mamie qui ne vient pas avec les gâteaux aujourd'hui..
Brittany : hahahaha tu as pris goût hein. Elle est sortie avec mon père.
William : on arrête là pour aujourd'hui je cours sur le temps.
Brittany :. Nous avons bien avancé si on continue comme ça on va finir bien avant la date butoire.
William : ah oui.
Brittany : si tu veux je demande à ma mère de te donner à manger.
William : Non merci. Je suis invité chez Tatiana. Je n'ai pas envie d'y aller mais j'ai déjà dit oui.
Brittany : pourquoi tu acceptes une invitation alors que tu ne veux pas.
William : elle m'a trop supplié.
Brittany : ça ne veut rien dire. Bref fais comme tu veux.
William : non dis moi le fond de ta pensée peut être ça peut m'aider à l'éloigner de moi elle m'étouffe.
Brittany : Tatiana est une fille difficile qui s'accroche à ses objectifs. L'erreur que tu as commise est de coucher avec elle maintenant il est difficile pour toi de t'en débarrasser.
William : comment tu sais que j'ai couché avec elle.
Brittany : même si j'aime rester dans mon coin les ragots n'échappent pas à mon tympan. Accepter cette invitation lui donnera espoir tu as encore tout gâché. Il faut être ferme avec elle et quand je parle de fermeté ce n'est pas l'insulter comme je te vois le faire. Tu es plus galant que ça.
William : d'accord donc je devrais lui parler posément c'est ça ?
Brittany : oui mais tu as déjà tout gâté avec l'invitation que tu as accepté. Tu lui a ouvert les portes de l'espérance.
William : pffff..
Brittany : c'est pourtant une bonne fille un peu mal élevée mais bon ça peut s'arranger avec une rééducation.
William : hahahaha tu as une façon de parler qui me fait rire.
Brittany : mon ex disait que…
William : attends un peu, mets pause, tu as dis quoi ? Ton ex ?
Brittany : oui mon ex
William : Ex copine ou ex-camarade de classe?
Brittany : ah tu crois que je n'ai jamais eu de petit ami..c'était en terminal la relation a durée un an.
William : je dois enregistrer ça, Miss Jésus a eu un petit ami c'est une bombe comme information.
Brittany : hahahahahaha arrête, tu me mets mal à l'aise. C'est bon je ne parle plus va à ta fête.
William : non dis moi ça m'intéresse.. qu'est ce qui s'est passé pour que vous vous séparez.
Brittany : après le bac mon père m'a inscrit ou je suis et lui est plutôt aller ailleurs. De là, il a fait la rencontre d' autres filles plus stylées que moi. La relation a commencé à se détériorer.
William : waouhh dommage.
Brittany : c'est rien ça m'a plutôt arrangé, je ne veux pas que quelqu'un s'attache à moi. Personne chez nous n'a jamais su que j'avais une relation amoureuse.
William : c'est un vrai scoop que tu me dis la.
Brittany : tu peux aller informer tes amis pour mieux vous moquer de moi.
William : mais non je ne ferais pas ça. Euhh dis moi avec ton ex tu faisais ?
Brittany : faire quoi ?
William : les bêtises nor.
Brittany : hahahaha je répondrai à cette question uniquement en présence de mon avocat, je crois que je t'ai déjà trop parlé allé va-t-en taty t'attends.
William : Mais c'est entre toi et moi allez dis moi confie moi tes secrets.
Brittany : pardon ? te confier mes secrets ?
William : hahahaha ça va je te dérange. Ok on en reparlera prochainement.
Brittany : n'oubli pas la corde
Ils sont sortis de la salle. William est rentré se changer avant de ressortir pour se rendre chez Tatiana.
Cette dernière est dans sa chambre avec sa copine. Elle porte un ensemble de lingerie qu'elle vient de s'offrir.
Doris : c'est toujours pour recevoir William ?
Tatiana : oui je vais le séduire. S'il te plaît va regarder s'il est déjà arrivé il met trop de temps là je m'impatiente.
Doris : j'ai déjà vérifié 30 fois, il n'est pas là. J'ai demandé à ta sœur de nous faire signe quand il arrive.
Tatiana : ok.. comment tu me trouves ?
Doris : comme une vraie g***e.
Tatiana : ouais, c'est ce que je voulais. William aime les sensations fortes et les lingeries cochonnes. Il va bondir sur moi tu verras..
Doris : j'espère qu'il y aura encore à manger pour lui.
Tatiana : j'ai tout prévu ma chérie.
La porte s'ouvre sur la petite sœur de Tatiana qui lui informe de l'arrivée de William. Elle lui demande de l'inviter à entrer dans sa chambre. Tatiana porte son peignoir pour camoufler sa lingerie. Quelques minutes après William cogne et entre.
William : Bonsoir mesdames.
Doris :. Bonsoir William. je vous laisse.
Doris s'est éclipsée.
William : la fête se passe dans ta chambre ?
Tatiana : tu es mon invité et non celui de ma mère donc je te reçois où j'en ai envie. Comment tu trouves ma chambre.?
William : bah, c'est une chambre pour fille. Rien d'impressionnant sinon ton écran est plus grand que le mien ce que je ne trouve pas normal.
Tatiana : hahahaha. Tu peux t'asseoir n'importe où.
William va s'asseoir sur une chaise.
William : je ne sais toujours pas pourquoi je suis dans ta chambre et pourquoi tu es en peignoir.
Tatiana : je retire donc le peignoir.
Tout doucement elle défait les nœuds et laisse tomber le peignoir. William se mouille les lèvres à la vue de ce corps magnifiquement vêtu.
Tatiana : alors ?
William : c'est joli. très jolie mais tu as l'air d'une p*****e à l'intérieur et désolé de t'informer que les pétasses ne m'attirent pas. Si c'était pour me séduire c'est raté. Bon je vais descendre où se passe la fête.
Tatiana : William s'il te plaît qu'est-ce que je dois faire pour attirer ton attention tu ne vois pas que tu me fais souffrir.
William : apprends à te respecter..je ne peux pas te respecter si toi même tu ne te donne pas de la valeur. Ce que tu fais est ridicule.
William est parti. Tatiana s'est couchée pour pleurer. Une fois de plus, elle vient de se faire humilier par l'homme qu'elle prétend aimer. Une chance qu'ils étaient deux sinon l'humiliation aurait été importante. William a passé quelques heures chez Tatiana avant d'aller rejoindre son ami Fabrice pour la suite des festivités. Il sait pertinemment qu'il se fera hurler dessus par sa mère s'il rentre tard, mais l'ambiance est si belle qu'il a complètement oublié de rentrer et c'est au petit matin qu'il a pris la route de chez lui en laissant sa moto en sécurité chez son ami car n'étant pas en mesure de conduire. C'est devant la porte d'entrée que Mme Germaine attend son fils avec les mains aux hanches. Par cette posture William comprend déjà qu'elle lui fera sa fête.
William : bonjour maman
Mme Germaine : quelle heure est-il ?
William : je suis désolé maman je n'ai pas vu le temps passer.
Mme Germaine : aujourd'hui c'est dimanche le jour du Seigneur donc je n'ai pas envie de te dire ce que je pense pour ne pas attirer la foudre de Dieu sur moi.. je vais te demander de rentrer ou tu étais tu n'entre pas chez-moi.
William : mais maman !
Mme Germaine : va-t-en je dis..fiche moi la paix. Je ne veux pas te voir aujourd'hui ni de près ni de loin. Disparaît de ma vue enfant maudit.
William se tourne et quitte la concession de sa mère. Lorsqu'elle est dans cet état il est impossible de la calmer, le mieux serait de partir.
A SUIVRE...