«La coupe de nos vicissitudes se remplit d'une liqueur changeante.» William Shakespeare
Je suis Abdoulaye Morufath, je suis née et j'ai grandi dans l'une des villes du Bénin appelé Sakété, j'ai été abandonné par ma mère à fleur d'âge ; j'ai donc été élevé par la seconde femme de mon père. Ma mère, je ne l'ai jamais vu, même une simple photo d'elle, je n'ai pas découvert, la seule chose que je sais d'elle c'est ce que les gens m'ont dit à propos d'elle
QUATORZE ANS PLUS TARD :
Mansourah : "Morufa ! Morufa ! Morufa ! Tu n'as pas vu qu'il fait jour déjà ? Ne vas-tu pas te réveiller et commencer tes travaux" crie-t-elle avec insistance depuis sa chambre
Depuis ma natte, j'ouvre mes yeux et regarde l'horloge sur le mur et nous sommes encore à cinq heures ( 5h) du matin; c'est comme ça ici depuis que j'ai commencé par grandir, c'est moi je me couche tard, et c'est moi qui dois encore me réveiller tôt pour commencer les travaux domestiques, pourtant les deux filles jumelles de Tante Mansourah, Taye et Kehinde sont là, elle va dire peut-être que je suis plus âgée qu'elles, mais avec combien d'écart ? Pendant que je serai entrain de fêter mon quatorzième anniversaire, elles seront entrain de fêter leurs douzième. Aussi, pendant que les autres dorment dans la chambre, moi je dois dresser une natte au salon tous les soirs et c'est là que je dois dormir, pourtant il y des chambres libre qu'on pourrait me donner aussi . Le pir, je n'ai pas été instruite, pourtant les autres l'ont été. Les membres de la famille ont intervenu à plusieurs reprises pour que je sois instruite mais ma tante Mansourah était catégoriquement contre; elle dit qu'elle ne peut pas souffrir pour m'élever et encore jouer le rôle de domestique pour moi, comme mon père à l'habitude de suivre les ordres de sa femme, je suis restée caler à la maison
Mansourah : Morufath ! Tu ne m'attends pas ou bien ?
Moi : Maman, je me suis levée déjà
Mansourah : Qui est ta maman ? Tu n'as pas vu où elle se vagabonde là-bas pour aller l'appeler maman ? Tu ferais mieux d'aller chercher le balai et commencer le balayage avant que le soleil ne se lève, aujourd'hui c'est le jour de marché et tu sais très bien que je ne blague pas avec ça
Moi : Ok, c'est entendu
Elle : Tant mieux pour toi
C'est ainsi que je me suis levée puis j'ai plié ma natte, je parts la déposer dans l'un des coins de la chambre des jumelles de Tante Mansourah et elles dorment encore à fond, on dirait la nuit vient de commencer chez elle.
Comme d'habitude, tous les matins je commence le balayage à partir du salon, une fois terminée au salon, j'aborde la cours, je balaie les chambres quand les autres sont réveillés et les ont vidé.
Je suis encore entrain de balayer le salon quand malheureusement, je fais tomber la bouteille de whisky qui est sur la table basse
Tante Mansourah : "Qu'est-ce qui s'est cassé comme ça maintenant ?" s'écrie-t-elle depuis sa chambre
Moi ( paniquante ) : "Rien" dis-je ne sachant pas quoi dire
Mon père : J'espère que ce n'est pas la bouteille de whisky sur la table basse ?
Tante Mansourah : " Morufath ! Mais, tu as dit que ce n'est rien, et ce que tu ramasses là ?" crie-t-elle après être pointée au salon
Moi : "Tante, c'est une erreur" dis-je les larmes aux yeux
Mon père : " C'est la bouteille de whisky ou bien? " demande-t-il depuis la chambre
Tante Mansourah : Oui oh ! Cette maudite fille finira par tout gâté dans cette maison, c'est comme ça, elle a brûlé mon foulard la semaine passée, et ça a été une erreur ; et le pire c'est qu'elle ne dit jamais la vérité, il faut l'attraper les mains dans la poche avant qu'elle n'accepte
Mon père : "Donc, c'est menteuse professionnelle tu veux devenir ? Est-ce que tu sais qu'une femme qui ment, va voler ? Et une femme qui ment fera quoi ?" demande-t-il en tirant mes deux oreilles
Moi : "Père, ça me fait mal !" crie-je
Mon père : " Réponds moi d'abord, une femme qui vole fera quoi ? " répète-t-il en pinçant de plus beau mes oreilles
Moi : Père, je ne sais pas, je te jure je ne sais pas
Mon père : "Une femme qui vole, se prostituera" dit-il en me donnant des gifles très sèches dans le dos
Tante Mansourah : C'est ta mère tu veux ressembler mais tant que tu seras sous ce toile avec moi, tu seras dressée plus que la lettre "i" , vagabonde va; elle est comme ça maintenant, elle court derrière les garçons déjà
Mon père : D'ailleurs, apportez moi le parle-moi-toi; mets toi à genoux là-bas, tu as dit tu es têtue non ? L'enfant qui a dit que sa mère n'aura pas de sommeil, ne va pas aussi dormir
Tante Mansourah a couru pour aller chercher le parle-moi-toi quand mon père l'a demandé, on dirait, elle s'attendait que mon père demande ça.
J'ai reçu, en étant à genoux dix coups de parle-moi-toi bien dosé avec lequel j'ai démarré la journée :
Mon père : Si ce n'est pas que je vais au boulot et que tu as tes travaux domestiques à faire, ce que je te ferai subir ce matin, ton âme même aura pitié de toi,
Tante Mansourah : Maudite fille comme ça, telle mère, telle fille; fais vite hein, moi je ne vais pas te laisser à la maison pour aller au marché pour que détruire toute la maison avant que je ne rentre ,que Dieu n'ose.
Après ma dose de punition matinale pour avoir cassé la bouteille de whisky, je continue puis j'achève la balayage avec toute la douleur que je ressens dans les paumes. Le balayage terminé, je saute dans la cuisine, j'essuie toute la cuisine puis je mets le reste du repas du lendemain sur le feu.
Tante Mansourah : "Tu veux commencer déjà par voler la nourriture aussi ?" dit-elle derrière moi quand je remuais la sauce sur le feu
Moi : Non Tante, je le remuais juste
Tante Mansourah : "J'espère que tu as bien essuyé l'évier" dit-elle en passant sa main sur ce dernier
Moi : Oui, je l'ai bien essuyé
Tante Mansourah : Après que tout sera mis au feu, va réveiller tes sœurs et aide les à se laver
Moi : C'est reçu Tante
Je finis de mettre les repas au feu puis j'ai réveillé les filles et les a aidé à se laver, et à se préparer pour l'école.
Après cela, c'est le tout du cadet.
Les enfants pris le chemin de l'école, mon père au boulot, Tante Mansourah et moi avons pris le chemin de marché, je porte une grosse bagages contenant certaines marchandises que Tante Mansourah vend.
Une fois au marché :
Nous ouvrons la magazine puis nous nous installons :
Tante Mansourah : Reste ici et soit entrain de servir les gens, je vais faire un saut chez mon amie de l'autre côté, si tu es perdu dans la vente de quelque chose vient m'appeler
Moi : Ok, Tante, c'est entendu
Tante Mansourah : Sois très vigilante avec ma marchandise oh Morufath
Moi : C'est reçu cent pour cent Tante
Quelques minutes après que Tante Mansourah est partie, une cliente est venue :
La cliente : Salam Aleykum ma chérie
Moi : M'aleykum Salam Tante ; que voulez vous ?
La cliente : Où est ta Tante ?
Moi : Elle est partie de l'autre côté
La cliente : Et elle t'a laissé la marchandise ? Toi tu sais vendre ?
Moi : Oui Tante ; que vous voulez ?
La cliente : "C'est combien cet article" dit-elle en touchant l'un des articles
Moi : Ceci c'est à deux mille cinq cents francs CFA ( 2500 fcfa) madame
La cliente : Ce n'est pas deux mille ( 2000) ?
Moi : Non Tante
La cliente : Ta tante là où elle est partie c'est très loin d'ici ?
Moi : Non, c'est de l'autre
La cliente : Va me l'appeler
Moi : Ok, tout de suite, c'est la meilleure idée
Pour éviter les problèmes, je suis partie appeler Tante Mansourah; elle m'a demandé d'aller l'attendre qu'elle vienne, avant que je ne sois revenu, la cliente n'est plus là :
Tante Mansourah : Où se trouve la cliente à cause de qui tu étais venue m'appeler ?
Moi : Elle était avant que je sois venue vous appeler mais dès mon retour, je n'ai plus retrouvé
Tante Mansourah : Donc, Morufath, c'est moi tu embêtes comme ça ? Tu es venue m'appeler juste pour que je quitte le débat que je faisais ou bien ?
Ceux qui sont à côté de nous n'osent plus intervenir dans nos conversations puisque Tante Mansourah ne les a déjà interdit ; elles ne parlent même plus à cause de moi.
Moi : "Tante, je n'ai pas l'intention de vous embêter, la cliente était là, elle voulait acheter cet article" dis-je en la montrant l'article que la dame avait choisi
Tante Mansourah : "C'est ce que tu fais toujours, mais tu vas me sentir aujourd'hui" dit-elle en faisant sortir dans l'une des chicottes qu'elle a planqué en haut
Moi : "Tante, je te jure qu'il y avait une cliente, je ne te blague pas, je n'ai même pas l'intention de faire quelque chose du genre" dis-je en me mettant à genoux avec les larmes qui pleuvent déjà
Tante Mansourah : "Je sais que c'est moi qui mens toujours sur ton compte, mais tu vas comprendre aujourd'hui" dit-elle en commençant par m'assener des coups de la chicotte.
Malgré mes multiples explications et supplications, elle continue de m'assener les coups de la chicotte jusqu'à ce que j'ai commencé par me rouler par terre, je criais et puis je la suppliais mais elle ne cesse toujours pas. Les gens n'osent pas intervenir pour ne pas se faire bafouer par les insultes de Tante Mansourah.
La chicotte qu'elle utilise s'est fini et elle a pris une autre, elle continue de frapper jusqu'à ce que la dame qui voulait acheter est venue
La cliente : "Mais pourquoi vous la frapper comme ça ce beau matin, elle a fait de ci-grave ?" dit-elle en lui arrachant la chicotte
Tante Mansourah : Imaginez vous que cette chose maudite m'embête
Moi : "C'est elle qui était venue acheter" dis-je les larmes aux yeux puis cheveux remplir de sables
La cliente : Oui, j'étais venue ici pour acheter, c'est à cause de ça vous la frappez ?
Tante Mansourah : C'est comme ça elle fait ? Elle aime blaguer les gens
La cliente : "Petite princesse, dis-moi c'est à cause de moi on t'a frappé" dit-elle avec ses orbites sont humides déjà
Moi : C'est parce que vous êtes partie avant que ma Tante ne soit arrivé que j'ai été frappé
Tante Mansourah : Tu va te taire; c'est à cause de ça là seule que je t'ai frappé ?
La cliente : Madame, vous êtes méchantes ! Et j'en suis sûre et certaine que cette fille a été placé chez vous, sinon, quand elle est partie vous allez je me suis décidé aller regarder quelque chose derrière là, et avant juste mon arrivée, vous avez déjà frappé cette fille comme ça ? Vous êtes pire que les sorcières même. Avez-vous des enfants vous aussi ? Auriez-vous accepté votre enfant comme ça ?
Tante Mansourah : Madame, tu me cherchais avant ? Oh! Je vois ! C'est mes adversaires qui t'ont envoyé ? Je suis doublement chargé pour vous faire tous
La cliente : Ouah ! Tu es doublée charger pour nous tous ? Ne t'inquiète pas, moi je ne suis pas ton ennemie ou adversaire ! Mais, le peu de monnaie que j'ai à te prêter est que si tu ne fais pas attention, tu finiras le restant de ta vie en prison à cause de cette fille
Tante Mansourah : C'est toi et ta famille qui finiront votre vie en prison grande sorcière
Moi : "Tante, ne dites plus ça, personne n'ira en prison à cause de moi" dis-je en m'adressant à la cliente
La cliente : "Petite, ne t'inquiète pas, le Dieu qui t'a envoyé sur cette terre te protègera" s'adresse-t-elle à moi
Tante Mansourah : "Ramasse toi et vide toi de mon magasin femme démoniaque" s'écrie-t-elle
La cliente : "Moi, t'ai-je dit que je voulais dormir dans ton magasin ?" dit-elle en sortant du magasin
Tante Mansourah : Tu as vu ce que tu as causé ?
Moi : "Excuse moi tante, ça ne se répétera plus jamais, je vous jure" dis-je en mettant a genoux avec le visage remplir des traces de larmes
Tante Mansourah : C'est ce tu répètes chaque fois, mais pour information, avant que tu ne me tues, je t'aurais déjà envoyé saluer tes ancêtres là où ils sont, "ọmọ ọl'ọmọ oni wa pa iya on'iya" ( Yorouba : l'enfant d'autrui ne tuera pas la mère d'autrui)
JE ME PRÉSENTE D'ABORD :
Je suis Abdoulaye Morufath, je suis née et j'ai grandi dans l'une des villes du Bénin appelé Sakété, une ville du sud du Bénin, située à une soixantaine de kilomètres du port de Cotonou et proche de la frontière Bénin-nigéria. C'est l'une des communes du département du Plateau; les habitants sont majoritairement des Yoroubas, ce qui fait que la religion dominante est l'islam.
Quant à moi, j'ai été abandonné par ma mère à fleur d'âge ; j'ai donc été élevé par la seconde femme de mon père. Ma mère, je ne l'ai jamais vu, même une simple photo d'elle, je n'ai pas découvert, la seule chose que je sais d'elle c'est ce que les gens m'ont dit à propos d'elle. Certains me disent qu'elle avait raison de faire ce qu'elle a fait, certains disent qu'elle n'avait pas raison. Mais, à regarder l'histoire je pense que si elle avait un peu réfléchi, même si elle ne voulait plus de mon père, elle ne m'aurait pas dû abandonner et partir avec mes deux autres sœurs, voilà maintenant je suis devenu presque domestique chez moi, dans la maison de mon père, bizarrement, mon père regarde tout mais ne se prononce jamais, au lieu de me défendre le peu qu'il faut même; c'est lui qui se met à me bastonner encore.
REVENONS À NOS MOUTONS.
Après le marché, nous rentrons à la maison, et place aux insultes de tous genres, et des coups de mains par moment.
Nous avions déjà fini les préparations et avions commencé par manger avant que mon père ne revienne du boulot. Pendant que les autres mangent au réfectoire, moi je prenais mon dîner par terre loin des autres.
Moi : "Bonne arrivée père" dis-je en lui prenant le sac qu'il a ramené du boulot
Mon père : Comment a été le marché aujourd'hui ? Tu as été sage ?
Moi : Oui père
Tante Mansourah : Tu as été sage hein ? Morufath pourquoi tu aimes mentir comme ça ?
Bonne arrivée chéri, comment a été ta journée ?
Mon père : Je rends grâce, Dieu merci ; et vous comment a été le marché ? A-t-il eu un problème aujourd'hui encore ?
Tante Mansourah : Sais-tu que cette fille m'a déjà transformé en un démon dans le marché ? C'est moi qui suis la méchante dame de tout le marché actuellement
Mon père : C'est vrai ça Morufath ?
Moi : Père, je ne sais rien
Mon père : Tu es toujours innocente toi, donc c'est ta tante qui ment sur ton compte ou bien ?
Moi : Je n'oserai jamais dire ça père
Mon père : Ok, dis moi exactement ce que tu as fait aujourd'hui
Tante Mansourah : Qu'est-ce que tu veux qu'elle dise à part mentir ?
Mon père : Ce n'est pas mieux on va l'envoyer loin d'ici ? Je pense que c'est le fait d'être proche de nous qui l'a fait réagir ainsi
Tante Mansourah : Chéri, tu as raison hein, mais sa présence ici n'es pas aussi inutile que ça ; il m'aide dans les travaux ; et de plus c'est moi qui l'a élevé, je ne peux pas laisser quelqu'un d'autre en profiter
Mon père : Et c'est vrai ; si tu t'étais comportée tel une traînée comme sa mère tu n'aurais jamais dû accepter attendre deux ans pour prendre soin d'elle et ne pas avoir ton propre enfant. Mais toi Morufath, sais-tu que c'est à cause de tes comportements de cochon que j'ai été d'accord quand ta tante a voulu que tu n'ailles pas à l'école, je savais que tu seras une fille sans cervelle comme ta mère ; ta tante et moi programment déja t'envoyer à l'apprentissage ; avec tes attitudes là maintenant, pouvons nous encore te faire confiance et t'y mettre encore ?
Moi : "Père, je vous jure que je serai sage si vous me mettez à l'apprentissage" dis-je en m'agenouillant devant lui
Tante Mansourah : Tu vas te vider de là ? Un peu de choses seulement, tu t'agenouilles déjà. Pourtant ta tête est plus dure que les pierres de Dassa
Moi : Tante, je vous jure que je serai sage, je veux aller l'apprentissage, ça me plaît beaucoup
Mon père : Je n'ai pas dit que nous n'allons plus t'envoyer à l'apprentissage, j'ai dit si avec tes comportements là; est-il possible de t'envoyer encore ; maintenant va manger ta nourriture, et quitte tes genoux
Moi : Merci père, merci tante; que Allah vous bénisse énormément
Mon père : Amina
Des jours se passent et les nuits les succèdent puis mes souffrances dans la maison de mon père s'augmentent; ma vie passe de cauchemars en cauchemars et devient pire que celle d'un esclave de guerre, un après midi de samedi pendant que nous sommes tous à la maison, Tante Raissa, la femme de mon oncle Ramanou nous a rendu :
Moi : "Bonne arrivée Tante" dis-je en l'accueillant puis je m'agenouille devant elle
Tante Raissa : Comment tu vas Morufath ?
Moi : Je vais très bien
Tante Raissa : J'espère que tu es sage ?
Moi : Oui tante
Les autres enfants sont venus aussi l'accueillir
Tante Raissa : "As-Salam-u-Alaikum mon oncle" dit-elle en faisant génuflexion devant mon père
Mon père : wa Alaikum Assalam wa Rahmatullah ma femme ; comment va la maison ?
Tante Raissa : Tout le monde se porte bien Alhamd Lilah
Tante Mansourah : Bonne arrivée ma coépouse
Tante Raissa : Merci
Mon père : J'espère que c'est une bonne nouvelle tu as apporté puisque si ce n'est pas urgent, on ne vous voit pas hein
Tante Raissa : Mon oncle, c'est le temps sinon, j'ai bien envie de vous rendre régulièrement visite; mais vous aussi, vous ne demandez jamais d'après quelqu'un
Mon père : C'est le boulot
Tante Raissa : Vous voyez maintenant que ce n'est la faute de personne ? C'est le temps qui joue contre tout le monde
Mon père : Là, tu as raison
Tante Mansourah : La grande, vous mangez quoi ? Vous buvez quoi ?
Tante Raissa : Tout ce que tu me donneras sera la bienvenue ma chérie
Tante Mansourah : Un instant alors. Où est Morufath ? Suis-moi
J'ai suivi Tante Mansourah et nous sommes revenues avec de la boisson et des biscuits que je porte dans un plateau.
Tante Raissa : Merci beaucoup ma chérie
Tante Mansourah : La nourriture est déjà sur le feu, bientôt on va s'enjailler
Tante Raissa : Bon ! À vrai dire si je suis là c'est pour une raison, je suis là à cause de Morufath
Mon père : Ouah ! Elle a encore fait quelque chose ?
Tante Raissa : "Non, pas du tout" dit-elle souriante
Mon père : Ok, nous t'écoutons
Tante Raissa : Vous vous rappelez bien que je vous ai demandé d'envoyer cette fille à l'école et vous n'aviez pas voulu
Tante Mansourah : C'était pour une raison très importante, je ne peux pas souffrir l'élever et encore devenir sa domestique enfin du compte
Tante Raissa : J'aurai bien aimé que tu ne répètes plus ces paroles ; tu n'as pas élevé tes enfants ? Es tu devenue leur domestique ? Et maintenant tu cries partout que c'est parce que tu ne veux pas devenir la domestique de l'enfant de ta coépouse que toi tu as élevé que tu ne veux pas qu'elle soit instruite comme tes enfants le sont
Tante Mansourah : Ça là seulement, ne te regarde pas, ici c'est mon foyer et je décide quoi faire et comment ça doit être fait ; la seule qui peut me contredire c'est mon mari et personne d'autre, et une fois qu'il ne l'a pas encore fait, je m'en fous de toutes les mauvaises bouches et leurs "ont dits"
Mon père : "Tu es venue parler de l'instruction de Morufath ou bien tu es venue parler d'une autre la concernant ?
Tante Raissa : Comme vous ne voulez pas envoyer l'enfant à l'école jusqu'à elle est à l'âge là maintenant, j'aimerais vous suggérer de l'envoyer à l'apprentissage, il ne faut pas qu'après qu'elle soit grande, elle va commencer par votre offre maudire du fait que vous ne lui aviee pas permi d'aller à l'école et vous l'avez encore empêché d'apprendre un métier
Mon père : C'est tout ?
Tante Raissa : Oui, et c'est très important, agissez très vite
Mon père : Tu sais quoi ? Ici, c'est chez moi et c'est moi qui donne les ordres et personne d'autres jusqu'à preuve du contraire ; donc pendant que je suis encore vivant , que personne ne cherche à prendre la place, maintenant tu peux demander à partir
Tante Raissa ,: Mon oncle, c'est arrivé sur le point où vous me renvoyer de chez vous ?
Mon père : Si ce que tu dis ne fais pas du bien à mon tympan, tu veux que je continue à écouter tes balivernes ?
Tante Raissa ,: Vous suggérez de mettre votre propre fille à l'apprentissage est une baliverne ?
Tante Mansourah : Elle a déjà quel âge déjà et vous êtes ci pressée pour elle ?
Tante Raissa : Tes enfants ont quel âge pour commencer l'école
Tante Mansourah : Tu ne peux pas comparer mes enfants à elle
Tante Raissa : Tes enfants sont-ils nés par la bouche et elle est née par le bas ? C'est à cause de toi, si Morufath est sans mère aujourd'hui ; et tu te gonfles tous les jours que Dieu à faire pour dire que tu l'as élevé ; si tu ne l'élévait pas qui le fera à ta place ; ma chérie, c'est toi qui lui a porté malchance, sinon le foyer de mon oncle était bien calme avant que tu ne te pointes
Mon père : Tu peux demander à partir s'il te plaît, nous avons déjà compris ta préoccupation
Tante Raissa : Je vais partir, mais donnez à cette fille ce qui l'appartient ; elle n'a rien fait à personne.
C'est ainsi que ma tante Raissa est partie.
Tante Mansourah : Viens ici Morufath et mets toi au milleu là-bas, donc, tu a déjà commencé à nous publier à tout le monde pour qu'ils viennent nous insulter ici
Moi : "Non hein, je n'ai rien dit à quelqu'un moi, je n'ai jamais mes pieds hors de la maison" dis-je en pleurant déjà
Mon père : Donnez moi la lanière, c'est toi tu as dit tu vas gâter mon nom ou bien ? Tu as dit que tu es têtue non ? Moi aussi, je ne serai pas fatiguée
J'ai été encore chicottée cet après midi pour ce que Tante Raissa est venue dire, pourtant ne connaissant même pas là où elle a eu l'idée.
Et ça ne s'est même arrêté là; ces propos que Tante Raissa est venue balancer en plein visage à mon père et sa mère m'a coûté des punitions et on refuse même de me donner à manger pendant des jours. Je suis devenu un sujet de moqueries pour mes sœurs et leurs mères.
Un soir dès le retour des enfants de l'écolede l'école :
Tayé : Morufath, viens danser pour nous
Moi : J'espère que ça fonctionne bien dans ta tête ? De venir danser pour vous à cause que quoi ? Suis-je payer pour ça ?
Kehinde : On veut te voir danser comme ça on ira pratiquer les mêmes part de danse a l'école pendant l'éducation artistique
Moi : "Vous êtes toutes les deux folles" dis-je en vaquant à mes préoccupations
LES MINUITES QUI ONT SUIVIES :
Tante Mansourah : "Morufath !" crie-t-elle pour m'appeler
Moi : Oui Tante
Tante Mansourah : Viens ici
Moi : Me voici Tante
Tante Mansourah : C'est vrai que mes filles sont folles
Moi : Je n'ai pas dit ça !
Tayé et Kehinde : "Ah! Tu mens encore !" dit-elle en chœur
Tante Mansourah : Allez me chercher la lanière. As-tu osé appelée mes filles folles ?
Moi : Oui, mais c'était juste pour blaguer avec elles
Tayé : C'est faut, tu nous a commencé à nous maudire parce que nous t'avons demander de danser pour nous pour qu'on copie tes parts de danse pour les épreuves de l'éducation artistique
Tante Mansourah : C'est vrai ce qu'elle a dit ?
Moi : "Oui ma Tante, mais je n'ai pas l'intention de les maudire, je blaguais juste avec elles" dis-je les larmes aux yeux déjà
Tante Mansourah m'assène quelques coups de la lanière puis me demande de danser pour ses enfants.
Les jumelles et même les trois autres sont partis chercher des bolles qu'ils ont commencé par jouer pour que je danse à leurs rythmes; puis ça les fait marrer; le plus défectueux, c'est quand je ne danse pas bien ou j'arrête de danser puis tante Mansourah m'assène la chicotte puis ils se mettent tous à rire.
Tante Mansourah : C'est bon maintenant, va mettre ton visage de crapaud là au propre pour pouvoir aller au petit marché payer les ingrédients pour le repas du soir
Moi : "Merci Tante" dis-je en suffoquant
Tante Mansourah : Tu feras de te mettre dans un bon état avant de quitter sinon si quelqu'un vient ici à cause de toi pour me faire chantage à cause toi, tu vas me sentir là où ça te fait bien du mal
Après avoir rendu mon visage propre puis changé l'habit que je portais, je me suis présenté à elle.
Tante Mansourah : "Prends ce billet de cinq cents, puis tu m'achètes tomates pour deux cents, piment pour cent francs, et le bouillon cube de poulet pour cinquante francs CFA, la monnaie va rester combien après l'achat de tout ce que j'ai cité précédemment ?" demande-t-elle à la fin en me remettant le billet de banque qui est dans sa main
Moi : Ça va rester cent cinquante francs CFA
Tante Mansourah : Tu vas et tu reviens très vite ! Qu'est-ce que j'ai dit ?
Moi : Je vais puis je reviens très vite
Tante Mansourah : C'est bon, tu m'as bien entendu
Kehinde : Sí tu veux, il faut commencer par s'amuser avec tes maris sur la voie et perd l'argent
Tante Mansourah : Ne t'inquiète pas ma princesse, elle même n'osera pas
Des fois même j'ai envie de tuer les enfants là, surtout ces sorcière de jumelles, elle me rend la vie plus que difficile.
Je filais pour me rendre très vite au petit marché et me retourner le plus tôt que possible quand je rencontre Hakim sur la voie, c'est un grand frère du quartier il est dans les environs de vingt ans:
Hakim : "Tu vas où comme ça princesse" dit-il en se positionnant devant moi
Moi : Grand frère Hakim, pardon laisse moi passer, c'est ma tante qui m'a commandé et elle m'a demandé de m'y très vite et de revenir très vite
Hakim : Ta tante méchante là ? Tchru ! Je ne vais pas t'empêcher d'y aller pour qu'il te frappe à mort à cause de moi, mais je vais plutôt t'accompagner, moi même je voulais aller au petit marché payer quelque chose
Moi : Ah! Grand frère Hakim ! N'ose même pas me suivre, ma tante a des gardes qui me surveillent partout, s'ils me voient avec toi maintenant, c'est tout ce qu'ils ont ceux qu'ils n'ont pas vu qu'ils iront raconter à ma tête
Hakim : Oublie ça ! Suis-je ces jeunes du quartier pour avoir quelque chose avec toi ?
Allons-y seulement, sur ce point là, seulement je pense que tu as mentis sur le compte de ta tante comment va-t-elle penser que toi et moi avons quelque chose ensemble, si elle même n'a pas déjà perdu sa tête
Moi : "Bonsoir Tante Alaba" dis-je en saluant tante Alaba qui vient de passer à côté de nous
Tante Alaba : Bonsoir ma chérie, comment tu vas ?
Moi : Je vais bien tante
Hakim : "Bonsoir" dit-il pour saluer tante Alaba à son tour
Tante Alaba : Comment vas-tu Hakim ?
Hakim : Alhamd Lilah, je vais bien
Tante Alaba : Hakim, je ne t'ai vu à la mosquée aujourd'hui, j'espère qu'il y a aucun problème ?
Hakim : Non, j'étais parti faire un petit job dans l'autre quartier
Tante Alaba : Ah ! Ce n'est pas aussi mal ce que tu as fait, même Allah, notre créateur n'iame pas les paresseux. Mais, la prière est aussi primordiald dans la vie de tout être humain; tout ce qui n'est pas bon a besoin de prière, tout ce qui est bon a aussi besoin pour ne pas qu'il tombe aussi
Hakim : Merci Tante Alaba....