« Salma, pourquoi avez-vous répandu cette rumeur ? » La voix de Leïla, basse mais ferme, résonna dans l’ombre de la fontaine ouest des jardins du palais royal de Dubaï, où l’eau scintillait sous la lune. À minuit, enveloppée d’un châle sombre pour passer inaperçue, Leïla, 18 ans, fixait Salma, dont les yeux brillaient de larmes. Vêtue d’une robe en soie grise et d’un hijab assorti, Leïla serrait son carnet de poèmes, où elle consignait son plan secret pour annuler son mariage forcé avec Karim, prête à noter tout indice. La rumeur orchestrée par Salma, accusant Leïla de mépriser les traditions de Dubaï, avait enflammé la cour, et la découverte du complot d’Aïcha pour voler ses bijoux, révélée par Fatima, intensifiait sa méfiance. Salma, 25 ans, tremblante dans un châle noir, murmura : « Je

