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1020 Words
Je suis dans la voiture sur la banquette arrière accompagnée de mon « mari », je n'arrive pas à y croire, comment a-t-il pu me faire ça ? A moi ? Moi qui ai vécu trop de choses superbes avec lui. Qu'est-ce que j'ai bien pu lui faire pour qu'il me haïsse au point de me faire subir tout ça. Le chauffeur s'engage sur l'autoroute, je regarde à travers la vitre de la Porche le paysage, perdu dans mes pensées, des souvenirs reviennent hanter mon esprit. Je me souviens de la journée à la plage que Will m'avait offerte, la veille de la remise des diplômes. C'était une journée forte agréable, je me rappelle de comment je courais au bord de l'eau afin que Will ne me rattrape pas pour me jeter dans la mer. Nos rires s'entremêlaient pour faire ressortir un son de joie, de bien-être. Je me sentais tellement bien, tellement libre. Le pire dans tout ça, c'est que ce n'est pas vraiment le fait que j'ai été kidnappée qui me trouble, mais le fait que ce soit la personne à qui j'avais donné entièrement ma confiance soit l'origine de mon enlèvement, je me sens comme trahit. Je jette un coup d'œil vers lui, je vois qu'il tapote sur son téléphone. Ses sourcils sont légèrement froncés, comme si quelque chose l'intriguait. De temps à autre il passe sa main sur ses cheveux en soupirant. Je défais mon regard de lui et je me tourne une nouvelle fois vers la vitre, une larme roula sur ma joue, puis deux, puis je laisse un flot de larmes parler de ma tristesse. En état de choc mon cerveau a perdu tout usage de coordonné sur ce qui est en train de se passer. Et généralement quand je suis dans ces moment-là, il n’y a qu'une seule personne à qui je ressens le besoin de me confier, « lui ». Il représentait tout à mes yeux, absolument tout. La voiture entre dans une grande piste, j'essaie d'analyser quel est cet endroit. Mes yeux s’écarquillent quand j'aperçois un avion, je tourne mon regard vers William qui est toujours concentré sur son mobile. -ou est-ce qu'on va ? William relève la tête vers moi, ses yeux noirs me transpercent, il ne m'a jamais regardé comme ça. Jamais. -je te l'ai déjà dit ! Dit-il sèchement. -oui, mais c'est où ? Dans une autre région ? Et puis pourquoi on ne reste pas ici ? Il met sa main sur sa tête pour me faire comprendre d'arrêter toutes mes questions. -tu ne croyais tout de même pas qu'on aller rester prés de ta maison ? Mon cœur rate un battement, le fait que l'on s'éloigne va tout simplement favoriser toutes les chances pour que personne ne me trouve. Je crois bien qu'on va où il habite maintenant, en Géorgie. -on va on Géorgie ? -non, -mais je croyais que c'est là-bas ou se trouve ton...tra...vail -effectivement la base se trouve en Géorgie. Mais ma maison ne se trouve pas là-bas. Elle est à des milliers de kilomètres d'ici si tu veux tout savoir. La voiture s'arrête devant l'avion, un homme vêtu d'un costard nous ouvre la porte. William descend, quant à moi je ne bouge pas. -hé, tu descends là ! Je ne l'écoute pas, -Alice ! S'écria-t-il Je prends la ceinture et je m'attache avec, -je ne bougerais pas de là ! -ou bien tu sors, ou bien je te fais sortir, et ça ne sera vraiment pas agréable ! Gronda-t-il. Je tourne ma tête vers la vitre sans lui accorder la moindre importance. Je l'entends jurer entre ses dents puis il remonte dans la voiture, il met sa main sur la boucle de la ceinture de sécurité pour la défaire, mais d'un coup j'essaie de l'éloigner. -Alice Stop ! Je ne l'écoute pas et j'essaie d'éloigner sa main, j'avoue qu'il est très costaud. Il réussit à l'enlever puis il commence à me pousser vers l'extérieur, mais je me débats, et d'un coup je le mords au niveau du bras. William grogne à cause la douleur que je lui inflige, mais il ne se laisse pas faire et continue à me pousser. Il met sa main sur mes cheveux, les agrippe et me tire, un cri de douleur quitta ma bouche. Impuissante je fini par quitter la voiture. Une fois dehors il agrippe mon bras brutalement pour me tirer vers l'appareil. Une fois à l'intérieur, je remarque que ce n'est pas un avion public, mais un jet privé, je n'en ai encore jamais vue. William me lâche le bras pour discuter avec le commandant de bord je crois, j'en profite de sa discussion pour courir vers la sortie, avec un peu de chance je prendrais la voiture et je démarrerais. Mais à peine avoir franchis la porte que je sens deux bras puissant me prendre par la taille, mes jambes quittent le sol. Je sens un souffle chaud devant mon oreille, -je n'ai vraiment pas envie de te faire voir une facette de moi, que je suis sur que tu n’as vraiment pas envie de découvrir, donc tu vas rester tranquille! Me lança William en me déposant sur l'un des sièges en cuir de cet appareil. Mes larmes recommencent à couler machinalement. L'avion ferma ses portes, et après quelques minutes il décolla. Ça y est je ne peux plus rien faire. Misà-part trouver réponse à mes tourments. -pourquoi est-ce que tu me fais ça William, qu'est-ce que j'ai bien pu te faire pour que tu me haïsses à ce point-là ! -tu n'as absolument rien fait, j'ai mes raisons c'est tout. -ce n'est pas une réponse ! -ben pour l'instant tu fais avec, après peut-être je t'expliquerais. -reverrais-je un jour ma famille ? Lui dis-je a demi voix. -j'en doute fort. dit-il sèchement en ouvrant son ordinateur. Je soupire tristement en regardant par le hublot, mais qu'est-ce que je vais devenir. -tu devrais dormir un peu le voyage sera très long. Dormir ? Comment pourrais-je dormir en sachant que je me fais toujours kidnapper.
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