Mohammed s’agenouilla auprès du cheikh et lui baisa les mains. Le cheikh l’invita à se relever et fit signe à ses conseillers de le raccompagner vers la sortie du diwan. — À bientôt, Mohammed. Tiens-moi au courant de tes affaires et ne me déçois pas. — Je ne vous décevrai pas, Votre Altesse, avec l’aide de Dieu, répondit Mohammed avant de s’effacer. Une fois dehors, Mohammed sentit l’émotion le submerger. Il se mit à pleurer doucement. Il se sentait honoré. Il prit aussi toute la mesure de la tâche qui lui incombait. Le cheikh lui avait promis une grosse somme d’argent. Il avait été très généreux. C’était son habitude, mais il attendait beaucoup des hommes à qui il manifestait sa mansuétude. Mohammed ressentait une lourde responsabilité. Il ne devait pas décevoir. Il voulait que le che

