( Loukman )
Arrivée au centre de police, ma grande mère El hadja Manroufath avait les mains menottées. Elle était assise dans une pièce et quelques agents de police l'interrogeaient. La femme de l'oncle Charlie quant à elle, faisait des vas et viens sans arrêt. Elle voulait à tout prix qu'on enferme ma grande mère. Quant à moi, j'étais à la salle d'attente car je ne pouvais pas approcher ma grande mère. J'étais là tranquillement quand un monsieur arrivait. Il était en tenu de service et c'était un gendarme. Ce dernier est allé dans la salle où l'on retenait ma grande mère maternelle El hadja Manroufath. Il s'est approché des agents de police qui parlaient à ma grande mère et au bout d'un moment, El hadja Manroufath fut relâché. Ils ont autorisé à ma grande mère de s'en aller. La femme de l'oncle Charlie qui était là n'était pas du tout contente. Elle se plaignait du fait que ma grande mère était une sorcière et qu'il fallait qu'on l'enferme au risque qu'elle ne commette d'autres crimes dans le quartier. Le gendarme grâce à qui ma grande mère fut relâché fixait longuement la femme de l'oncle Charlie et il l'a demandait des explications sur les agissements qu'elle faisait.
_ Est ce que vous avez des preuves par rapport à ce que vous avancez ? Tant que vous ne nous apporter pas des preuves qui démontrent que cette vielle dame a assassiné votre mari, veiller bien la laisser tranquille et sachez contrôler vos propos. Cela pourrait bien se retourner contre vous un de ses jours. (Disait le gendarme.)
A la fin des mots prononcés par ce gendarme, ma grande mère maternelle et moi repartons à la maison. La femme de l'oncle Charlie était également rentrée chez elle. Mais bien avant cela, les agents de police l'on mit en garde. Ils l'on expliqué que si quelque chose de mal arrivait à ma grande mère, elle ira en prison. C'était une façon de protéger ma grande mère maternelle contre cette femme. Arrivée à la maison, j'ai essayé de poser une question à El hadja Manroufath. Je voulais savoir comment connaissait-elle le gendarme qui était venu la secourir. Elle m'a répondu que c'était une longue histoire et que je devais simplement remercier Dieu de l'avoir permis de sortir de ce centre de police saine et sauve. Ensuite elle est allée prendre un bain puis elle s'est endormie. De mon côté, je n'avais toujours pas sommeil. Cette fois ci, je suis resté au salon. Tous ses événements qui survenaient ne me plaisaient pas du tout.
( El hadja Manroufath )
Lorsqu’on n’est pas intelligent, il faut être malin. C'est de cette même façon que quand on n’est pas riche, il faut avoir à ses côtés des personnes influentes capable de nous tendre la main en cas de difficultés. Je ne pouvais jamais imaginer que j'irai au commissariat à cause de la mort de l'oncle Charlie. J'ignorais totalement que sa femme avait porté plainte contre moi. En plus, c'était très absurde de sa part de me condamner pour un crime que je n'avais pas commis. Heureusement que je connaissais une personne capable de me croire et de m'aider. Cette personne, était le gendarme que j'avais ordonné à Loukman d'appeler. Déjà la veille de mon arrestation, j'avais discuté avec lui. Je lui ai raconté tout ce que je vivais dans le quartier à cause de la femme de l'oncle Charlie depuis le décès de son époux. Ce gendarme m'a alors conseillé de me faire rare dans mon quartier afin que la femme de l'oncle Charlie ne se venge pas contre moi d'une manière ou d'une autre. Il avait raison. Et donc quand j'ai été retenu au centre de police, il suffisait de l'appeler. Je ne pensais pas qu'il pouvait me faire libérer de la sorte dès son arrivée. Je voulais juste qu'il m'aide afin que la femme de l'oncle Charlie me laisse tranquille mais la façon dont il s'en est prit aux agents de police qui m'ont retenu était incroyable. Il est arrivé et leur a hurlé dessus. A la minute ou il finissait de parler, ils m'ont relâché. Ce gendarme, je le connaissais depuis un moment. C'est le fils d'une amie à moi.
Dans ma chambre j'étais et je tournais mon regard vers l'horloge qui était accroché au mur en face de moi quand je me rends compte qu'il était temps d'y aller. Je me redresse puis je porte ma tenue de rencontre. À l'aide de quelques incantations, j'arrive au milieu de mes collègues en l'espace de quelques secondes. Il était environ 23 heures.
_ Bonne arrivée Manroufath. (Disait simultanément mes collègues)
_ Merci à tous. (Répondais-je)
Au moment où je m'apprêtais à m'asseoir, la reine mère de notre groupe demandait d'après mes nouvelles. Je l'ai répondu qu'elle savait déjà ce que j'ai enduré dans la journée et donc pourquoi voudrait-elle que je me répète. Elle s'est mise à sourire et les autres également.
_ La femme de l'oncle Charlie te manque de respect. Elle salit ton image et tu ne comptes rien faire pour y remédier ? (Demandait violemment la reine mère)
_ Tuons la comme nous l'avons fait également avec son époux. (S'écriait une de mes collègues)
_ Avec tout le respect que je dois à tous les membres de ce groupe, je pense qu’on n’a pas le droit de la faire du mal. Son époux est mort et elle cri partout que je suis une sorcière et que j'ai tué son époux. Maintenant si quelque chose lui arrivait, les gens se mettront à se poser de questions. Je serai suspecté. (Rétorquais-je)
Mes collègues voulaient coûte que coûte en finir avec elle mais j'ai réussi à les en empêcher. Après une rencontre qui a duré deux heures, je suis retourné à la maison.
En effet, de toutes les accusations que la femme de l'oncle Charlie faisait sur ma modeste personne, celles qui sont réellement fondées étaient que j'étais une sorcière et que la mort de son époux n'était pas du à un hasard. Tout était mystique. Mais la réalité était que je suis innocente. Je n'avais pas orchestré la mort de l'oncle Charlie. C'était l'oeuvre de mes collègues sorcières. Ils ont agis ainsi dans l'intention de me créer d'ennuis. Cela faisait un moment qu'elles me demandaient de devenir leurs chefs et je refusais. C'était un poste que je ne voulais pas du tout accepter en raison de l'énorme sacrifice que cela nécessiterait. Vu mon refus et ma négligence vis à vis d'elles, mes collègues sorcières ont décidé de me rendre la vie impossible jusqu'à ce que je céderai. J'ignore jusqu'ou cela ira mais honnêtement je ne voudrais pas devenir la chef des sorcières. C'est un titre qui ne me plaisait pas du tout. Aussitôt que je me suis retrouvé sur mon lit, le sommeil finissait par m'emporter.
DEUX SEMAINES JOURS PLUS TARD
( La femme de l'oncle Charlie )
Tout comme me le conseillait mes proches, j'ai décidé de laisser le temps souffler sur cette affaire mais je ne comptais pas rester les bras croisés sur la mort tragique de mon époux. Peu importe le temps que cela me prendrait, je ferai tout le nécessaire pour prouver à tout le monde que j'avais raison à propos d'El hadja Manroufath. J'ai dû quitter le quartier pour regagner la maison familiale de mon père. Je devais y passer quelques jours le temps de faire le deuil de mon époux. A chaque fois que les souvenirs du passé m'envahissaient, quelques gouttes de larmes sortaient de mes yeux. Je pleurais parce que je ne cessais de me rappeler dès bons moments que je passais auprès de mon époux. Charlie à toujours été un homme remarquable. Je savais qu'il ne m'aimait pas mais il a toujours prit soin de moi. Les hommes de son genre sont rares. Je voulais me lever pour faire un peu la vaisselle quand tout d'un coup j'eue le vertige. Il aurait fallu que je prenne appuis sur la table qui était à mes côtés si non j'allais tomber. C'était la première fois que quelque chose du genre m'arrivait. Je me suis mis à implorer Dieu. Je l'invoquais pour qu'il me sauve au cas ou quelqu'un serait entrain de m'envouter quand tout à coup je m'évanouis.
QUINZE MINUTES APRÈS
Je me réveille et j'aperçois ma mère à mes côtés.
_ Que m'est-il arrivé ? (Demandais-je)
_ C'est ça j'aimerais bien comprendre. Je suis sorti de ma chambre et je t'ai aperçu allongé au sol. J'ai couru pour te secourir. Tu t’es évanoui. (Répondait ma mère)
_ Je voulais me redresser tout à l'heure et j'ai perdue la capacité de me lever. Mes yeux ont tourné tellement vite que je ne comprenais plus ce qui se passait. (Ajoutais-je)
_ On ira à l'hôpital faire des analyses. Si tu es malade, il faudrait que tu te fasses soigner. (Disait ma mère)
_ Je ne pense pas que je suis malade. J'ai comme l'impression que c'est la vielle dame El hadja Manroufath qui est entrain de m'envouter. Peut être c'est parce-que j'ai porté plainte contre elle. (Disais-je)
_ Arrête avec ça ma fille. Personne n'est entrain de t'envouter. Il ne faut pas toujours avoir des idées négatives. Il faut être positif dans la vie. On ira à l'hôpital et cesse de penser qu'une vielle dame t'envoute. Et si c'était le cas, elle n'y arriverait pas. (Rétorquait ma mère)
Après ses mots, elle m'aidait à me relever. Elle me fit asseoir puis elle rentra dans sa chambre.
A suivre..