XIV Polyte était ivre ; mais il se dégrisa un moment à la vue de ces deux femmes qui arrivaient ainsi chez lui à l’improviste et dont l’attitude n’avait rien de fort rassurant. – Qu’est-ce que tu veux, toi ? fit-il en regardant la belle Marton. – Je veux te parler, répondit-elle. Vanda, silencieuse, se tenait toujours sur le seuil. La maison dans laquelle Polyte se trouvait, comme plusieurs de ce quartier, n’avait pas de concierge. On y pénétrait comme on voulait, dans le jour par la porte ouverte, le soir en poussant un petit loquet connu de tous les locataires. Comme elle était fort mal habitée, les voisins ne se préoccupaient jamais de ce qui se passait chez le voisin. On y eût assassiné en plein jour que les cris de la victime n’eussent ému personne. Marton savait tout cela. Elle r

