Après cet échange brûlant et envoûtant entre les deux amants, interrompu brutalement par l’alarme, Rin! Rin! Rin! Paf! Arturo sursauta en éteignant le réveil.
Un sourire éclatant illuminait son visage, comme celui d’un homme qui vient de décrocher le jackpot au loto.
Il sauta du lit, sifflotant gaiement, direction la douche pour un bain chaud bien mérité. Sous le jet d’eau, il fredonnait des chansons, caressant chaque centimètre de sa peau avec soin, savourant ce moment de calme.
Trente minutes plus tard, enroulé dans sa serviette nouée à la taille, il fut interrompu par son frère qui entra sans frapper, un sourire narquois aux lèvres :
« Eh, Arturo, on t’attend pour dîner, alors bouge-toi un peu ! »
Arturo, amusé, répondit : « Ouais, j’arrive. Mais dis-moi, quand est-ce qu’on t’a engagé comme mon assistant personnel, hein ? »
Bruno haussa les épaules, faussement irrité : « Ouais, c’est ça, rigole bien, idiot. »
« Respecte-moi, petit c*n, je suis ton aîné ! » rétorqua Arturo en levant un sourcil.
Bruno fit un pas vers la porte en claquant fortement derrière lui : « Le respect, ça se mérite, tu sais. »
« IMBÉCILE ! » lança Arturo en insistant bien sur le dernier mot.
Finissant de s’habiller d’un air boudeur, il rejoignit la famille pour le dîner, où chacun s’apprêtait à vaquer à ses occupations après le repas.
« Bonjour la famille ! » lança-t-il avec un large sourire.
Sa mère, Sonia, le regarda avec douceur : « Hum, mon chéri, tu es de bonne humeur aujourd’hui. Partage un peu avec nous, qu’est-ce qui te réjouit autant ? »
« Oh maman, est-ce que je ne peux pas être heureux sans raison particulière ? » répondit-il malicieusement.
« Eh bien, je te connais trop bien, mon fils », répliqua-t-elle en souriant.
Son père intervint en posant sa main sur celle de Sonia : « Oh, Sonia, laisse-le tranquille, profite simplement de ton repas. »
« Merci infiniment, papa », répondit-elle avec tendresse.
« Ok, j’arrête de râler ! » dit-il en bougonnant, ce qui provoqua des éclats de rire autour de la table… sauf chez elle, bien sûr.
« Ouais, moquez-vous, vous êtes trois contre un ! Mais bientôt, j’aurai mes belles-filles à mes côtés, n’est-ce pas, les gars ? » lança-t-il avec un sourire taquin.
« Ah voilà, encore un sujet délicat… » grogna Arturo.
« Qu’est-ce que j’ai fait de mal, moi ? Vous vieillissez, et nous aussi, d’ailleurs. Quand est-ce que je pourrai enfin tenir mes petits-enfants dans mes bras, hein ? Peut-être quand je n’aurai plus de dents, que je serai aveugle et que je hurlerai dans tous les sens ! »
« Tu sais quand ton père et moi, on s’est mariés ? » demanda-t-elle, l’air malicieux.
Bruno et Arturo, en chœur : « 22 ans pour toi, et 25 pour papa. »
« Voilà, des âges parfaits pour fonder une famille ! Et vous, les gars, vous avez déjà dépassé ça, alors qu’attendez-vous ? Allez, mes garçons, on ne fait pas attendre maman ! »
Arturo, agacé, échangea un regard avec son frère. Il en avait assez d’entendre sa mère rabâcher le même refrain.
« Tu vas finir par fuir cette maison, Sonia. »
« Qu’est-ce que j’ai encore dit de mal ? » s’exclama-t-elle en éclatant en sanglots, dramatisant la scène.
« Alors c’est un crime de vouloir que ses enfants se marient avant de devenir des vieilles badernes ?! Si c’est ça, alors arrêtez-moi ! » sanglota-t-elle en reniflant.
Paul posa doucement une main sur sa joue : « Oh Seigneur, la voilà qui fait tout un drame… »
Sonia essuya ses larmes, le regard plein de tendresse : « Un drame, Paul ? Désolée d’être une mère dramatique… surtout quand je pense aux neuf mois que j’ai passés à vous porter ! »
Arturo, exaspéré, leva les yeux au ciel : « Ohhh, ça va maman, c’est bon… Je crois que je ne supporterai pas ce chantage affectif encore longtemps ! »
Il se leva d’un bond, quitta la table, mais fit un détour pour déposer un b****r tendre sur la joue de sa mère. Puis, il serra son vieux père dans ses bras.
« Passez une excellente journée, je file au boulot. »