Le temps semblait suspendu, comme si l’univers tout entier retenait son souffle. Plus rien ne comptait autour d’eux — ni le bruit du moteur encore tiède, ni la brise légère qui faisait danser les feuilles, ni les murmures du monde extérieur. Juste eux deux, figés dans un regard profond, presque surnaturel. Un même questionnement brûlait leurs pensées : "Où ai-je déjà vu ce visage ?" Leurs regards s’étaient accrochés comme des aimants impossibles à séparer, et le silence était si intense qu’il en devenait presque palpable. Jusqu’à ce qu’une main vienne briser le charme… — Monsieur ? dit le chauffeur en posant une main discrète sur l’épaule d’Arturo. — Euh… oui, Tatoum ? répondit-il, un peu déconnecté, mais les yeux toujours rivés sur Elsa. — Je vous voyais tarder… je me suis permis

