bc

Queen Jones

book_age16+
34
FOLLOW
1K
READ
dark
reincarnation/transmigration
kickass heroine
mystery
non-hunman lead
apocalypse
like
intro-logo
Blurb

Queen Jones est une créature non-identifiée à la fois proche des gènes humains mais également de ceux des sorcières. Malgré tout, elle travaille à New-York, au Lunamentis, une organisation chargée de faire respecter les lois surnaturelles et surtout de protéger les humains. Gardienne expérimentée, elle applique la loi à la lettre en étant successivement juge, jury et bourreau... Jusqu'au meurtre de sa mère. Contrainte de retourner dans sa ville natale, la Nouvelle-Orléans, Jones n'a qu'une envie : quitter ce lieu maudit le plus rapidement possible. Ça tombe mal, le Lunamentis et l'univers tout entier à d'autres projets. Elle devra rallier les clans de la ville. Chose quasiment impossible. Heureusement, elle peut compter sur son charme indéniable. Aider par Veronica, sa meilleure amie, elle devra jongler avec des disparitions inquiétantes, un coven au bord du gouffre, des retrouvailles familiales forcées et une traîtrise impardonnable. Et ça, elle ne peut tout simplement pas laisser filer...

chap-preview
Free preview
Chapitre 1
Je savais avant même que le téléphone ne sonne qu'il était arrivé quelque chose de grave à ma mère. Les cartes clignotèrent dans ma tête, celle de la mort en tête de flambeau suivi de celle du jugement, à l'envers bien évidemment. Ce n'était pas l'arcane du jugement qui m’avait appris l'identité de mon cadavre même si elle représentait à la perfection ma génitrice. Non c'était plus profond que ça, une intuition qui prenait naissance dans mes entrailles et qui me brulait les veines, une douleur dont je ne pouvais me défaire. L'angoisse me submergea me faisant perdre l’équilibre me laissant suffocante sur le carrelage froid de la cuisine.Le bruit strident du téléphone me ramena à la réalité. Je dus me traîner pour l'atteigne, mon corps s'étant vidé de toute énergie.Les mots furent bref, il n'y a eu pas grand-chose à dire. C'était terminé. Quelques heures plus tard, je me tenais face au cadavre de ma mère. Couchée là, aussi pâle que ce qu’elle détestait le plus : les vampires. Elle avait l’air si… normale. Ses traits figés dans son expression favorite : un mélange de dégoût et de colère. Oui, même dans la mort, cette folle furieuse continuait de me juger. Et malgré tout, sa mort, le fait qu’elle ne puisse plus me répondre, elle aurait le dernier mot. Je détestais être là.  Ici avec elle, et surtout dans ce lieu maudit.Revenir dans cette ville, c’était comme me lester avant de me jeter dans le Mississippi sachant pertinemment que je risquais de me faire bouffer par les alligators.  Ce n'était pas comme si j'avais eu le choix. On avait beau se répéter que le regard des autres nous importait peu mais refuser de se rendre à l'enterrement de sa mère ne faisait pas de vous une simple c******e. Non, Ça vous mettait directement dans la catégorie monstre. Et peu importe si elle était une vieille acariâtre qui vous avait jeté à la rue sans aucune ressource. Le fait qu'elle ne vous avait jamais apporté une once d'amour maternel n'y changerait rien. Maudit diktat social. Depuis mon arrivée, la nausée ne me quittait plus. C’est fou. Je réalisais bien trop tard que j’avais des choses à dire, des sentiments trop longtemps enfouis, des pensées si souvent reléguées au second plan. Les mots n’étaient pas agréables à entendre, alors je me contentais de les refouler dans un coin au fin fond de mon subconscient, je les avais cadenassés, puis j’avais jeté la clef. Le type de la police décampa plus vite que son ombre pour je le cite, « me laisser un moment d’intimité ». Je faillis éclater de rire. Il n’aurait pas pu choisir des mots plus ridicules. Je ne rendais pas visite à mon mari en prison. Non, ce n’était pas un simple rendez-vous conjugal. Je venais identifier un corps. Alors, quand il se décida à enfin foutre le camp, j'hésitai à me précipiter en courant à sa suite. Je ne voulais pas me retrouver seule avec elle. Je me retins pourtant. Puis, je m’approchai lentement, m'intimant l'ordre de ne pas pleurer. Quand j'y réussis presque, je dressai mon majeur bien haut, fière de le faire en face de son visage. J’espérais qu’elle me voyait de l'au-delà et que la colère l’étoufferait éternellement. Après quoi, je me mis à rire si fort que mes côtes me firent mal. C’est alors que j’eus envie de l’entendre me gueuler dessus encore une fois. Et un flot de sentiments contradictoires m’envahit. Les larmes dévalèrent mes joues quand je réalisai qu’elle ne le ferait plus jamais. C’était tout aussi bien, il valait mieux qu’elle ne se relève pas. Après avoir lâché les vannes, libéré toutes les larmes de mon corps, je me mis à l'examiner. Ses longs cheveux blonds qu'elle serrait  habituellement dans un chignon, lui collaient au visage et retombaient sur la table, s'éparpillant comme un halo autour de sa tête. Elle avait été une très belle femme autrefois mais la rancœur et le désespoir avaient durablement marqué ses traits. Depuis le départ de mon père, elle n'avait plus jamais été heureuse. Je ne me rappelais même plus du dernier sourire qu'elle avait esquissé. Je passais mes doigts sur son cou, sur ses bras et ses jambes rien. C'était une bonne nouvelle. Pourtant, je ne criais pas victoire trop tôt, je la retournais et je ne tardais pas à trouver ce que je cherchais : des traces de crocs juste au-dessous de ses fesses. j'avais vraiment du mal à y croire, surtout connaissant son aversion pour les sangsues mais les preuves étaient là, bien en évidence. Ma mère avait été très proche d'un vampire et ça lui avait coûté la vie. J’avais beau me répéter que le surnaturel ne me surprendrait plus, je me retrouvais toujours à un moment ou à un autre sur le c*l. Prier ne faisait pas disparaître les démons et cette fois, ils avaient été plus rapides que mon arme. Quand je quittais la morgue et que le policier vit mon badge de gardienne du Lunamentis, il se détendit instantanément et me remit l'autorisation de m'occuper des obsèques. Le type n'était pas courageux pour un sou, mais je pouvais le comprendre : quand quelqu'un mourait sous les crocs des vampires, le Lunamentis, l'entité chargée de diriger tous les non humains, s'en occupait selon les dernières volontés du défunt. Tout le monde ne voulait pas forcément devenir un monstre assoiffé de sang ou pire encore, devenir obsédé par la chair humaine. Dans ce cas, une seule solution : une balle en pleine tête. Deux, c'était encore mieux. Il fallait toujours s'assurer que le mort ne se relèverait pas.À la Nouvelle-Orléans, les surnaturels ne s'étaient pas ralliés à notre ordre. Aussi, c'était le maître vampire de la région qui s'occupait de ce genre de cas. Avoir affaire à un agent de l'entité chargée de mener les surnaturels, était nettement mieux que de voir un vampire débarquer en pleine nuit sans savoir s'il avait déjà dîné. J'avais ensuite erré dans les rues du quartier français, essayant tant bien que mal de comprendre sans qu'aucune réponse ne me vienne. D'un pas lent, et presque mécaniquement j'arrivais devant le portail en métal du cimetière. Je n'avais pas suivi le cortège qui accompagnait ma mère jusqu'à sa dernière demeure. Retardant au maximum le moment des adieux.Je détestais aussi ces enchevêtrements de caveaux. Ce n’était pas à cause des monstres qui y vivaient. Ma peur semblait tatouer dans chaque cellule de mon corps. C’était viscéral. Le fait que ma ville avait été autrefois un énorme charnier y était certainement pour quelque chose. Mais me tenir là, à attendre de savoir si l’un de mes proches allait se relever de sa tombe afin que je lui loge une balle entre les deux yeux, arrivait en tête des explications. Un Glock à la main, mon regard fixé tantôt sur le cercueil, dont j’avais enlevé le couvercle, tantôt sur ma montre, je me débattais avec les larmes qui menaçaient de couler à nouveau.Il faisait maintenant nuit et les rares amies de ma mère avaient depuis longtemps déserté les lieux. On a beau tenter de se convaincre que les meilleurs partent les premiers, là, en l’occurrence, ce n’était pas le cas. J’avais dû supporter ce babillage complètement insensé et faux. « Elle nous manquera », m’avaient dit ces vieilles peaux avec leurs larmes de crocodile. Elles avaient toutes dû danser et sauter de joie à l’annonce de sa mort. Ma mère était une femme compliquée. Mais leur moralité et le qu’en-dira-t-on les avait poussé à ce simulacre. Un seul homme, la cinquantaine bien tassée, osa dire ce qu’il ressentait vraiment :  — Cette vieille pie a enfin cassé sa pipe, Dieu est grand ! Elle ne pouvait nous faire endurer ses cris ad vita, æternam. Son argent me manquera, par contre, elle adorait la bonne viande.  Je laissai de côté le fait que son aura surnaturelle m’avait semblé familière sans que je puisse déterminer à quelle espèce il appartenait. Alors que les faux-semblants m’horripilaient, cet homme me mit carrément hors de moi. Comment osait-il ?  — C’est de ma mère qu’il s’agit, hurlai-je, folle de rage.  — Enfin ! avait-il murmuré comme à lui-même. Je vous pensais sans cœur. Pleurez pendant qu’il en est encore temps, prenez le temps de faire vos adieux, jeune fille, le temps est la seule denrée qu’on ne peut acheter. Puis il avait filé, semblant avoir le feu aux fesses, me laissant là, figée et seule face à ma douleur. Après son départ, le cimetière bordé par les arbres devint franchement flippant. Les lampadaires de la rue principale laissaient filtrer juste ce qu’il fallait de lumière pour projeter des ombres sur les tombes. De temps à autre, une voiture passait, pleins phares, me poussant à me mettre dos à la route. N’importe qui pouvait me surprendre par l’arrière, mais c’était mieux que de finir aveuglée au moment où je ne manquerais pas de me faire attaquer. Pour l’instant, seul le craquement sinistre des branches ballottées par le vent brisait le silence presque pesant. Les surnaturels du coin n’allaient pas tarder à sortir de leur léthargie et je préférais être loin à ce moment-là. Dire que le vieux carré ne m’avait pas manqué était un doux euphémisme. Cette partie de la Nouvelle-Orléans abritait la plus grande concentration de prédateurs. Des êtres que je préférerais savoir morts, une bonne fois pour toutes.Ma magie se mit en route sans que je l'aie voulu, me mettant en garde : je n'étais plus seule. La température se réchauffa. Un horrible frisson me traversa. Quatre cartes s'allumèrent dans ma tête. Un don de cartomancie qui m'avait sauvé la vie plus d'une fois. Contrairement aux professionnels du milieu, je n'avais besoin d'aucun support. Les cartes se révélaient à moi comme imprimer dans ma rétine. •La papesse. J'avais mis le temps, mais j'avais appris à mes dépens qu'il me représentait toujours dans le tirage. •La lune. Mes intrus étaient des loups. •L'empereur. Certainement l'alpha. •Enfin, l'amoureux. Carte sur laquelle je préférais ne pas m'appesantir. Je sus à qui j'avais affaire dès qu'elle se manifesta. De foutues épines dans mon pied, voilà ce qu'étaient mes visiteurs.

editor-pick
Dreame-Editor's pick

bc

L'Oméga Rebelle

read
16.0K
bc

Alpha Garrett : Un Bébé à Noël

read
4.1K
bc

Insensible

read
25.8K
bc

Ma femme divorcée est milliardaire

read
23.4K
bc

Pas seulement, la Bêta

read
20.5K
bc

La Seconde Chance d'Une Guerrière

read
4.8K
bc

Épouse Oubliée - Liens de sang

read
3.3K

Scan code to download app

download_iosApp Store
google icon
Google Play
Facebook