XXILes bateaux de pêche côtière rentraient au port pour la vente de l’après-midi. De quoi se remplir le regard de cette image toute particulière d’une flottille s’approchant comme une meute entre l’Île-Tudy et Loctudy. Jacques connaissait bien ce moment-là. S’il avait besoin de poisson frais ou de langoustines, il savait où aller pour faire ses emplettes. Il en avait usé plus que de mesure à un moment donné, sa femme refusant de manger de la viande. Il n’était pas bigouden de souche. Une opportunité due à la crise immobilière l’avait conduit à acheter une maison non loin de la mer. Ce n’était pas très loin de son travail et lui garantissait un réel dépaysement. Il aurait eu tort de rater ça, même s’il s’était senti une âme de prédateur en ferraillant sur le prix. Il était en position de

