Chapitre VIIILe mardi soir était le plus joli moment de la semaine : celui où n’était pas entamée cette plage de deux jours loin des élèves. C’était un soir pour lire, aller au spectacle, se rouler dans son lit au moment de s’endormir, non pas avec la volupté des sens, qui irrite, mais avec celle de la paresse, qui est plénitude ; un soir où l’on vérifiait trois fois non que le réveil était en fonction, mais qu’il se tairait, et ces trois vérifications vous glissaient au cœur trois petits plaisirs. Presque toujours le mercredi était livré au gaspillage, et les joies fainéantes que ce jour dispensait se nuançaient déjà d’amertume. Le matin se passait à rien, lire le journal en ville devant un café, traîner dans une librairie, écrire une lettre, faire semblant de faire. Clément, qui s’était

