Chapitre 11

1190 Words
—Cette fille t’a marabouté ! Explosa Marianne encore une fois. Cheikh savait comment être patient, mais face à celle-ci, il commençait en à douter de plus en plus. —Tu racontes n’importe quoi ! Ne pouvait-il s’empêcher de dire. —Ok, continue à ne pas me croire. Alors pourquoi maintenant tu n’as que son nom à la bouche, dis-moi ? Pourquoi lorsque tu dors c’est son nom que tu prononces ? Han dis-moi si ça ne prouve pas que tu es ensorcelé. ? — Arrêtes ! Criât-il. —Tu refuses de voir la vérité, mais elle est bien là. Cette fille te manipule à sa guise, je ne sais pas qui est son marabout mais il fait bien son boulot. —Ok, si c’est la vérité et après ? Répond-il, las de vivre avec des cris. —Han tu te l'avoues enfin ! Je le savais, il ne peut s’agir que de ça, elle vient du village et eux ne connaissent que ça. Dit Marianne avec sarcasme. —Je sors ! Cheikh prit ses clés avant de sortir de la maison. Non mais jusqu’à quand va-t-il encore supporter ces crises d’hystérie ? Marianne commençait vraiment à dépasser les bornes, trop c’est trop. Il se gara devant la plage pour laisser libre court à sa rage. Ils l’avaient tous prévenu que ce genre de femme n’était pas bonne à marier. Trop fière pour reconnaître ses erreurs et trop bornée pour genre s’émanciper, c’est ça qu’elles veulent maintenant ? Il faut bien prendre des larges entre l’Europe et l’Afrique, nos réalités sont bien différentes. D’accord là-bas il y’a la démocratie, l’émancipation, la parité. Mais ici les femmes ne connaissent même pas la signification et déjà elles veulent l’appliquer. Pff, si c’est ça la nouvelle génération modelée à prendre en compte toutes les sottises que leur sortent les autres, honte à elles. Parce ce qu’a même des siècles, il y’aura toujours deux fossés entre nous. Nos traditions, nos valeurs sont les clés de notre patrimoine. Autant aller vivre là-bas si c’est la loi du talion qui marche. Trop de fantaisie avec ces femmes qui clament être celles de demain. Après avoir explosé sa rage, cheikh décide de passer récupérer sa première femme. Au moins avec elle, il a la paix et elle est la plupart du temps souriante. À son arrivée devant la classe, ils étaient encore en train de faire cours, ou bien de faire la cuisine. Il salua le professeur qui était en train d’expliquer aux élèves comment modeler. Il resta devant la porte en train de chercher du regard sa femme. Il la vit postée derrière un de ses camarades, répétant les gestes du prof. Il ne sut comment mais elle tourna au même moment le regard comme si elle avait deviné qu’il était là. Il vit une sorte de surprise passer sur son visage avant d’y voir un sourire qu’il connaissait assez bien. Cheikh lui rendit son sourire avant qu’il n’entende la voix du prof. —Puis-je savoir qui vous êtes ? —Euh —C’est mon mari. Répond sa femme en baissant les yeux. —Ah ! Un mari qui vient nous voir, une première pour nous, enchantée je suis madame Niang, chef de cuisine. La salua le professeur. —Bonsoir, moi c’est Cheikh Tidjane Diop. —Euh comme il nous reste Trente minutes avant de terminer, vous pouvez vous joindre à nous. L’invitât-elle. Jamais Cheikh n’aurait pensé faire ça, pourtant on lui avait donné une combinaison pour ne pas salir son costume taillé sur mesure. Et après, le prof l’avait mis au côté de sa femme sous les gloussements des autres élèves. Les mains nettoyées, il avait commencé à rejoindre celles de sa femme dans le bol en verre. *** —Lol ! Jamais je n’aurais cru un jour que tu ferais ça, dit sa femme en mettant sa ceinture de sécurité. —Pourquoi pas ? Je suis une personne après tout, répond-il en mettant le contact du véhicule. —Non, c’est juste que tu m’aies bien surprise. —Je suis resté plus de cinq ans en Europe étant étudiant et c’est moi qui me faisais la cuisine. L’apparence est souvent trompeuse. —Je le confirme aujourd’hui même. Souri-t-elle —Hum, j’aimerais un jour te montrer mes qualités culinaires. Il avait dit cela en mettant sa main sur sa cuisse. —Hum, j’ai hâte de voir ça. Et il faudra que je l’enregistre pour avoir un souvenir. Seynabou lui fit un clin d’œil. —Dis plutôt une preuve pour me vendre chez ma mère, devina Cheikh. — Ce n’est pas faux, dit-elle en souriant. C’est ça qu’il adorait avec Seynabou: pas de prise de tête, elle était vraiment simple à vivre. Elle sourit pour rien et prenait la vie comme elle venait, elle ne demandait jamais rien et se contentait de ce qu’il lui donnait. Il adorait sa simplicité, son calme. Il ne lui avait jamais rien dis, mais ne remercierait jamais ses parents de l’avoir choisi. Elle est tout ce qu’un homme peut rêver d’avoir dans sa vie. — Regardes la route plutôt que de me fixer. Dit-elle toujours en riant. —Et si je ne peux pas ? Cheikh continuait de lui jeter des coups d’œil par moment. —Alors gare la voiture et on prendra un taxi, lui proposa-t-elle —Pourquoi tu n’apprendrais pas à conduire plutôt ? Lui conseilla-t-il. —Hum lol, même si j’apprends à conduire, le problème sera de reconnaître les routes. —Tu t’y feras. —Jamais, depuis qu’on passe dans ses rues, je n’arrive toujours pas à savoir y aller par moi-même, avouât-elle —haha dit plutôt que tu as peur. —Ok c’est vrai, c’est ça. *******QUELQUES JOURS APRÈS *******( Seynabou voulait des enfants mais plus tard, quand elle aurait terminé sa formation. Elle n’utilisait aucun moyen de contraception mais priait que son ventre patient encore. Elle allait entrer dans la cuisine pour grignoter quelque chose lorsqu’elle la vit. —Bonjour Marianne —Tchipp. Lui répond-elle avec dédain Prenant le pot de glace, elle l’accompagna d’un morceau de manioc. Elle ne savait pas pourquoi elle faisait cela mais avait juste envie de ça. Elle vit Marianne la regarder étrangement avant de détourner ses yeux. Elle alla se caler devant le fauteuil avant d’entamer son déjeuner. —Hum délicieux. Se dit-elle. —Tu es sûre que tu te sens bien Seynabou ? L’interrogea Cheikh. —Euh, oui, pourquoi ? —Pour rien, c’est seulement que c’est la quatrième fois que je te vois manger du manioc avec de la glace. —Ah c’est devenu mon péché mignon, ça m’est venu comme ça. Elle le vit s’approcher d’elle. —Tu ne penses pas que ça réfère à quelque chose de précis ? —Je ne comprends pas. —J’ai cherché sur Internet et la plupart des femmes qui le font sont enceintes. Elle faillit recracher la bouchée qu’elle venait d’avaler, enceinte ? Elle ? Non, non, en fait c’est bien possible mais.. ? Elle laissa ses mots en suspens et se tourna vers lui. —Tu penses ? —Il n’y a qu’un moyen de le vérifier. Il se leva et sortit du salon sans un mot de plus. Hii ! Et si elle était enceinte, comment ferait-elle avec ses études ? Hii, bien sûr qu’elle serait fière de porter l’enfant de son mari, mais elle avait tout de même de l'appréhension. Trente minutes plus tard, elle vit son mari revenir avec un sachet de pharmacie. —Allons dans la chambre, tu vas faire le test, elle le suivit. Il l’aida à faire le test. Quelques instants après, elle resta hébétée par le visage de son mari après la lecture du résultat. —Ca dit quoi ? —Qu’on avoir un bébé, cria-t-il.
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