ÉPILOGUE

875 Words
Seynabou était assise sur ce tabouret et regardait son mari faire la cuisine pour elle. Depuis qu’il clamait être amoureux, Seynabou lui demandait de le lui montrer. Et il ne cessait de gravir les échelons avec des attentions toutes particulières, il la chuchotait comme si elle était une pièce précieuse. Des bisous par ci par là, des soirées spéciales en amoureux, des bouquets de fleurs, des mots doux accompagnés d’une tendresse renversante. —Hum, tu es sûr que c’est la bonne température ? Lui taquina-t-elle. —Hé, laisses moi madame, tu veux juste m’embrouiller l’esprit. —Lol laisses moi rire, sourit-elle. Il diminue son gaz avant de venir l'enlacer par la taille. —Tu es magnifique. —Rohh laisses moi, gloussa-t-elle. —Dis d’abord que tu m’aimes, chatouilla-t-il. —Ha ha non je refuse. Rit elle à gorge déployée. —Dis-le, continue-t-il de la chatouiller. —Ok c’est bon, je t’aime. Il l’embrassa avant de courir vers ses marmites. Depuis qu’il s’était avoué les sentiments qu’il nourrissait à l’égard de sa femme, Seynabou le rendait tellement heureux qu’il en oubliait qui il était, se demandant bien pourquoi leurs chemins ne s’étaient pas croisés plutôt. Mais pour le moment, il ferait tout son possible pour la rendre heureuse. Expliquant tout à sa mère, celle-ci lui avait rappelé l’ancien adage qui dit que : un vieillard assis voit plus loin qu’un enfant percé en haut d’un arbre. *** —Oui, encore plus bas, han c’est bon, gémit-elle. —Et là ? —Oh, tu veux me tuer cheikh. —Non, juste te faire du bien. Assise devant le fauteuil, Seynabou ne pouvait plus se passer des massages de pied de son mari. La grossesse bien avancée, elle semblait de plus en plus énorme avec ses pieds tellement enflés. Pour la soulager un peu, cheikh lui proposait des massages qui, se l’avouait-elle, lui faisait énormément de bien. Sa mère allait arriver le lendemain pour l’assister du reste de sa grossesse. —C’est bon, tu n’as plus mal au pied ? —Ça va, merci beaucoup chéri, soupira-t-elle d'aise. —Hum et quand est-ce que tu me retourneras la faveur ? Lui taquina-t-il —Quand ce sera ton tour. Il éclata de rire en secouant la tête, elle aimait ces moments, où elle le sent si heureux et détendu, où c’est elle le centre de son attention et que plus rien ne compte à ses yeux. Si jamais on lui avait prédit qu’elle vivrait un tel amour, une telle symbiose avec sa moitié, elle aurait ri à la gorge. Même les nombreux romans qu’elle avait lus n’égalaient ses moments avec Cheikh. *** —Ya latif, ya latif, n’avait cessé de répéter depuis qu’elle avait senti les contractions commencer. Seynabou était en train de préparer des gâteaux lorsqu’elle avait senti un liquide qui coule entre ses jambes. À son premier cri, Cheikh avait couru dans sa direction avant de l’amener en vitesse dans la clinique et depuis des heures s’étaient écoulées avant qu’elle ne mette au monde leur premier enfant, une petite fille. —Elle est magnifique, dit-il en lui prenant sa fille dans ses bras pour la première fois. —Après m’avoir épuisée oui. —C’est normal, c’est une princesse. Clame celui- ci. —Et ce sera quoi son nom à cette princesse ? —Hum, Amina. Seynabou lui avait proposé ce nom, un soir alors qu’ils étaient en train de parler de leur bébé d’amour qui allait devenir leur rayon de soleil. —Lol et après c’est toi qui va choisir son prénom ? —Pour tous mes enfants inchallah oui, si tu veux aussi je te donne le soin de choisir. ******* Aujourd’hui était une journée spéciale parce que Seynabou allait enfin réaliser son rêve. Elle allait ouvrir la porte de son nouveau restaurant, grâce à l’influence de son mari. Le resto avait eu du succès même avant l’ouverture officielle. Les gens étaient en queue derrière la porte des lieux, une foule de gens étaient venus inaugurer ce lieu qui était un cadeau de son époux. Depuis le départ de Marianne, beaucoup de choses avaient changé. Son mari n’a plus reparlé de ce qu’a pu lui dire l’inconnu qui portait le nom de Zale. Cheikh la surprenait de jour en jour, il était un époux simple, attentionné et surtout très amoureux. Pour le cadeau de la naissance de leur petite fille, il avait offert l’honneur de signer la pétition pour amener l’électricité dans son village et depuis, les travaux avaient débuté, rendant ainsi tout le village heureux. Sa mère ne cessait de la remercier d’avoir été une si bonne fille et son père répétait à qui voulait l’entendre qu’elle représentait sa fierté. —Tu penses à quoi ? Lui susurre son mari en touchant son ventre qui commençait à grossir. —A tout ce qui s’est passé depuis notre mariage. Répond-elle en souriant. —Je ne remercierai jamais assez mes parents de t’avoir mis sur mon chemin. —Et moi, alors ? Ils allaient s’embrasser lorsqu’une petite fille de quatre ans vient se cacher sous les jambes de son papa. —Qui est la plus belle ? Lui souffla-t-il en l’élevant en l'air. Amina lui lance le petit sourire avant de cacher son visage derrière le cou. —Elle te ressemble de plus en plus. Dit le père. —Tant mieux alors. —Mais elle, c’est ma princesse. Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont encouragé et aidé à réaliser ce rêve de pouvoir écrire. Je remercie ma famille, mes amies et aussi mes chères lectrices (de ma page f*******: et w*****d) qui m’accompagnent tout le long du chemin de mes écrits. Je vous embrasse et vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures.
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