— Que fais-tu ici ? L’attaque-t-elle. —je suis venu m’excuser..
—Et pour ?
—J’ai découvert que ce n’est pas toi qui avais mis ces talismans dans la chambre.
—Ah bon ? Et comment es-tu arrivé à cette conclusion ?
Il lui expliqua ce qu’il venait de se passer avec Marianne.
—Donc il fallait que tu entendes cela pour me croire ? dit-elle avec sarcasme.
—Non, j’allais venir te dire le pourquoi de mon comportement de ces derniers temps.
—Et ?
Il baissa les yeux. Pour la première fois, il était nerveux devant une femme. Il essayait pourtant d’avoir de la contenance mais avait le cœur qui battait extrêmement vite ainsi que la gorge sèche.
—j’allais venir te dire, que.. que...
Il leva les yeux et la vit le regarder en battant des cils. Tout ce qu’il voulait c’est la prendre dans ses bras avant de l’embrasser et de lui f***********r.
—Je suis amoureux de toi.
Un vent, des bruits, tout avait eu le temps de passer avant qu’elle ne commence à rire. Cheikh la regarda stupéfait. Qu’est-ce qui était drôle dans ce qu’il
venait de dire ? Elle n’arrêtait pourtant pas de rire jusqu’à ce qu’elle commence à se calmer.
—Tu te fous de moi ? Demande-t-elle
—Mais…
—Sors !
Cheikh pensait qu’elle blaguait mais lorsqu’il vit son regard, il sut qu’elle était bien sérieuse.
—Attends mon amour…
Cheikh était tellement choqué qu’il ne s’est rendu compte de la chose que lorsqu’elle referma la porte derrière lui. Il ne rêvait pas ? Seynabou venait de le mettre hors de sa chambre, il essaye encore d’ouvrir la porte mais constata qu’elle était fermée.
—Seynabou crois-moi, je ne te mens pas, je t’aime, tambourine-t-il derrière la porte.
Il n’eut aucune réponse.
—Je t’aime même si tu ne veux pas le croire, je t’aime Seynabou, continue-t-il de crier
Ce qu’il ne savait pas, c’est que Seynabou était collée derrière la porte avec un grand sourire en se
touchant le ventre, tout en se disant au fond d’elle qu’il fallait qu’il apprenne la leçon.
*******
Seynabou était de retour parce qu’elle avait oublié son uniforme lorsqu’elle entendit des gémissements. Elle pensa alors que c’était son mari et Marianne, mais ne trouvait pas la voiture de son mari garée devant l’entrée. Elle entre, trouvant ce qu’elle cherchait. En sortant, elle tomba nez à nez sur un inconnu.
—Vous êtes qui ? Ne put-elle s’empêcher de demander.
L’homme la regarda de haut en bas en sifflant.
—Qui est-ce ? Entend-elle Marianne demander.
Et lorsqu’elle sortit, Marianne faillit avoir une attaque.
—Seynabou ! Cria-t-elle comme si son nom lui brûlait la langue.
Seynabou sous le choc ne savait plus quoi dire en les regardant l’un et l’autre.
—C’est elle Seynabou ? Hum tu ne m’avais pas dit qu’elle était si bonne. Siffla l’inconnu.
Reprenant ses esprits, elle allait sortir de là lorsqu’elle sent qu’on lui attrapait le bras, elle se tourna pour croiser le regard de l’inconnu.
—Hé tu vas où ?
— Lâchez-moi ! —Sinon? Dit-il en riant.
—Je vais le dire à mon mari et vous allez voir.
—Ha ha votre mari ? Ne me faites pas rire ! Je b***e bien une de ses femmes, je peux en faire de même avec l’autre.
Seynabou était choquée par ce qu’elle venait d’entendre. Elle regardait Marianne mais celle-ci avait toujours ce même air de choqué.
—Marianne, dis-lui de me lâcher la main. Dit-elle la voix tremblante.
Celle-ci restait toujours avec la bouche fermée. Elle essayait de dégager ses mains mais, l'agresseur continuait de l’agripper fortement.
—Si vous ne lâchez pas ma main dans les minutes qui suivent...
—Qu‘allez-vous faire ?
Au même moment, sa main venait de toucher ses seins, avec l’autre main Seynabou le griffa
—s****e ! Tonne-t-il en la giflant.
La minute d’après c’est une autre main qui la maintient en équilibre avant de donner un poing sur le visage de son agresseur.
—s****d ! cria son sauveur.
—Je ne sais pas qui c’est, cet homme est entré dans la maison me menaçant avec une arme ! Cria Marianne dans des sanglots.
Seynabou sentait qu’elle allait exploser vraiment. Si Alioune n’était pas arrivé à temps, elle ne sait pas ce qui lui aurait fait ce s****d.
—Tu vas bien Seynabou ? Lui demanda Alioune après avoir mis au sol l’inconnu.
—Oui je vais bien Alioune.
—Je jure que je ne connais pas cet homme.
Essaya encore d’expliquer Marianne.
Les choses semblaient tellement hors de contrôle que Seynabou perdait le fil de la raison. Et sans crier gare elle s’est tout d’un coup sentie étourdie.
Cheikh était en réunion lorsqu’il reçut l’appel urgent de son ami Alioune, qui lui répétait qu’il fallait urgemment qu’il rentre chez lui. Et depuis, il ne cessait de se poser des questions. Seynabou était couchée sur ce lit avec Alioune qui lui prend la température et Marianne qui ne cesse de crier qu’un agresseur était rentré dans la maison. Lorsqu’il constata enfin que Seynabou allait bien, il demanda à son ami de lui expliquer la situation.
—J’étais venu déposer la machine que je t’avais empruntée et lorsque j’ai ouvert le portail, je suis entré et j’ai trouvé ce s****d en train d'agresser Seynabou.
—Quoi ?
—T'inquiètes pas je suis arrivé à temps pour lui flanquer de bonnes raclées.
—Et où est ce s****d maintenant ?
—Je l’ai enfermé dans les toilettes.
—C’est bien je vais appeler la police.
—Non, avant il faut que tu le vois, parce que moi le mec je semble le reconnaitre mais je ne sais plus d' où.
—Tu es sérieux ?
—Absolument ! Ta femme crie qu’il est entré en infraction ici mais il y’a quelque chose de louche.
Après les aveux de l’agresseur, cheikh semblait faire face à un cauchemar, donc tout était programmé ?
—Donc tout ça n’était qu’un jeu pour toi Marianne, toutes ces années ? Cri t- il en se mettant face à elle
—Non, il ment, crois-moi mon amour. Tout ce qu’il a pu dire est faux, jamais je n’aurais fait une chose pareille. Au début je n’avais pas de sentiments mais après je suis réellement tombée amoureuse de toi.
—Tu t’entends parler Marianne ? Ils ont tous eu raison maintenant. Tous, sans exception m’avait mis en garde de ne pas t’épouser mais je pensais que tu allais faire des efforts, ce qui n’a jamais été le cas.
—Je suis désolée babe, je suis vraiment désolée.
Je te jure que je vais faire des efforts.
—Non, toi tu vas prendre tes bagages et sortir de chez moi. Tu sais tout ce qu’il m’a dit, il a été ton premier, ça je m’en fiche parce que c’est ton passé, mais que tu aies continué à le voir derrière mon dos même après le mariage ? P’tain mariage Marianne. Tu as même tenté d’en finir avec mon enfant, mon enfant ?
Cheikh était fou de rage.
—Pardonnes moi, c’est juste parce que j’avais peur de te perdre Cheikh
—Je ne vais me répéter, mon avocat, tu l’auras sur le dos.