Chapitre 8

987 Words
CHAPITRE 8 Trois jours plus tard, il vint la prendre devant son école et au lieu de rentrer à la maison, il décida de dépasser leur chemin habituel. —on ne rentre pas à la maison ? Questionne-t-elle avec angoisse —Non, on part quelque part. —Hum, et je peux savoir où ? — Non madame, c’est une surprise. Elle réfléchit et dans sa tête, elle savait pertinemment où il allait, il ne pouvait y avoir qu’un endroit. Et lorsqu’ils passèrent devant la porte de l’hôtel, elle devint toute nerveuse. En entrant dans la chambre, Cheikh essaya de son mieux de ne pas montrer de réaction. Il ne voulait pas la heurter, car il savait qu’elle n’avait aucune connaissance de ce qui allait se passer. —Tu veux aller prendre une douche ? —Euh oui, dit-elle dans un souffle. —Il y’a tout ce dont tu as besoin, en fait je crois. J’ai demandé à une jeune femme de mettre tout ce qu’il fallait à l’intérieur. Elle lui prit la petite valise en main avant de se diriger vers la salle de bain. Elle a failli hurler en ouvrant la valise: il y avait toutes sortes de produits dont pouvait avoir besoin une femme. Mais ce qui l’avait perturbé était le petit paquet noir et en l’ouvrant, elle y avait trouvé une petite nuisette en couleur rouge. Elle avait vu ses tenues mais jamais elle n’aurait imaginé les porter. *** —Waouh, c’est une très belle pièce de lingerie. S’exclame-t-il dès qu’elle passa la porte. —Vraiment ? demanda-t-elle en levant un sourcil interrogateur. Il vint devant et commençait à l’embrasser, longuement et passionnément. Elle semblait nerveuse dans ses bras mais il la comprenait. Alors il la soulevait avant de l’allonger doucement sur le lit, profitant de cette décision pour détailler son corps. —Magnifique ! Elle lui sourit en le voyant baisser ses bretelles. *** Elle eut du mal à se réveiller le lendemain. Elle était enfin devenue femme dans les bras de son mari. Il avait été si doux et si patient hier nuit qu’elle se demandait si elle n’avait pas rêvé de tout cela. Mais lorsqu’elle avait senti de nouveau un corps collé au sien, elle sut que c’était vraiment arrivé. —Tu es réveillée, la belle au bois dormant ? Elle semblait toute timide maintenant et n’osait le regarder dans les yeux. —Hé tu fais la timide maintenant ? Elle gloussa avant de cacher son visage sur l’oreiller. —Regardes-moi ! Sans réponse, il insista de nouveau. —S’il te plaît Zeyna, regardes-moi. Elle tourna enfin ses yeux dans les siens. —Je suis très fier d’être ton mari. Ça lui fit un baume au cœur. Elle savait très bien ce qu’il sous-entendait par là. —Je suis fier d’avoir été le premier. Elle aurait juré que si elle avait la peau blanche, elle aurait les joues rosies. —Allez viens, on va prendre le bain ensemble. *******DES JOURS APRÈS********* —Tu penses, parce qu’il est parti avec toi un week-end, que c’est bon il est amoureux de toi ? Réveilles-toi ma chère, cet homme n’aime qu’une seule femme et c’est moi. Zeyna(Seynabou) continuait d'éplucher ses pommes de terre sans lui lancer un regard. Elle n’arrêtait pas de l’attaquer à tout va chemin, mais elle se maîtrisait toujours comme à son habitude. Elle l’entendait souvent se disputer avec leur époux pendant ses tours mais ne s’occupait pas de cela. Ce qui l’intéressait vraiment, c’était le bien être de son foyer et tant qu’elle avait le soutien de son mari, le reste lui importait peu. —Fais ta sourde oreille, mais crois-moi si je te dis que tu quitteras cette maison plus tôt que tu ne le penses. Cheikh est seulement pour moi, poursuivit-elle d’un ton possessif. Ayant terminé avec ce qu’elle faisait, elle passa devant elle pour retourner dans sa chambre. Comme le dit le célèbre adage : lorsque la parole est d’argent, le silence est d’or. À l’heure de la descente de leur époux, elle l’entendit encore crier sur son mari. —Pourquoi tu ne me crois pas lorsque je te dis que cette fille veut détruire notre mariage ? —Marianne ! Entendit-elle son mari l’avertir. —Ok, continue de la croire cette sauvage, alors que moi j’ai toujours cherché ton bonheur. Elle en écouta pas plus et retourna dans la cuisine préparer son dîner. *** —C’est obligatoire qu’elle retourne là-bas maman ? C’était la nième fois que Cheikh posait la question à sa mère. —Oui mon fils, comme je ne cesse de te le répéter depuis des jours, Seynabou doit aller voir ses parents après le mariage, c’est primordial. —Hum et elle doit rentrer quand ? —Ça dépendra d’elle ou de toi, une à deux semaines. —Quoi maman ? Aussi longtemps? Dit-il choqué —Qu’est-ce qui t’arrive mon fils, tu ne peux plus vivre sans ta femme ? Pose-t-elle en souriant. —Non, c’est juste que je ne savais pas, que ça allait durer aussi longtemps. Assura-t-il —Hum, on verra bien. Pendant tout ce temps, Seynabou était en train de faire ses affaires pour son retour temporaire chez ses parents. Elle avait hâte de les revoir, mais son mari allait beaucoup lui manquer aussi. C’était devenu fort depuis qu’elle a noué ce lien d’intimité avec lui. Alors devant la porte de la voiture, il la prit dans ses bras avant de lui chuchoter un « tu vas me manquer »à peine audible. *** Trois jours qu’elle était arrivée, elle voulait déjà rentrer chez elle. Ce n’était pas à cause de la condition mais parce que son mari lui manquait terriblement. Elle l’avait eu au téléphone mais depuis son entrée dans le village, elle avait du mal à capter le réseau. —Tu penses à ton mari ? Lui demanda sa mère. —Euh maman, tu es là depuis quand ? —Assez de temps pour te voir pensive. Dis-moi, il te manque n’est-ce pas ? —Un peu. —c’est normal ma fille, tu es maintenant liée à un autre. Mais laisses-moi te dire, la distance renforce les liens du cœur. —Tu crois maman ? —Tu veux savoir si tu comptes vraiment pour lui ? Elle hocha la tête en la regardant. C’est ce qu’elle voulait plus que tout au monde. —Alors laisses le venir à toi. —Je ne comprends pas ? — Donnes-lui du temps pour savoir l’importance que tu as dans sa vie.
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