Partie 4

1698 Words
J'entendais des voix inconnues, d'hommes et de femmes, autour de moi. J'ouvris lentement les yeux et les refermai aussitôt, à cause de la lumière, beaucoup trop forte. J'essayai de lever ma main pour demander à ces gens ce que je faisais sur ce lit, mais je n'arrivais pas à la faire bouger, j'essayai de parler, mais le son de ma voix était beaucoup trop faible. Quelques minutes plus tard, je réussis enfin à ouvrir carrément les yeux et j'entendis quelqu'un d'entre eux dire « Ah Dieu merci elle a ouvert les yeux, allez appeler docteur Pierre, vite ! » Dans ma tête, je ne savais pas ce qui s'était passé, je me rappelai juste avoir démarré la voiture, Fatima et Mohamed étaient derrière, à partir de ce moment, tout devenait flou dans ma tête. Quelques heures plus tard, je vis Habib entrer dans la chambre, accompagné du médecin , le souvenir de notre dernière discussion refît surface, et je me tournai rapidement pour me mettre de dos, je l'entendis soupirer Lui : Mounasse ? S'il te plait retourne-toi Je sentis sa main sur mon bras, ce qui me dégouta au plus haut point Moi : Habib, je ne le répéterai pas, retire ta main immédiatement ________ ordonnai-je d'un ton dur sans me retourner Lui : Mounasse, je suis désolé, je ne sais même pas pourquoi j'ai fait tout ça, mais s'il te plait laisse-moi t'expliquer, et libre à toi de me pardonner ou pas après A cet instant, je me suis dit qu'il y avait peut-être une raison qui l'avait vraiment poussé à faire cet acte, même si c'était vraiment ignoble, je devais lui donner une chance de se justifier, je devais aller plus loin que ça, voir pourquoi il avait fait tout ça Mais avant, je voulais d'abord savoir si mes enfants allaient bien. Je me redressai avec difficulté, tout mon corps me faisait mal, mes jambes, je ne les sentais presque plus. Je m'adossais à la tête du lit, je l'ai regardé de haut en bas, j'eus l'impression qu'il il avait maigri, mais juste un peu, il s'était laissé pousser la barbe, il avait juste mis un polo Lacoste slim et un jean noir, il me regardait tristement, et cela m'énervais réellement. Moi : Où sont mes enfants ? Lui : Mounasse, écoute ce que j'ai à te dire d'abord. C'est important Moi : Pour moi, rien n'est plus important que mes enfants, je veux les voir, ils sont où ? Est-ce qu'on a fait un accident ? Lui : Oui vous avez fait un accident, ils sont dans la chambre d'à coté Moi : Qu'est ce qu'ils ont ? Je suis là depuis quand ? _________ demandais je alors qu'une larme perlait le long de ma joue Lui : Chérie calme toi, ils ont juste quelques blessures. Vous avez fait une semaine ici _____ répondît-il après avoir détourné son regard Moi : Je ne te crois pas, regarde-moi dans les yeux et dis-moi que mes enfants vont bien. J'AI TUÉ MES ENFANTS C'EST ÇA ??? Lui : Non, calme-toi chérie ... bon d'accord, ils étaient tous les deux dans le coma, comme toi, mais Muhammed s'est réveillé il y a trois jours, Fatima elle, est toujours dans le coma, mais les médecins disent qu'elle a toutes ses chances Moi : Oh mon Dieu, j'ai tué ma fille, je l'ai tué, je l'ai.......... Lui : Comment ça tu as tué ta fille ? Elle est dans le coma, pas morte. Bon, s'il te plaît écoute-moi maintenant. Écoute-moi te donner ma version de l'histoire avec Bineta Moi : Tu es vraiment égoïste, tu penses que j'ai la tête à écouter tes mensonges en ce moment ? Ma fille va mourir Habib, mais toi, tu t'en fou, parce que ....... au fond ......... c'est ...... ce nest pas ta fille, Lui : MOUNASSE NE REDIS PLUS JAMAIS ÇA. Comment peux-tu dire de telles sottises ? Fatima n'est pas ma fille biologique mais je l'ai toujours considéré comme telle, j'ai toujours tout fait pour qu'elle ne manque de rien, pour qu'elle ne sente jamais l'absence de son père biologique, et ce sera toujours le cas, Fatima et Mohamed sont tous les deux mes enfants Moi : Excuse-moi, je ne sais plus ce que je dis, je suis tellement perdue Habib, tout était si bien, je vivais tranquillement dans mon coin et d'un coup tout a basculé, encore ... ____ Lui : Oui, tout a basculé à cause de moi, Mounasse, tu ne peux pas savoir à quel point je me sens mal en ce moment Moi : Ce qui est fait est fait Habib .... Lui : Je sais, mais, tu dois écouter ma version Je trouvais sa réaction vraiment égoïste, il voulait se justifier alors que je venais juste de me réveiller de mon sommeil d'une semaine, ma tête, mon cou, Tout mon corps me faisait mal mais je voulais me débarrasser de lui, donc je l'ai écouté Après un long soupir, Moi : Je t'écoute et s'il te plait ne tourne pas autour du pot, va droit au but ! Je suis fatigué Lui : D'accord, bon .... euh ...... euh quand ...... _____ bafouilla t-il gêné Moi : Fais moi signe quand tu seras prêt ______ soupirai-je en croisant les bras Lui : Quand Bineta est venue au Maroc, au début elle venait très régulièrement me voir les week-ends, elle cuisinait pour moi et tout, tu étais au courant d'ailleurs. Et... et tu.. tu me manquais Tellement Mounasse, j'avais Tellement besoin de te sentir, en plus Bineta et toi vous vous ressemblez tellement physiquement, que j'ai fini par tomber sous son charme, nous avons commis l'irrécupérable. Quand nous avons commencé à coucher ensemble, Bineta a commencé à tomber amoureuse de moi, et moi je lui ai carrément fait comprendre que c'était uniquement pour atténuer le manque de ma femme que je faisais tout ça et que je souhaitais arrêter, mais elle n'a pas voulu comprendre et elle a commencé à me menacer tous les jours, elle menaçait de tout dévoiler si je la quittais. Et je ne voulais pas te perdre Mounasse, j'ai donc continué à entretenir une relation secrète avec elle. Pendant ce temps, j'avais la tête baissée, je jouais avec mes doigts, je ne m'étais même pas rendu compte que mon visage était trempé, mes larmes coulaient à flots, Habib me regardait tristement, et secouait la tête sans arrêt Moi : Continue Lui : Ce fameux jour où tout a basculé, c'est ce jour même où Bineta m'a annoncé qu'elle était enceinte de moi. Elle m'a envoyé ce message pour m'annoncer la nouvelle, j'étais très stressé, j'étais désemparé, c'est la raison pour laquelle je n'ai pas passé la nuit à la maison, et c'est pourquoi j'ai été aussi v*****t avec toi. Excuse-moi encore une fois Moi : Si tu étais vraiment avec elle parce que je te manquais, tu aurais accepté que les enfants et moi venions vivre avec toi, mais à chaque que t'en parlais tu devenais hystérique, arrête de me raconter du n'importe quoi s'il te plaît Lui : Mounasse, je suis franc et sincère avec toi, crois-moi s'il te plaît, et sache que dorénavant je e dirai TOUT, quel que soit le prix à payer Moi : Tu aurais dû le faire quand il le fallait, maintenant c'est trop tard, en plus, je ne sais pas ce qui t'as fait changer d'avis, parce que si mes souvenirs sont bons, tu voulais qu'on divorce. Donc, une fois que je serais sortie d'ici avec mes enfants, j'irai voir mon avocat pour qu'on règle les papiers du divorce. Je dirai également à mon père de venir voir tes oncles pour que tu me libère définitivement. Et, j'ai très mal au dos et je souhaiterai me reposer, s'il te plaît vas t'en Lui : S'il te plaît je t.............. Moi : Je t'en supplie Habib pars _____ implorais-je la voix tremblante la tête toujours baissée Lui : D'accord, je reviendrai plus tard, Mounasse, s'il te plaît, il faut que tu essaies de me comprendre, j..... Je soupirai bruyamment pour qu'il comprenne que je commençais à en avoir marre Il sortit de la chambre, calmement Beaucoup de choses n'étaient pas encore claires dans ma tête Je n'arrivais pas à y croire, Habib avait osé faire tout ça dans mon dos, et Bineta, tombée amoureuse de MON mari ? Avant que je n'aie le temps d'essuyer mes larmes, un médecin entra dans la pièce, Lui : Bonjour madame, vous allez un peu mieux ? Moi : Bonjour, oui ça va ... euuuh quand est ce que je pourrai voir Fatima ma fille ? Lui : Demain quand vous irez un peu mieux, on vous amènera la voir dans sa chambre, pour l'instant, allongez-vous, nous allons faire quelques analyses, pour voir ce qui va et ce qui ne va pas. Daccord? Moi : D'accord ~~~ Un mois plus tard ~~~ Durant mon séjour à l'hôpital, presque toute la famille est venue me voir, mon père, Ta Mary, même Maman Khadijah (la mère dHabib) a quitté le Maroc juste pour être à mes côtés, et à ma grande surprise certains membres de la famille d'Habib sont venus me voir à l'hôpital. Dieu merci, deux semaines avant ma sortie d'hôpital Fatima s'était enfin réveillé de son coma, j'étais tellement soulagé, mais elle ne s'était pas totalement rétablie de toutes ses blessures, du coup j'ai dû la laisser chez mon père elle et son petit frère pour que Ta Mary puisse bien prendre soin d'eux, je ne pouvais pas le faire, mon boulot me prenait trop de temps, je suis resté trop longtemps sans travailler, je devais me mettre à jour. Habib est retourné au Maroc deux jours après ma sortie, rien ne s'était arrangé entre nous, il faisait tout pour se faire pardonner, mais j'étais beaucoup plus préoccupé par la santé de ma fille, que par les efforts qu'il faisait pour arranger les choses. Ma vie était devenue une triste routine, ou devrai-je dire REdevenue .... Un soir, je reçu la visite très inattendue de ... N'hésitez pas à me donner vos avis, les critiques constructives sont également les bienvenues.
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