Partie 3

1318 Words
Lui : Il faut qu'on se sépare Mounasse, il faut qu'on divorce _______ lança-t-il en se levant, pour aller vers la porte J'ai cru rêver, je me suis levé en vitesse et suis allé m'agenouiller devant lui en tirant le bout de son t-shirt Moi : Habib ? Es-tu conscient de ce que tu dis ? J'ai toujours tout fait pour être la femme exemplaire, j'ai toujours tout fait pour être là quand tu avais besoin de moi, pour bien m'occuper de toi, même à distance, donc dis-moi à quel moment j'ai mal fait ? S'il te plait dis-moi ce que tu veux que je change, je ferai tout ce que tu veux mais je t'en supplie ne me laisse pas_______suppliai-je avant d'éclater en sanglots Lui : Tu n'as rien fait Mounasse, tu n'as rien fait, tu es une femme formidable, tu joues très bien ton rôle de femme et de mère, je n'ai rien à te reprocher, lève toi s'il te plaît, tu ne devrais t'agenouiller devant personne _____ dit-il en m'aidant à me lever Moi : Habib, que vais-je devenir sans toi ? Ne me quitte pas sans me donner une raison je t'en supplie. Tu veux prendre une deuxième épouse ? ______ demandai je faiblement avant de m'affaler sur le lit Lui : Non, t'es la seule femme que j'aime ______ dit-il en baissant la tête pour me regarder Moi : Pourquoi cet amour ne suffit-il plus ? Alors dis-moi ce qui ne va pas et on pourra régler le problème ensemble comme nous avons toujours fait Lui : Non, je sais que si tu découvrais ce qui se passe, tu partirais par toi-même. T'es la seule femme que j'aime Mounasse, sois en sûre Moi : Oui, je le sais et tu n'as jamais cessé de me le montrer. Maintenant dis moi Lui : Bineta attends un enfant de moi, je s........... Cette phrase résonna dans ma tête pendant au moins 5 bonnes minutes avant que je ne puisse revenir sur terre, je n'entendais plus ce qu'il disait, j'étais dans un autre monde, Bineta, ma grande sœur ? enceinte de mon mari ? Non, je n'avais pas bien compris. Je me suis levé pour lui faire face, Moi : Habib ? Qu'est-ce que tu viens de dire ? Tu parles de quelle Bineta ? Ma grande sœur ? Lui : Mounasse s'il te plait écoute moi d'abord Moi : T'écouter me dire quoi ? T'écouter me raconter la façon dont tu baisais ma sœur pendant que moi, bête que je suis j'étais là à t'attendre, croyant que j'avais le meilleur mari du monde ? Comment avez-vous pu ? ..... Moi: Mon Dieu non ... non ... non ... _______ murmurai-je Moi: Habib, dans ma vie, je n'ai connu que des monstres et tu le sais, mais vous deux, vous avez été les pires de tous, maudit soit le jour où je t'ai rencontré Habib Sylla ............ ______ je pris une pause pour essuyer mes larmes qui me brouillaient la vue avant de continuer Moi : Ok donc c'est elle qui t'as envoyé le message hier, et c'est avec elle que tu étais hier ; peut-être même que tu es venu au Sénégal bien avant, et que tu as préféré prendre du bon temps avec elle avant de venir nous voir, voilà pourquoi ton numéro du Maroc ne marchait plus à un moment donné, ... ah et quand j'y repense, c'est avec elle que tu étais à l'hôtel, le jour de l'anniversaire de Fatima n'est-ce pas ? Il n'a pas répondu, il est resté planté devant moi, me regardant tristement. J'ai pris son silence pour un oui, j'étais déçue, très déçue Moi : Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu ! Oh pourquoi toujours moi ? ______ soufflai je faiblement Et, d'un coup, j'ai pensé à mes enfants, je les avais amené chez cette sorcière. Je pris mon sac, et les clés de ma voiture, et sans le regarder, je sortis de la chambre. Lui : Mounasse attends s'il te plaît, je dois t'expliquer d'abord. Où vas-tu ? Je fis la sourde oreille et sorti Fatou la domestique était devant la chambre l'air très inquiète Elle : Madame, Tout va bien ? J'ai entendu des cris c'est pourquoi je suis venu voir si tout allait bien Moi : Non, Fatou ne t'inquiète pas ce n'est rien, va continuer ton travail Elle : Mais Mad ....... Moi : FATOU MÊLES TOI DE CE QUI TE REGARDE ET VA CONTINUER TON TRAVAIL _____ criai je hors de moi Je sortis furtivement de la maison puis démarrais ma voiture en trombes Pendant le trajet, pas besoin de vous dire combien de voitures ont failli s'écraser sur la mienne et combien de conducteurs furieux m'ont insulté. Mais je suis arrivé chez Bineta, saine et sauve, heureusement. Je trouvai les enfants dans le salon, jouant avec la maman de Bineta, quand ils me virent, ils crièrent tous mon nom et se dirigèrent vers moi Fatima : Maman, pourquoi tu as mis un peignoir ? C'est à cet instant que je me rendis compte que je ne m'étais pas changé, j'étais sortie avec un peignoir sans m'en rendre compte Moi : Fatima, tu poses trop de questions..... Moi : Salam Aleykum, Tata Maimouna, Bineta est là ? ______ Lui demandai-je calmement Elle : Ah Mounasse tu es revenue ? Oui elle est arrivée il n'y a pas longtemps. Elle doit être en haut, elle disait qu'elle était un peu fatiguée Je montai les escaliers rapidement et entrai dans sa chambre sans toquer, je l'ai trouvé, assise sur son lit, pleurant à chaudes larmes Elle sursauta quand elle me vit, elle essuya rapidement son visage Moi : Ah excuse moi je ne voulais pas te faire peur, Ah tu as l'air vraiment épuisé ma chérie, après tout c'est normal, quand tu passes le plus clair de ton temps à te faire chevaucher par mon mari _________ lui lançai-je sarcastiquement Son visage, se décomposa instantanément, elle me regardait, les yeux et la bouche grands ouverts mais rien n'y sortait Moi : Tu ne vas rien dire, de toute façon, tu ne peux rien dire. Bineta, ce boulot, si tu l'as eu c'est grâce à moi, j'ai supplié Habib jour et nuit pour qu'il te trouve un job, j'ai tout fait pour que tu sortes de cette période sombre dans laquelle tu étais, et voilà comment tu me remercie. Bravo grande sœur, bravo. Quand tu es allé au Maroc, j'étais tellement soulagée, je t'ai fait confiance, je t'ai demandé de me seconder là-bas, de prendre soin de lui, d'avoir l'œil sur les filles qui lui tournaient autour. Là je me rends compte que le principal danger, c'était toi. Je ... je ..._________ je ne pus formuler une phrase normale, les sanglots avaient pris le dessus, je sortis de sa chambre en courant, je ne voulais pas pleurer devant elle, je ne voulais pas me rabaisser devant elle. Elle me suivit en criant mon nom. Arrivé au niveau des escaliers, je me retournai pour lui lancer un regard plein de haine et de dégoût, Moi : Si tu ne veux pas que je raconte Tout à ta mère, je te conseille de ne pas me suivre, encore moins me parler _____ menaçai-je dédaigneusement Elle tourna les talons en secouant la tête, et retourna dans sa chambre. Je descendis et me dirigeais vers le salon, je demandai aux enfants d'aller prendre leurs affaires, ils ne posèrent pas de questions et s'exécutèrent aussitôt, Tata Maimouna (la mère de Bineta) essaya de savoir ce qui se passait mais je ne répondis à aucune de ses multiples questions. Je sortis de la maison en furie, accompagné de Fatima et Mohamed, nous entrâmes dans la voiture et je démarrai immédiatement. A partir de cet instant, tout bascula ... La suite dans la quatrième partie Vos avis seront tous les bienvenus
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