2. Une absence inquétante

1089 Words
 Pdv Malia   Lundi matin   Dring, dring, dring!!! Le réveil hurlait comme un fou. Désespérément, je sortis ma main de la couette et éteins le réveil. Je trainai encore 10 min dans le lit avant de me décider à me lever, puis me dirigeai dans la salle de bain et pris une douche. Je m'essuyai le corps et me dirigeai vers mon dressing où je me choisis une veste tailleur blanche, une robe rose et des bas en laine de couleur nude. Je m'habillai puis retournai dans la salle de bain pour finir ma mise en beauté. Quand je terminai mon maquillage et mon lissage et me choisit un fin collier et des boucles d'oreille en perles blanches en m'admirant sur la glace. Sans être prétentieuse, je me trouvais "délicieuse" comme me le disait souvent David. Alors je me présente. Malia Rocher, fille cadette d'Arnaud et de Rebecca Rocher ,mariés depuis 30 ans. J'ai un frère ,Julien, mon aîné de 4 ans.  J'étais de taille moyenne, les yeux marrons. La peau mate(trop mate pour mon goût) ,j'étais de taille fille et avais une belle poitrine généreuse qui ne cessait de grossir avec ma grossesse. J'étais ce genre de fille qui avec un seul regard pourrait faire craquer plus d'une dizaine d'hommes, mais de nature sage et réservée . David me suffisait amplement, je n'avais pas besoin ni dans ma tenue vestimentaire, ni dans mon attitude d'attirer le regard des hommes. Mais malgré tout, je surprenais parfois dans la rue le regard intéressé de certains hommes. Je souris en repensant au week-end que je venais de passer avec mon amour. Il avait bondi de joie en apprenant ma grossesse. Ce bébé n'était pas programmé pour maintenant. Mais il était ravi de devenir papa. Je caressai avec douceur mon ventre, puis regardai ma montre, 6h15!!! Il était temps de partir. Sinon avec les embouteillages, je risquais d'arriver en retard.   *************************   Je garai ma voiture à sa place habituelle et me dirigeai vers le ''délice gourmet'', une boulangerie où j'allai chaque jour avant le boulot chercher le petit déjeuner que je commandais. Après avoir récupéré ma commande, je me rendis vers l'immeuble qui abritait la société où je travaillais. Les bureaux se trouvaient au deuxième étage de ce grand immeuble du quartier de la Défense. Je pris donc l'ascenseur et dés que j'en sortis, rejoignis une porte située vers la droite, j'ouvris avec mes clefs et entrai. La secrétaire qui était déjà assise à son poste m'accueillit en sourire.   Juliette : Bonjour, Malia !!   Moi : Bonjour, Juliette!!   On se fit la bise.   Moi : Alors as-tu passé un bon week-end?   Juliette : Mais c'est à toi que je devrais poser la question. La Suisse, la neige, le chocolat??   Moi : C'était merveilleux. Tu viens ,on en parle dans le réfectoire.   Une petite pièce au fond servait de réfectoire .On y avait placé une table blanche et quatre chaises en bois, un micro-onde, un frigo et une machine à café (la machine la plus chouchoutée). Je m'installai à la table pendant que Juliette préparait un café et un chocolat chaud. Elle me tendit le chocolat chaud (je ne buvais jamais de café),puis s'installa avec son café. Je sortis les viennoiseries que j'avais achetées un peu plus tôt à la boulangerie.   Juliette, après une gorgée de café : Alors racontes.   Moi : C'était repos et farniente. On a été dans un petit village perché dans une montagne et on a flâné dans la ville de Montreux. On a beaucoup aimé, on a prévu d'y retourner en juillet. Au fait, je t'ai apportée un petit cadeau suisse.   Je sortis une grande boite de chocolats. Juliette la prit joyeusement. Son amour des chocolats n'était un secret pour personne. Juliette était la secrétaire du cabinet depuis 15 ans. A 42 ans, elle était blonde, les yeux marrons. De taille et de corpulence moyenne, elle avait une beauté simple. Elle portait un joli pull col roulé blanc et un pantalon noir. Quelques ridules rappelaient son âge. Elle m'avait vu grandir et aujourd'hui, on était collègues. Je travaillais depuis 2 ans dans le cabinet que mon père avec un ami avait créé voilà 25 ans. C'était l'un des cabinets d'avocats fiscalistes les plus connus de Paris. Son emplacement dans le quartier de la défense avec ses nombreuses entreprises avait beaucoup contribué à notre succès. Mon père, pour sa plus grande fierté voyait en moi la future héritière du cabinet. Il m'encourageait et insistait beaucoup pour que je décroche mon doctorat. Je finis mon  chocolat et me levai. Juliette ,comme si elle avait lu dans mes pensées, s'empressa de m'avertir.   Juliette : Ton père sera absent aujourd'hui.    Moi : Pardon?   J'étais surprise.    Juliette : Il m'a appelée pour me demander d'annuler tous les rendez-vous de cette journée. Il a aussi demandé que tu reçoives le client qu'il devait rencontrer à 8h et que je n'aurais pas le temps d'avertir.   Moi, inquiète : Est-il arrivé quelque chose de grave?   Juliette : Pas que je sache!   Juliette ne pouvait répondre. Elle n'en savait pas plus que moi. L'absence de mon père était surprenante pour elle aussi . Elle me rappela qu'en 15 ans, il n'avait jamais raté un seul jour de travail, même grippé. Il ne m'avait même pas prévenue.   Moi : J'essaierai de l'appeler pour voir ce qu'il en est. Mais assez de  bavardage. Je vais consulter mes mails avant que le client de papa arrive. Heureusement je n'avais pas prévu de rendez-vous à 8h. Au déjeuner, on continuera notre discussion.   De retour à mon bureau, j'essayai de joindre plusieurs fois mon père, mais en vain. Finalement, il me rappela tard dans la soirée pour me demander de passer le lendemain soir après le boulot.   ************************   Le soir   Je sortis de ma voiture et me dirigeai vers une grande maison blanche. C'était ici que j'avais grandi : une grande maison bourgeoise dans ce quartier huppé de Nanterre. J'ouvris la petite grille et entrai, puis traversai le petit jardin et sonnai à la porte. Un homme vint m'ouvrir. Je lui souris.   Moi, souriante : Bonsoir papa.   Papa : Bonsoir ma fille.   On s'embrassa. Mon père portait un pull bleu marine sous lequel il avait mis une chemise blanche et un pantalon bleu. Élancé, ses cheveux courts et gris trahissaient sa cinquantaine d'années. Adepte du sport, il avait un corps bien sculpté. Ses yeux bleus laissaient voir les nuits blanches qu'il avait depuis quelques jours. Son apparence m'inquiéta . Il ne pouvait cacher sa fatigue. Je ne l'avais jamais vu dans cet état.      
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