‹‹Les marques du fouet disparaissent, la trace des injures jamais ››.
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~~~Omniscient
Talla est assis sur le canapé, sa mère sur le lit. Ils se regardent en silence, aucun des deux ne prenant la parole. La mère de Talla sait que son fils ne prendra pas la parole, alors elle décide de briser le silence.
Sa mère: Je t'écoute, mon fils. Parle. dit-elle.
Talla sourit et répond : "Je croyais que tu n'avais pas fini de me contempler, maman".
Sa mère: Mouhamadou Talla Sylla, je ne suis pas ton égale. Parle rapidement. Mane nguay diameu leurrer ni, wayé di ngua kham ni "Ku la mag ëpp lay sagar (Tu essaies de me leurrer, mais tu ne sais pas que c'est le plus âgé qui a le plus de chiffons (d'expérience) parce qu'il a usé plus de vêtements", rétorque-t-elle en l'indexant.
Talla rit de plus belle et se prépare mentalement pour la discussion à venir. "Mais je vais gérer ça comme un gentleman", pense-t-il intérieurement.
Talla: Maman, nandité ngua déh. dit-il, en croisant les doigts. "Où as-tu appris le verbe 'leurrer' ?"
Sa mère: Tu l'as dit toi-même, c'est un verbe. Et parle vite, sinon tu vas être en retard au travail", répond-elle en hochant la tête et se repositionnant sur le lit.
Ce que sa mère ne savait pas, c'est que Talla n'allait pas travailler aujourd'hui, mais plutôt à l'hôpital.
Talla: D'accord, je vais tout t'expliquer, mais écoute-moi attentivement", déclare-t-il.
Il raconte toute l'histoire, sautant quelques détails comme les insultes proférées à l'encontre de la jeune fille dont il ne connaissait toujours pas le nom. Il savait que ce qui était arrivé à la jeune fille était arrivé autrefois à ses parents. Mais le plus étrange, c'est qu'il ne regrette pas d'avoir dit toutes ces méchancetés et pense même qu'elle aurait pu en mourir, cela lui aurait servi de leçon pour qu'elle apprenne à se taire.
Sadique, non ? Mais c'est ainsi qu'il pense de toutes les femmes, y compris de Ramatoulaye.
Talla termine de parler et attend une réaction de sa mère, mais elle ne répond rien. Elle demande simplement à son fils de partir.
Il hausse les épaules et se dit que c'est tant mieux, au moins il n'est pas blâmé pour cet accident.
* * *
~~~Madelaine Thiam(La mére de Talla).
Seul Dieu sait ce qui se passera dans le futur, mais peu importe ce qui arrivera, je ne laisserai pas ce secret gardé depuis si longtemps éclater. Sama bakane la si ték.
Il semble que la roue tourne, car tout ce qui arrive à mon fils est similaire à l'histoire de son père. Rien ne change, j'espère juste que cette histoire n'aura pas la même fin que la sienne.
Je me lève et ferme la porte à clé avant de m'asseoir à mon bureau, que j'avais rangé il y a peu de temps. J'ouvre un tiroir et prends la clé du double fond. Personne d'autre n'y a accès, même Mariéme la femme de ménage qui ne fait que mon lit, balaie et nettoie le carrelage.
Je le sors et le secoue trois fois avant de le remettre à sa place. Je ferme le double verrou et le tiroir. Je souris avant de sortir de ma chambre.
~~~Ramatoulaye Diallo
"Oh mon Dieu, que c'est dégoûtant !! La nourriture de l'hôpital est comme du "Youtou lîir" (de la bave d'un bébé).
Moi : Maman, je ne vais pas manger ça, sama xel mi sakh mi ngui téy(Ça ne retourne l’esprit).
Ma mère : Ramatoulaye, sois polie. Mange ça pour reprendre des forces. Tu n'as pas envie de sortir de cet hôpital, khana.
Moi : Mais bien sûr que si. Mais nak, je ne vais pas manger ça. Juste en le voyant de loin, tu as les vertiges. Alors l'avaler, ça vaut mieux mourir et être enterré fa yalaw.
Ma mère : Mdr bilae, tu es folle toi. D'accord, je vais sortir t'acheter un plat de Thiébou djeun dans le restaurant d'à côté.
Moi : Nékh na kone, je t'attends.
Ma mère : Ne me parle plus dans votre langue là dé, avec tes "je te wait", "Thia bamouy mom" et "Bamou beuri doolé". Ishh, la nouvelle génération est trop impolie.
Je ris bêtement et très fort. Non, je vais mourir aujourd'hui rék. Li dou deug way.
Moi : Kirasoulilahi, mère yaw do dém (Sérieusement, maman, tu es folle maintenant), dis-je en riant jusqu'à me tenir le ventre.
Ma mère : Voilà ce que je te disais. J'y vais avant que je te frappe.
Elle sort et ferme la porte derrière elle. Je me couche en mode cuillère et tourne ma tête vers l'autre côté.
Ah, que c'est bon d'avoir les personnes que tu aimes et qui t'aiment sans se soucier du reste. J'entends la porte de la chambre s'ouvrir.
Moi : Maman, tu as fait vite dis donc, dis-je sans pour autant me retourner.
Personne ne parle, c'est le silence total. Je sens un souffle derrière moi. Je me retourne vite et redis :
Moi : Mam.......
Putain mais qu'est-ce qu'il fait là. C'était Monsieur aux airs hautains. Je le regarde méchamment, trop même, avant de dire sur un ton ferme.
Moi: Qu'est-ce que tu fous ici?
M.A.H (Monsieur aux airs hautains): Bon, je suis venu voir comment tu allais, répondit-il.
Je ris nerveusement avant de taper des mains.
Moi: C'est l'hôpital qui se fout de la charité, nak. T'es venu voir comment j'allais, ou bien voir si j'étais morte ? Questionnais-je en le fixant.
M.A.H: Du calme, ce n'est pas ce que tu crois. Je passais juste à côté et j'ai pensé venir te voir et t'apporter ça aussi, dit-il en me tendant une glace.
Je la prends du bout des doigts et vous savez ce que j'ai fait. J'en ai pris une petite bouchée, ensuite je me suis levée du lit en me dirigeant vers lui. J'étale la crème de glace sur son col de chemise. Il me regarde étonné de mon acte, mais rien à foutre.
M.A.H: Mais... c'est quoi ça... T'ES FOLLE OU QUOI? Dit-il en me tenant le poignet.
Moi: Matay ok déf si dara (Je m'en fous, fais quelque chose), répondis-je en essayant de me défaire de son étreinte.
Mais c'était impossible parce qu'il me tenait hyper fort. Heureusement que je ne suis pas de peau blanche, sinon j'aurais des hématomes après.
Moi: Mais tu vas me lâcher, non?
M.A.H: JE TE JURE QUE SI JE NE TE TUE PAS AUJOURD'HUI, JE NE M'APPELLE PLUS..
Moi: L'Idiot, vilain. C'est ton nom, n'est-ce pas?
M.A.H: YAW (TOI...)
Il ne termine pas sa phrase que ma mère entre. Ah, il n'est jamais trop tard, dal.
Ma mère: Je suis de retour.....ah Talla, mon fils tu es là.
Alors, il s'appelle Talla. Intéressant, je connais son nom maintenant. Tallidiot vilain. C'est beau, n'est-ce pas ?
Moi: Donc, tu le connais ?
Ma mère: Mais bien sûr, c'est lui qui t'a...
Tallidiot vilain: Maman, j'y vais, je passais juste à côté et je me suis dit pourquoi ne pas venir saluer....
Ma mère: Ramatoulaye, j'avais oublié que vous ne vous connaissez pas, c'est ça.
Euy, mère, tu ne sais pas, kone.
Tallidiot vilain: Anh, ok. Ramatoulaye, c'est un joli nom, dé.
Nokoul feulé boy sa yone nékousi tchiim (Ce n'est pas ton problème, mec).
Il se dirige vers moi et me dit à l'oreille.
Tallidiot vilain: Soo xamoon li lay yoot, di ngua bààyi li ngay yoot té daw (Si tu savais ce qui te guette, tu laisserais ce que tu guettes et tu te sauverais).
Je le regarde avec de gros yeux. Il me sourit et me dit à haute voix.
Tallidiot vilain: Bon rétablissement Rama. À très bientôt.
Et il s'en va.
Dois-je prendre au sérieux ses menaces ou bien ? Pfff, il ne fera rien, c'est un idiot après tout.
Moi: Donne-moi le plat, j'ai faim, dis-je en le prenant des mains de ma mère.
Elle me regarde mais ne dit rien. Une chose m'est venue à l'esprit.
Moi: Qu'est-ce que tu voulais dire quand je t'ai demandé si tu connaissais Tallidiot vilain.
Ma mère: Quoi ? Ce nom pourri ?
Moi: C'est celui de ce gars qui vient de sortir d'ici.
Ma mère: Rama, ce n'est pas comme ça qu'on doit parler à quelqu'un, surtout à celui qui t'a sauvé la vie.
Je recrache d'un coup le riz au poisson que je mangeais.
Moi: Pardon ? Comment ça, il m'a sauvé la vie ?
Ma mère: Bah, c'est ce que tu viens d'entendre, Talla t'a sauvé la vie.
Moi: Explique-moi.
Elle m'explique tout ce que je ne savais pas quand j'étais inconsciente. Oh la vache, ça ne peut pas être. Donc, monsieur aux airs hautains m'a sauvé la vie ?
Je ne peux pas y croire du tout. Maintenant, je vais lui être redevable pour ça, une chose que je n'ai jamais voulu dans ma vie, car pour moi il faut être redevable qu'à sa conscience.
Mais cela ne change rien de toute façon, je ne changerai pas mon opinion envers lui, ça passe ou ça casse, rék.
~~~Codou Sylla(La sœur de Talla).
Mais je ne peux plus supporter ça alors pourquoi ne pas y foncer rék. J'entre dans sa chambre et le vois étalé sur le lit, portant qu'un caleçon. Hum dis donc ça va être chaud dé.
Je saute sur lui et commence à le caresser.
?!: Qu'est ce que tu fais ici ?
Moi: Tu ne vois pas, j'essaie de m'amuser là.
?!: Lève toi avant que quelqu'un entre ici.
Je me lève et pars fermer la porte à clé avant de retourner m'asseoir sur lui. Je commençais les caresses, tantôt sur son torse tantôt je descend plus bas et prend son organe intime dans ma bouche.
?!: Lève...to.....toi...humm....
Il n'arrivait pas à prononcer une phrase correcte. Bingo c'est ce que je voulais, le torturant avec ma langue jusqu'à avoir ce que je veux.
?!: S'il......t...t.....te....plaît....arrê....anhh...arrê...teuh...ça, me dit-il en essayant de se lever mais je l'immobilise sur le lit avec mes deux mains avant d'enlever mon body et mon soutien gorge.
Je prends un de mes tétons que je mets dans sa bouche et pompe comme pour en faire extraire du lait.
À un moment j'arrête ce que je faisais et me rhabille.
?!: Mais que fais-tu? Continue.
Moi: Je m'en vais. T'as dis que c'est pas bien ce qu'on est entrain de faire non ? Alors ciao.
Je n'attend pas le reste et sors de la chambre comme une flèche.