Ne dit on pas qu'on doit savoir apprendre de ses erreurs?
NARRATEUR EXTERNE
-Djamila laisses moi seule avec mon fils.....dit Aïcha.
-D'accord je vais vous laisser seuls,je sais que je ne suis pas la personne la mieux placée pour vous donner des conseils mais juste vous dire de ne pas exposer vos propres problèmes dans la rue,vous êtes dans un endroit public et même les murs ont des oreilles.
Ainsi Djamila s'en va à la pharmacie.
Quant à Aïcha,elle souffla un bon coup avant d'essayer de narrer son histoire à son fils.
-J'étais cette fille d'avant bercé par la jeunesse........
Aïcha ne put continuer et éclate en sanglots.
-Je ne peux pas,j'avais enterré mon passé,je ne peux pas,ça me rappelle que de mauvaises choses,je t'en supplie mon fils je ne suis pas encore prête,je t'ai caché ce secret parce que je ne voulais pas que tu souffres.
Birane se leva derechef pour partir quand sa mère retient sa main.
-Mon fils parles moi s'il te plaît,ne me fais pas cela.
-J'ai besoin d'être seul,tu es la principale cause de tout mon malheur Aïcha Thiam,tout ce que j'ai fais de mauvais dans la vie c'est à cause de toi.
-aye Birane boul ma def li,mane yaw rek la ame,damala beug ba guemé wou mala(ne me fais pas ça,je n'ai que toi dans cette vie,je t'aime mon fils)
Birane essuya derechef une larme qui menaçait de sortir puis prend son chemin.
"Que vais je devenir,oh mon Dieu pourquoi ce châtiment,ayez pitié de moi je vous en supplie,je n'ai que mon fils alors s'il vous plaît ne me faites pas cela" disait Aïcha avec les larmes aux yeux.
-Tata vous allez bien?....dit Djamila qui était de retour de la pharmacie.
-Ça va je vais bien,ne t'inquiète pas...dit Aïcha en prenant le chemin.
"Qu'est ce qui lui arrive cette femme?quelque chose doit la tracasser,je ne l'ai jamais vu dans cet état" se disait Djamila en retenant Aïcha par la main.
-Tata c'est sûr que vous allez bien?
-Yéne lanela,sama naakaar aduna yeup yaw ak sa kharit yénama ko tegg,sou danoule wone escaliers yi li yeup dou khew(qu'est ce que vous voulez,tout ce qui m'est arrivé c'est à cause de toi et ton amie,si elle n'était pas tombé des escaliers,tout cela n'aurait pas eu lieu)
-Comment!!!Penda est tombé des escaliers?Où est elle?
-En ce moment,elle doit bien être au ciel.
-Non lolou mounoul nekk,wakhma lénéne(ce n'est pas possible,dis moi autre chose)
-Lâches ma main,elle est à l'hôpital,Yalla na deh ma nopalou(qu'elle meurt et que je puisse être tranquille),elle est la source de tout mon malheur.
-Yéné negg la borom mothie fanane(on ne souhaite pas le malheur à son semblable),elle est dans quel hôpital?
Aïcha ne répond même pas et prend son chemin,on dirait qu'il y a des gens qui ne changeront jamais.
Djamila quant à elle ne savait quoi faire,elle était si inquiète,tout à coup son téléphone sonna et c'était la mère de Penda.
-Allô Tata où est Penda,comment va t-elle?
-Calmes toi Djamila,ne t'inquiète pas,par la grâce du haut puissant,elle va mieux maintenant.
-Dieu soit loué
-En fait depuis son réveil,elle ne cesse de demander après toi,elle désire te voir.
-D'accord,dans quel hôpital êtes vous et je vous rejoins tout de suite.
-Hôpital le Dantec et s'il te plaît,prépares de la bouillie de mil,elle refuse de manger la nourriture de l'hôpital.
-Ne t'inquiète pas
Ainsi Djamila passa au marché faire une petite course et rentre chez elle.
-Aldiana voici tes médicaments.
-Tu as pris du temps hein,tu vas bien?
-Je dois tout de suite aller à l'hôpital,Penda mon amie a été hospitalisé.
-Penda!!!Penda!!!
-Qu'est ce qui t'arrive?
-Je ne sais pas,depuis tout à l'heure je vois des flash,comme si je voyais des événements passés et du coup ça me fait trop mal à la tête.
Djamila laissa un sourire face à cette phrase de son époux.
"Ça s'annonce bien,j'espère qu'il retrouvera la mémoire très vite" se disait Djamila intérieurement.
-Pourquoi tu souries comme ça
-Non rien,bon...je vais dans la cuisine préparer de la bouillie de mil pour Penda.
-Attends moi que je t'accompagne,vas préparer la bouillie et reviens.
-D'accord
Djamila se dirigea vers la cuisine,alluma le gaz mais en vain rien.
-Ah mince y a plus de gaz.....dit Djamila.
Heureusement y avait Mansour qui passait et Djamila s'est dit pourquoi pas l'envoyer à la boutique acheter une bouteille de gaz.
Mansour c'est le fils aîné de Houreye,on le voit que très rarement dans la maison,mon pied la route rek.
-Mansour c'est Dieu qui t'as envoyé,viens m'acheter une bouteille de gaz s'il te plaît.
-Dioumo,khana danga tite banga koy wakh(tu ne m'as pas confondu,tu n'avais pas peur en le disant),que cela soit la première et la dernière fois que je passe par ici et que tu oses m'envoyer à la boutique,woutil dôme(fais des enfants)
-Toi t'es impolie hein,si j'ai ou n'a pas d'enfants,en quoi ça te concerne?Restes à ta place,je ne suis pas ton égal,je t'ai envoyé à la boutique,tu refuses,tant pis mais je te permets pas de me manquer de respect,rew ngay diaye,aduna dinala yaar(tu joues à l'impolitesse,la vie va t'éduquer.
Tout à coup Houreye fit son apparition.
-Qu'est ce qui se passe ici?
-Maman c'est elle,elle m'a envoyé à la boutique,j'ai refusé et elle s'est mise à m'insulter.
-Bien fait mon fils,toi Djamila vergogne 0,combien de fois devrais je te répéter que mes enfants ne sont pas tes serviteurs,si tu veux des serviteurs tu n'as qu'à faire des enfants comme toutes les bonnes femmes,yaw so khamone limala bagné(si tu savais à quel point je te déteste)
-Eh ça suffit......dit Abdel qui venait de faire son apparition.
-Toi Houreye quelle genre de personne es tu?quelle genre de mère es tu?Tu te dis éduquer tes enfants comme ça?Houreye qu'est ce qui t'arrive?Pourquoi n'aimes tu pas la paix?Djamila elle fait tout pour avoir un terrain d'entente avec vous mais tu n'en fais qu'à ta tête....ajouta Abdel.
-Tu oses me comparer avec cette femme à ventre vide?
-Oui parce qu'elle est mieux que toi,tout homme rêverait de l'avoir comme épouse,Djamila qu'est ce que tu veux?
-Je voulais juste envoyer Mansour à la boutique pour qu'il m'achète une bouteille de gaz.
-Mansour prends cette bouteille de gaz et que je ne me fasse pas répéter,si un jour j'entends que ta tante Djamila t'envoie quelque part et que tu refuses,tu verras de quel bois je me chauffe.
Ainsi Houreye descendit en furie et Mansour prit la bouteille de gaz à contre coeur.
De l'autre côté,Houreye faisait les cent pas dans sa chambre attendant l'arrivée de Abdel.
-Ah dis donc t'es là,je t'attendais,Abdel Diop c'est la première et la dernière fois que tu m'humilie devant cette femme,tu te prends pour qui au juste?
-Pour ton mari,tu baisses d'un ton,je suis ton époux au cas où tu l'aurais oublié,refais encore ce que tu as fait et je ferais pire,avec moi l'injustice n'existe pas,je suis ton époux et par A ou B je te dirais la vérité,par A ou B je mettrais les points sur les(i) et les barres sur les(t),et s'il te plaît je te conseille de ne pas me pousser à bout,Souma amoul wone limay sett........
-Parles tu ne sais faire que ça.
-Si y avait pas d'enfants dans notre ménage,je t'aurais répudier depuis belle lurette,Houreye si ton paradis se trouve sous mes pieds sache que tu ne l'auras pas,Houreye si je savais que tu serais comme ça une fois marié avec toi,je ne t'aurais jamais épouser.
Ainsi Abdel sortit laissant Houreye hypnotisée pendant un moment avant de se laisser asseoir sur le lit.
"Il faut que je trouve une solution,je ne veux pas perdre mon mari" disait Houreye.
DANS LA PEAU DE DJAMILA
Mansour est revenue de la boutique avec la bouteille de gaz chargée,bilahi khalé bi ak ndaye dji kiff kiff,khôl you ndaw lagnou ame(cette enfant ressemble trop à sa mère,telle mère,tel enfant,ils ont de petits coeurs)
-Merci Mansour c'est gentil....dis je avec un sourire.
Il ne me regarda même pas et tourne le dos mais tant pis,ainsi je me suis mis à préparer la bouillie et après quelques minutes j'étais enfin prête pour aller à l'hôpital.
-Aldiana je suis prête,on peut y aller.
-D'accord
Ainsi on descendit,on était sur le point de sortir de la maison quand on croise ma belle mère Yacine qui disait aller à une réunion de tontine.
-Maman Vous étiez sorti?
Elle ne me répond même pas et faisait comme si je n'existais pas.
-Mon fils tu vas bien?
-Ça va
-J'espère que tu manges bien?Tu prends tes médicaments normalement?oh que Dieu fasse que tu retrouves ta mémoire vite fait avant le baptême de ton futur enfant,ça sera le baptême de l'année.
-Djamila on y va....dit Bachir en tenant ma main.
Je crois être sur le point de retrouver mon homme,l'amour de ma vie,je sens que sa mémoire vient peu à peu et je ne peux que remercier le tout puissant.
Ainsi,on partit laissant ma belle mère qui nous regardait de ses yeux là.
On était dans le taxi,sur le chemin qui nous mène à l'hôpital.
-Tu vois cet immeuble,c'est ici qu'on a fêté notre mariage,le 14 février,regarde c'est nous sur cette photo sur l'écran de mon téléphone.
Juste en voyant la photo,mon mari se mit à faire des grimaces tout en tenant sa tête.
-Qu'est ce qui se passe?....dis je l'air inquiet.
-Aïïe j'ai mal à la tête....dit mon mari en tenant sa tête et en un rien de temps,il s'évanouit.
-Aldiana!!!Aldiana!!!..dis je l'air apeuré.
Heureusement qu'on était déjà au seuil de la porte de l'hôpital.
C'est quelques minutes plus tard qu'il s'est réveillé.
-Tu vas bien?....lui demandais je
-Ça va,je ne comprends plus ce qui m'arrive,j'ai l'impression de voir des images passées qui se représentent en flash.
-Ne t'inquiète pas,tout ira bien
Je l'ai laissé avec Cheikh un de ses amis qui d'ailleurs travaillait dans ce même hôpital,Cheikh est un psychologue.
Ainsi je me dirige vers la chambre de Penda.
-Ah jumelle t'es arrivé....dit Penda.
-Tu vas bien?
-Oui on peut dire,juste un mal de tête et ma jambe qui me fait un peu mal mais j'espère que ça va passer.
-Voici ta bouillie
-Ah j'avais hâte,je déteste la nourriture de l'hôpital.
-Et Birane,il est où?Je l'ai vu tout à l'heure et il avait l'air bouleversé.
-Bouleversé!!!peut être que c'est pour autre chose mais pas mon cas puisqu'il n'est même pas venu voir comment j'allais,je ne veux plus avoir affaire avec lui.
-Comment!!!
-J'ai demandé le divorce et je ne comptes pas retourner avec Birane,je préfére rester seule durant toute ma vie que de retourner avec Birane.
Quand on parle du loup,on voit sa queue,Birane venait de faire son apparition.
-Penda tu vas bien?
-Birane sors d'ici,je ne veux pas te voir,je ne veux pas te voir.
-Penda pardonnes moi.....dit Birane en larmes.
-Tu peux économiser tes larmes,Birane mane mala sour(je ne veux plus de toi),nguir yalla warassouli Birane bayima(pour l'amour de Dieu,laisses moi)
-Je crois que je vais vous laisser régler vos problèmes en couple....dis je.
-Non ce n'est pas la peine Djamila,Birane s'en va.
-Je t'aime Penda
-Moi je ne t'aime pas,je ne supporte plus de voir ta tête.
-Regardes moi droit dans les yeux et dis moi que tu ne m'aimes pas.
-Je ne t'aime pas Mouhamed Birane Ndao...dit Penda en regardant dans les yeux Birane.
NARRATEUR EXTERNE
Il était 17h quand Djamila et Bachir sont arrivé à la maison.
-Ah ma puce,vous étiez sorti?....dit Dieynaba.
-Oui,on était parti à l'hôpital voir Penda.
-Qu'est ce qui lui arrive,elle a eu un bébé?
-Amen ma chérie,que Dieu t'entends,non elle est tombé des escaliers.
-Et j'espère qu'elle va bien?
-Oui Dieu soit loué
-Alhamdoulila(Dieu soit loué)
-Bon...à tout à l'heure
Ainsi,ils montaient les escaliers main dans la main.
-Donnes les clés,je vais ouvrir la porte.....
-D'accord
Ainsi,Djamila donna les clés à son mari qui marcha derechef pour ouvrir la porte.
-AÏÏE...criait Bachir qui venait de glisser devant la porte.
-Aldiana!!!Aldiana!!!.....disait Djamila l'air apeuré.
Elle mit sa main sur le sol et il était rempli de gel de douche.
-Quoi!!!Du gel de douche