IVStanislas Dugand s’en allait à travers champs, le fusil sur l’épaule. Au-dessus de lui, le ciel s’assombrissait considérablement de minute en minute. Mais le jeune homme ne s’en apercevait aucunement, non plus qu’il ne se souciait des faits et gestes de son chien, un braque d’Auvergne qui quêtait pourtant avec conscience. Stanislas songeait en ce moment au bizarre silence de son oncle. Un mois auparavant, le vieillard lui avait écrit qu’il s’absentait pour affaires, sans indiquer aucune adresse. Depuis lors, l’ingénieur n’en avait pas eu de nouvelles, et les lettres envoyées à Pau étaient restées sans réponse. Par Noella, Stanislas savait que le vieillard n’avait pas réintégré son domicile. Mme des Landies, comme lui, ignorait le but de son voyage. Et l’ingénieur s’inquiétait vraiment m

